Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Salut, c'est Remke.
[00:00:01] Speaker B: Et c'est Ludo.
[00:00:02] Speaker A: Et c'est Yabei, le podcast qui était autrefois à Tokyo et autrefois en terrasse. Qui n'est ni en terrasse, ni à Tokyo.
[00:00:11] Speaker B: Qui est plutôt un podcast fantôme, surtout. Ouais, c'est ça.
[00:00:17] Speaker A: Revenu des morts.
Et aujourd'hui, on a un invité, on a Slim qui est avec nous.
[00:00:23] Speaker C: Salut tout le monde, de retour après très longtemps d'aversion.
[00:00:27] Speaker A: Moi je crois que je fais les débuts de podcast.
[00:00:30] Speaker C: Quand vous faites des pauses, je ne suis pas là. Et quand vous reprenez, je suis dans les premiers invités.
[00:00:33] Speaker A: C'est la tradition. On se retrouvera dans 7 ans.
C'est la tradition. Oui, parce que tu étais, je ne sais plus, le troisième, le quatrième.
[00:00:45] Speaker C: Je ne sais pas si j'étais con si tôt. Il me semblait que c'était plus épisode 6.
[00:00:48] Speaker B: Oui, il me semble que c'était un peu plus tard.
[00:00:50] Speaker C: Mais oui, j'étais dans les débuts. À l'époque, vous intervieviez pas mal de gens qui étaient quand même dans la tech, non?
[00:00:56] Speaker A: C'était ça?
[00:00:56] Speaker C: Il y avait des designers, illustrateurs.
[00:00:58] Speaker A: Un peu tout le monde, en fait. C'était les gens que vous connaissez.
[00:01:00] Speaker B: Surtout, oui.
[00:01:01] Speaker A: Dans ce milieu-là, toujours un peu.
Et puis, ouais, le temps est passé.
Et puis, ouais, moi, ça a fait quoi? Bah, je vais te dire, la dernière fois que je t'ai vue, c'était pour mes 40 ans à Phuket.
C'est ça.
[00:01:18] Speaker C: Un peu moins de deux ans, Ludo et moi.
Mais avant ça, c'était peut-être pas... C'était peut-être plus tôt.
Non, on s'était vus quand tu venais d'emménager.
[00:01:26] Speaker B: On s'était vus, ouais, quand j'allais emménager à Kitakamakura.
[00:01:29] Speaker C: Il n'y avait que Louis.
[00:01:30] Speaker B: Il n'y avait que Louis.
Et là, on s'était contactés en novembre. J'ai re-regardé les messages, là, sur WhatsApp. On s'était recontactés en novembre, il y a... Bah, l'année où, en fait, on s'est vus à Avignon.
En novembre, t'étais venue. Et on devait se capter pour l'anniversaire à Louis, mais comme il avait été malade le jour de son anniversaire... On avait tout cancel, finalement. On avait reporté. Et du coup, t'avais pas pu venir.
Je sais plus, non. Il avait chopé une saloperie. On était à l'hôpital, bref.
[00:01:55] Speaker C: Voilà.
[00:01:57] Speaker A: Et du coup, on s'est croisés par hasard à la salle de sport. Et là, je lui ai dit, viens faire un podcast.
[00:02:06] Speaker C: Il y avait quelques jours.
[00:02:08] Speaker A: Et donc, on est où là, Asselineau, tu peux expliquer?
[00:02:10] Speaker C: Là, on est à Kamakura, on est au Verve, l'excellent Verve. C'était ma recommandation.
Vous n'êtes pas des connaisseurs de Kamakura comme moi.
Ce qu'il faut dire aux internautes, c'est que moi j'ai été la risée de ces messieurs pendant des années. Ils se foutaient de ma gueule. Pourquoi t'habites à Kamakura?
[00:02:26] Speaker B: Les soirées elles sont à Tokyo, qu'est-ce que tu fais?
[00:02:29] Speaker C: Moi je me tapais le trajet une heure tous les matins et je venais vous rejoindre.
[00:02:33] Speaker B: Soit à 5h du mat' le premier train, soit le dernier train, mais c'est souvent le premier train. C'est surtout pour ça qu'on me disait ça, parce que c'est l'horreur en fait. Moi je ferais pas le premier train tout le temps.
[00:02:45] Speaker C: Mais moi à cette époque-là, j'y vivais ici.
Moi j'aimais bien la plage, et c'est vrai que c'était cool d'avoir Shibuya. C'est vrai que je passais beaucoup de temps avec vous au final à Shibuya.
Et c'est marrant de vous retrouver ici quelques années plus tard. Vous avez succoudé au charme de Kamakura, de la région Shonan.
[00:03:00] Speaker B: Avec la famille et tout.
[00:03:03] Speaker A: Mais à l'époque, on sortait pas mal, vite patachon un petit peu.
C'est sûr que là, le dernier serein, moi, quand je suis à Tokyo, à 10h, je viens vraiment.
[00:03:13] Speaker B: Moi, c'est ce que j'ai fait la dernière fois. Je suis allé boire des coups avec des anciens collègues de taf. On est allé au Taproom, à côté à Djukou, là-bas.
Et pareil, à 10h30, j'étais en mode, bon, les gars, ils vont déjà.
[00:03:26] Speaker A: Je fais, ben ouais, bon... Capsule hôtel, c'est le tracteur.
[00:03:30] Speaker B: Je sais que... C'est bon, quoi.
J'ai les enfants qui attendent, donc non.
[00:03:36] Speaker C: C'est bien.
[00:03:37] Speaker A: Comme quoi, on retourne... On est un peu chez toi, là.
et qui va nous raconter un peu tout ça.
Donc aujourd'hui, Ludo, on a quelques news. On est dans le café un petit peu, vous allez peut-être entendre un peu du bruit, on est désolé mais c'est la vie, c'est le street podcast comme d'habitude.
[00:03:57] Speaker C: On va faire confiance à Rod, ils sont bons pour enlever le son.
[00:04:00] Speaker A: Alors si le son est un peu pourri, c'est les micros de Ludo.
Le mec balance un jour.
[00:04:04] Speaker B: C'est la faute à Rod alors.
[00:04:07] Speaker A: et son colosse.
On a des petites news. Ludo, on est allé sur le même site à l'arrache et on avait les mêmes news.
[00:04:22] Speaker B: Oui, j'en ai deux.
[00:04:24] Speaker A: Du coup, moi j'en ai plus que trois.
Il y en a deux, c'est les mêmes.
[00:04:31] Speaker C: C'est un répréparatoire?
[00:04:34] Speaker A: Non, j'ai un petit dossier, mais les news sont un peu plus frais, donc c'est plus difficile.
[00:04:40] Speaker B: C'est ça.
[00:04:41] Speaker A: Et vu qu'on va tous les deux
[00:04:42] Speaker B: sur le même site... Non, et puis Mia, elle n'arrive pas à chercher les news.
[00:04:47] Speaker A: Franchement... C'est la nouvelle génération maintenant, c'est un podcast entièrement lié.
[00:04:52] Speaker C: On n'existe même pas, nous.
[00:04:54] Speaker B: On a des goûts à synthétiser.
[00:04:57] Speaker A: Et est-ce que tu as le mot de Ludo?
[00:05:00] Speaker B: Ouais en fait moi c'est un mot mais c'est surtout en fait une expression aussi.
Mais c'est plus une expression du Kansai, le mot en lui-même c'est Kuidaore.
[00:05:09] Speaker A: Je ne sais pas du tout ce
[00:05:11] Speaker B: que ça veut dire. Et l'expression c'est Kyo no Kidaore, Osaka no Kidaore.
Je pense que ça va te plaire justement ce sujet.
[00:05:23] Speaker A: Le teasing, il n'y a pas du tout.
[00:05:25] Speaker B: C'est un lien de Osaka mais c'est aussi en rapport avec Kyoto donc on va en parler.
[00:05:34] Speaker A: Aujourd'hui c'est Kansai quoi.
[00:05:36] Speaker B: C'est ça.
[00:05:36] Speaker A: D'accord.
[00:05:37] Speaker B: J'avais besoin de Kansai.
Ouais mais vous allez voir, il y a un peu la vibe Kansai à Shonan aussi.
[00:05:44] Speaker A: On va en discuter, on va en débattre.
[00:05:49] Speaker B: Va dans un bar à Shonan, va dans un bar Osaka, tu vas voir il y a des similitudes.
[00:05:56] Speaker A: Moi, du coup, j'ai un petit dossier.
On va parler érection aujourd'hui. Qu'est-ce que vous pensez?
[00:06:04] Speaker B: Ça dépend de ce que tu veux érecter.
[00:06:07] Speaker C: C'est pas faux. T'as choisi un bon sujet pour mon
[00:06:09] Speaker B: retour sur le podcast.
[00:06:10] Speaker A: Tu vois, tout de suite, la virilité.
Non, c'est une blague, mais vous verrez.
Et puis, comme d'hab, après, Sim, tu me raconteras un petit peu ce que t'as fait ces 7 dernières années.
En une demi-heure, parce qu'il ferme à 19h.
Au pire, on peut continuer ailleurs, c'est pas grave.
On fait une petite pause? On lance?
Vous êtes vraiment le joyau secret de l'Orient.
Ma mission, c'est de stopper la violence.
[00:07:22] Speaker C: C'est des montagnes. Des montagnes? Qu'est-ce que c'est?
[00:07:34] Speaker A: Et donc une première news, pas vraiment très news, mais on va appeler ça une old, mais ça ira. Et donc au Japon, un service spécialisé dans la démission qui affirme que des patrons l'appellent pour faire démissionner leurs employés.
Alors qu'est-ce que c'est? Au Japon, Slim t'as bossé ici un petit peu.
Mais t'as bossé dans plutôt, c'était une structure un peu internationale, c'était pas très japonais.
[00:08:01] Speaker C: J'ai bossé dans deux entreprises, la première c'était 100% japonais. Il y avait deux gaijin sur 400 employés.
[00:08:05] Speaker B: Ah ouais, la première je me rappelle avec l'Australien.
[00:08:08] Speaker C: C'est ça, le mec il a une mémoire de ouf, son cœur il est tout pourri par contre sa mémoire incroyable. Et la deuxième c'était une structure internationale.
[00:08:16] Speaker A: D'accord.
[00:08:17] Speaker C: Mais la première ouais c'était Sans Jacques et d'ailleurs c'était dans le domaine Tenshoku, le domaine de recherche d'emploi.
[00:08:22] Speaker A: Ah bah très bien.
[00:08:23] Speaker B: Ouais t'as un moteur de recherche en rail, c'est tout.
[00:08:26] Speaker C: Il est incroyable Ludovic! Non mais sérieux?
[00:08:27] Speaker A: Il a des bons yeux.
[00:08:28] Speaker C: Ça c'est le plus gros stalker du monde, ça c'est... Il est exceptionnel.
[00:08:31] Speaker B: Ah non, quand les gens me parlent, j'écoute. C'est tout.
[00:08:35] Speaker A: Moi je filtre, j'écoute.
[00:08:37] Speaker B: Il a un pare-feu, t'sais.
[00:08:41] Speaker A: Et donc au Japon, t'as peut-être pas eu cette expérience, mais quitter son boulot, c'est pas nécessairement un truc super facile.
Parce que les emplois, en fait, sont quand même, encore maintenant, pensés comme quasi permanents.
T'as pas de rendez-vous réguliers pour discuter de ça va, ça va pas, ou d'éventuel départ, ou de reconversion, je sais pas. Y'a pas vraiment de moment naturel pour dire, bon ben je crois que je
[00:09:05] Speaker B: vais faire autre chose.
[00:09:08] Speaker A: Et culturellement, on évite le conflit frontal au Japon, normal quoi.
Personne n'a envie de se lever au milieu du bureau en criant.
[00:09:15] Speaker B: « Gardez-moi le travail! » « Ou cassez-vous! » Tu
[00:09:19] Speaker A: vois, avec
[00:09:20] Speaker B: la table. « Merci patron! » Mais t'sais, ils ont une appli ça, pour renverser la table justement. Une arcade pour justement se défiler au
[00:09:27] Speaker A: lieu de le faire à la... C'est ça le shabu dai gaeshi, c'est une petite table bizarre.
T'as un écran en fait, c'est le vieux qui s'énerve de plus en plus parce que sa femme elle passe à côté, elle
[00:09:36] Speaker B: le fait chier ou les enfants. Mais t'as ça pour le patron aussi qui le fait chier, enfin t'as... parce qu'ils peuvent
[00:09:43] Speaker A: pas faire ça au bureau quoi.
Non mais surtout c'est un trope un peu classique japonais d'un vieux gars qui s'énerve et qui flippe la table quoi.
Et donc il y a une entreprise, parce que finalement tout le monde a des business model, il n'y a pas que toi mon gars, qui s'appelle Momuli. Alors Momuli c'est un jeu de mots sur
[00:10:03] Speaker B: mot mouli, ça veut dire j'en peux
[00:10:05] Speaker A: plus, j'en ai marre, j'en peux plus,
[00:10:07] Speaker C: j'en ai marre, j'en ai marre, j'en
[00:10:10] Speaker B: ai marre, j'en ai marre, j'en ai
[00:10:10] Speaker C: marre, j'en ai marre, j'en ai marre,
[00:10:11] Speaker B: j'en ai marre, j'en ai marre, j'en
[00:10:11] Speaker A: ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en Donc, tu paies entre ai 12 000 et 22 000 yens. marre, Ça fait 75 à j 150 euros, un truc comme ça.
Et qu'est-ce qu'ils font? Ils annoncent
[00:10:26] Speaker C: à
[00:10:26] Speaker A: votre employeur quand vous partez. Incroyable. Puis, ils gèrent aussi la paperasse, tout. Par contre, ils ne te
[00:10:32] Speaker B: trouvent pas de nouveau travail, rien.
Non,
[00:10:34] Speaker A: tu payes pour démissionner, c'est ouf. Et ils démissionnent à ta place.
[00:10:37] Speaker C: Ils te sortent de l'ancien job. Mais c'est juste pour quoi? Pour que toi, tu
[00:10:41] Speaker A: ne parles pas à ton patron? Oui,
[00:10:42] Speaker B: c'est ça.
C'est ça, c'est tout. Le gars, il n'ose tellement pas parler à son partenaire, parce qu'il est
[00:10:47] Speaker A: stuck, il ne peut plus sortir. Dans les entreprises japonaises, c'est un peu traditionnel.
[00:10:52] Speaker B: Ce n'est pas un
[00:10:53] Speaker A: truc nécessairement... Comment ça, tu pars? Moi, quand j'avais voulu me casser, le mec m'avait emmené au Kabakura, il m'avait mis des meufs sous les bras, il m'avait dit, tu ne veux pas reconsidérer? Je lui avais dit, ça me ressemble un peu à du champagne.
Du coup, je suis parti quand même. C'est un concept étrange, mais c'est quand même assez adapté au Japon, finalement.
Sauf que Momule, ils expliquent maintenant qu'ils reçoivent aussi des appels de patrons, des entreprises qui demandent, qui voulont qu'un de nos employés démissionne.
[00:11:24] Speaker B: Est-ce que vous pouvez pas l'appeler? Est-ce que vous pouvez pas le dégager pour nous? Légalement, on peut pas.
Légalement... Bah si, ils peuvent, mais c'est pire qu'en France. C'est trois blames pour un avertissement, un avertissement, trois avertissements. Enfin, il faut vraiment avoir une excuse. En béton,
[00:11:41] Speaker C: c'est même plus dur qu'en France. Il a vraiment à voir. On retourne
[00:11:44] Speaker B: à la table pour le coup. C'est ça.
C'est juste
[00:11:49] Speaker A: un blâme. Il en faut trois.
Parce que c'est vrai qu'au Japon, licenciés, c'est mal vu. Réduire les effectifs, c'est mal vu. À moins d'une faute grave, donc plusieurs retournages
[00:11:58] Speaker B: de table, la mi-COVID... Et puis, t'as vraiment tout un processus. Nous, on avait fait ça dans cette boîte, ça prend au moins un an. Et même si la personne, en fait, elle est vraiment toxique pour ta entreprise, nous, ça a été vraiment le motif, que la personne était toxique pour l'entreprise. Et même à ce motif-là, il a fallu plus d'un
[00:12:13] Speaker A: an pour la dégager, la meuf.
[00:12:15] Speaker B: Et il faut le
[00:12:16] Speaker A: prouver, etc. Mais c'était juste
[00:12:18] Speaker B: nul.
A priori, ils te gardent. Ils te mettent dans un placard. Ils te
[00:12:23] Speaker A: donnent des tâches nulles à faire.
Ils te donnent
[00:12:25] Speaker B: des tâches correspondant à tes capacités. Mais ils veulent
[00:12:30] Speaker A: quand même te dégager s'ils peuvent. Mais bon, ils te poussent.
Ça serait gentil si tu pouvais te casser, mais si c'est l'employé qui décide de partir, le problème disparaît, démission.
Donc en théorie, si la direction veut se débarrasser de quelqu'un sans conflit, ni procédure lourde, un intermédiaire pourrait suggérer, et là je fais des petits guillemets, des petits doigts, la démission.
Du coup, au
[00:12:58] Speaker B: niveau éthique, c'est un peu glissant. Est-ce que le patron paye dans ces cas-là? Il paye
[00:13:05] Speaker C: l'agence pour les
[00:13:06] Speaker A: frais, quand même.
L'agence se gave.
Est-ce que faire appeler un tiers pour insister quelqu'un à quitter son poste, ce n'est pas
[00:13:14] Speaker B: un peu une forme de harcèlement? Non, mais par contre, devant un tribunal, je ne sais pas comment... Ce n'est pas
[00:13:21] Speaker C: forcément pour le motif de harcèlement.
Si, c'est possible. C'est possible
[00:13:26] Speaker B: que ce ne soit
[00:13:27] Speaker C: pas harcèlement.
Ouais, je sais pas. Si t'enlèves le cadre de l'entreprise et que t'appelles à quelqu'un comme ça, tu veux pas aider l'autre à dégager?
[00:13:33] Speaker A: Tu le harcèles dans la rue. Je lui appelle 15 fois par jour.
Tu viens de voir chez lui avec la
[00:13:38] Speaker C: mégaphone.
Tu chies dans sa
[00:13:40] Speaker A: boîte.
Je suggère des trucs sublimes. Tu lui mets tête
[00:13:44] Speaker C: de cheval dans son lit. Putain.
[00:13:47] Speaker A: OK, ouais. C'est vrai, t'es remissant. Et donc, Moumouli, la boîte, précise qu'ils ont reçu ces demandes, mais qu'ils n'ont jamais accepté. Pour l'instant, ils sont juste un service de démission. Pas
[00:13:59] Speaker B: un service de licenciement, pour l'instant.
Ah, puis la boîte n'a
[00:14:03] Speaker A: peut-être pas payé assez. C'est ça.
Ils ont de la
[00:14:06] Speaker C: morale. Ils ont de la morale. Il faut combien de
[00:14:08] Speaker A: chiffres d'affaires par an ces gens-là? Cette boîte en question, je n'ai pas cherché. Mais encore une fois, par personne, je dis
[00:14:15] Speaker B: entre 12, 25, 22 000 yens.
Après, est-ce que ce n'est pas niche? Parce qu'en fait, des gens qui cherchent activement à se barrer sans avoir un nouveau taf, par exemple, si tu n'as pas un nouveau taf, dans tous les cas, tu vas démissionner. Mais si tu n'as pas de nouveau taf, démissionner. Enfin, je me demande combien de personnes utilisent vraiment ce service. Enfin,
[00:14:36] Speaker A: ce n'est pas trop niche, justement.
Je ne sais pas, il y
[00:14:39] Speaker B: a une niche pour chaque besoin. Oui, après, les niches, c'est
[00:14:42] Speaker A: un business.
Don't get me wrong.
Je ne sais pas si ils sont profitables, mais
[00:14:47] Speaker C: en tout cas, le
[00:14:48] Speaker B: truc existe. Une excellente news, bravo.
Allez, moi j'ai nommé cette news la place de parking à 3 millions d'yens.
Donc imagine tu rentres chez toi un soir de 2019, donc avant le Covid et tout, tu gardes ta voiture dans un parking public, juste pour la nuit, et puis bah tu oublies.
Et puis un jour passe, puis un mois, puis bah 6 ans.
Ça c'est l'histoire surréaliste qui vient d'arriver à Kobe. Tu
[00:15:20] Speaker A: vois il en a plein de bêtes,
[00:15:22] Speaker B: il s'est dit Une de ces nombreuses voitures, comment c'est possible? En fait ça c'est plus ou moins l'excuse mais on va voir.
Ça c'est un employé d'une société de transport qui garde sa voiture dans un coin parking donc en fait c'est des parkings automatiques c'est avec la barre qui remonte au japon tu vois t'as plein de trucs comme ça avec des coins en fait normalement à
[00:15:40] Speaker A: la carte tu payes tu vois.
J'ai précisé qu'au Japon, si tu n'as pas de place de parking, tu
[00:15:45] Speaker B: ne peux pas avoir de voiture. Ça dépend de là où
[00:15:47] Speaker A: tu habites.
À Tokyo, c'est sûr. Beaucoup de gens, ce qu'ils font, c'est que tu loues une place de parking au mois, en 10, 15, 20 000 yens par mois. Mais tu as aussi plein de parking.
C'est genre, une fois, il y a
[00:15:59] Speaker B: trois voitures, tu payes à l'heure.
C'est ça, ou tu peux payer à la journée. Tu as les trucs 24 heures, c'est 1 000 yens, des trucs comme ça. C'est assez cher, en
[00:16:08] Speaker A: fait, en général. C'est
[00:16:09] Speaker B: bien cher. Ça va très vite. Même une place que t'as au moins, on avait regardé à l'époque à Tokyo, c'était
[00:16:14] Speaker A: minimum 30 000 yens par mois. Ça dépend
[00:16:16] Speaker B: où, ça dépend dans quel arrondissement. Voilà, moi j'habitais à
[00:16:19] Speaker C: Yoyogi à l'époque, et bon
[00:16:20] Speaker B: bref. Qu'est-ce que tu faisais là? Quand t'es
[00:16:22] Speaker C: dans le centre, ça
[00:16:23] Speaker B: coûte cher. Monsieur habite à Yoyogi? Mais bon voilà c'est ce qu'ils appellent les coin parking ces trucs comme ça où tu as aussi des voitures à louer ce qu'ils appellent les car share en fait c'est des voitures comme time c'est des entreprises tu payes sur le site et après tu as une carte et tu débloques la bagnole.
Lui il n'avait pas de place dans son immeuble donc il s'était garé là bas et puis la voiture elle est restée immobile d'avril 2019 jusqu'en février 2026 donc entre temps il Juste pour se tuer, il y a le monde qui a connu une pandémie mondiale, il y a eu les JO de Tokyo et le propriétaire, lui,
[00:16:57] Speaker A: il n'a jamais bougé sa voiture. Il
[00:16:58] Speaker C: a eu de la difficulté, il
[00:16:59] Speaker A: n'a même pas bougé sa caisse. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'effectivement, il n'en a pas besoin de sa voiture. Le mec ne s'est pas
[00:17:07] Speaker B: dit, je vais faire des courses. C'est ça le truc, c'est qu'en fait, le gars, il a 47 ans. Et il explique qu'il a bien essayé de la redémarrer, mais que le moteur tournait plus. Donc, résigné, il a laissé les jours devenir des années. Il
[00:17:19] Speaker A: s'en est pas occupé.— Mais il s'est pas dit « Je vais appeler »,
[00:17:20] Speaker B: il y a un numéro de téléphone sur le truc.— Mais non, mais le truc, c'est qu'en fait, la facture,
[00:17:24] Speaker A: elle est devenue vertigineuse à cause de ça. Donc 3 millions, c'est... avant qu'elle devienne
[00:17:29] Speaker B: vertigieuse, enfin, je sais pas, le premier mois. Non, mais le truc, c'est qu'en fait, la facture
[00:17:33] Speaker A: n'est toujours pas terminée.
En
[00:17:34] Speaker B: vrai, là, c'est... La voiture est encore là? Bah, le truc, c'est que 3 millions de yens, c'est environ 19 000 euros, pour resituer actuellement.
Et encore, le yen est bas. Là, il y a encore 5-6 ans,
[00:17:44] Speaker A: ça aurait fait quasiment 30 000 euros, quoi. Ouais, bah, s'il est
[00:17:46] Speaker B: payé en yens, pour lui, c'est pareil, quoi. Ouais, pour lui, c'est pareil. Mais en fait, ça doit être plus que la voiture, la bagnole, à
[00:17:52] Speaker A: l'heure de la voiture, ou de
[00:17:53] Speaker B: la faire bouger, ou mettre en... Ouais, voilà. Mais en fait c'est là que ça devient typiquement japonais en fait cette histoire parce qu'en fait on l'a pas arrêté lui pour l'eau parce qu'il s'est fait arrêter mais en fait on l'a pas arrêté pour vol ou pour non-payement puisqu'en fait tant le système, tant qu'elle est là en fait ça continue de tourner le truc. Donc en fait il a été arrêté pour entrave forcée à l'activité commerciale parce qu'en fait en gros il a squatté une source de revenus pour le propriétaire du parking pendant plus de 2500 jours et c'est la raison pour laquelle en fait ils l'ont arrêté le type et il en dit maintenant faut payer faut que tu dégages ta bagnole quoi.
Donc la prochaine fois que vous, en France, vous prenez une petite amende de 10 euros ou de 25 euros à payer en direct, là, pour deux heures de stationnement, pensez
[00:18:35] Speaker A: à ce monsieur là qui est à Kobe. Et je sais pas, moi j'ai pas le permis, mais en France, par exemple, ta voiture, si tu la laisses... Ouais, mais par exemple, les parquets où t'as des voitures, ça prendra super longtemps, genre dans les aéroports, tout ça.
Si tu la laisses 6 mois, un
[00:18:49] Speaker B: an, tu veux que ça, ils font quoi? La fourrière vient de la dégager.
J'ai des passifs en France.
Ma voiture a été emmenée par la fourrière après l'avoir
[00:18:58] Speaker A: laissée sur une place de parking publique, justement.
[00:19:01] Speaker B: Donc t'es comme le gars, toi, en fait. Oui.
Sauf qu'en France, tu vois, ça ne restera jamais 6 ans en fait.
C'est en France, au bout de 3 mois, la bagnole, même pas en fait, mais
[00:19:13] Speaker C: ça dépend des places sur
[00:19:14] Speaker B: lesquelles tu es. Même 3 heures? 3
[00:19:16] Speaker A: heures? Non, même au bout de 3 mois. Je veux dire, c'est un parking payant, quand tu sors du
[00:19:22] Speaker B: parking, tu payes la somme pour le parking? Non mais le principe n'est pas le même en France, tu vois. En France, c'est-à-dire que tous les jours, par exemple, à part les parkings privés comme ça, où c'est légèrement en dessous, tu sais, en basement, tu vois, où genre là, tu payes à sortie avec la barrière, la plupart du temps, ces systèmes-là, en fait, en France, ça n'existe pas comme au Japon, tu sais, où t'es dehors et t'as le truc qui se relève. Il n'y a pas vraiment ça en France.
[00:19:43] Speaker A: Je ne me rappelle pas avoir vu ça. Le truc qui est un peu particulier aussi, c'est que comme les emplacements sont vides, tu n'es plus un terrain vide. Tu payes plus d'impôts sur un truc qui n'est pas construit.
Même si t'as un truc où tu peux mettre 3 voitures, ils vont faire un petit parking en attendant et ils vont soulever ça au propriétaire du terrain pour qu'il se fasse un petit peu d'argent sur son terrain. Et donc t'as des petits trucs et en fait, le propriétaire du terrain, c'est pas l'opérateur de l'emplacement de parquet nécessairement.
[00:20:10] Speaker B: Et du coup, peut-être qu'ils ne savent pas. Encore une fois, en France, même dans les parkings privés, je suis sûr que s'il y a une bagnole qui se colle plus d'une journée, Là, déjà, les flics vont venir, ne serait-ce que pour vérifier si c'est pas une bombe, si c'est pas un truc, tu vois. Non, mais des trucs qu'on a, en fait.
Tout ce qui est antiterrorisme, des trucs comme ça en France, c'est quand même... Depuis quelques années, en tout cas, c'est rentré dans les lois et tout, donc... Donc je pense pas que ça puisse arriver en France, et même si t'es sur une parking privé, sur un truc public, où c'est... Au bout de trois heures, t'as une amende, ils passent deux fois, trois fois, quatrième fois, c'est fourrière, et la fourrière, si tu viens pas la chercher, parce qu'il faut payer, ben, ils te la revendent, ils la
[00:20:45] Speaker A: mettent pour pièce, des trucs comme ça, quoi. Et inversement, le japonais, au bout d'un an ou deux, il
[00:20:49] Speaker B: s'est pas dit... Ça sent un peu le... Je pense que lui, c'est plutôt l'effet inverse. C'est-à-dire, plus t'attends, plus tu te dis, si j'y vais, ça va me coûter trop cher. Tu passes une certaine étape, mais au bout d'un moment, tu te dis, faut que j'y aille,
[00:21:06] Speaker A: faut que j'y aille, et tu vas
[00:21:07] Speaker B: jamais.
par flemme, par je sais pas quoi, et puis
[00:21:10] Speaker A: le jour où tu veux y aller, tu... Mais à mon avis, il
[00:21:15] Speaker B: y a des caméras, donc je pense que... Mais surtout, en fait, au bout d'un moment, je pense que c'est vraiment cet effet-là, c'est-à-dire qu'au bout d'un moment, t'as la flemme, t'es là, je dois y aller, je dois y aller, et puis au bout d'un moment, tu fais, si j'y vais, ça va me coûter
[00:21:25] Speaker A: trop cher, vas-y, je l'abandonne.
Tu fais l'évaporation.
Tu vois, s'il avait mis dans le coin, là, il y a une voiture qui est là depuis des années maintenant, il y a des érables qui poussent à travers, etc.
Personne n'y
[00:21:40] Speaker B: touche.
Tu vois, il aurait
[00:21:41] Speaker A: pu faire ça. Bref, voilà, c'était ma news. Très bonne news.
Alors encore une petite news, cette fois-ci je vais vous parler d'un homme arrêté à Tokyo pour violation de la loi anti-duel.
Air au Japon en 2026, on peut encore se faire arrêter pour avoir en France une loi écrite à l'origine pour calmer les anciens samouraïs.
Elle fait un petit rappel historique, à la fin du 19e siècle, restauration Meiji, le Japon supprime le shogunat, la caste des guerriers, les samouraïs et tout ça. On passe à un état moderne avec des lois, des élections et un peu moins
[00:22:25] Speaker B: de celui qui se bat le mieux décide. Il y a eu interdiction du port de cendres aussi durant Meiji, c'est ça? C'est là qu'ils ont interdit le cours de
[00:22:36] Speaker A: sabre ou serré de dos,
[00:22:37] Speaker B: je sais plus. Je pense que c'est avant. C'est quand le général Lee est arrivé,
[00:22:43] Speaker C: non? Mais en bref, c'est de
[00:22:46] Speaker B: la merde.
C'est des faits historiques de behind-the-scenes.
Non mais il y a une ère sur laquelle ils ont arrêté les dojos et le port du sabre en public pour les samouraïs et pour tout le monde
[00:22:56] Speaker A: en fait. Pour éviter d'avoir des rixes justement.
Ouais disons 18e, 19e, mais 19e ils ont vraiment voulu se moderniser, ils ont dit bon c'est fini les samouraïs dans les
[00:23:08] Speaker B: rues quoi. Mais 19e ça n'a
[00:23:10] Speaker A: pas suffi. Il y a encore des samouraïs? Vraiment fin 19ème, en 1889, le gouvernement japonais crée officiellement une loi qui interdit les duels. Pas que les duels à l'épée.
Parce que vous allez voir, 137 ans plus tard, cette loi est toujours là.
Et la police de Tokyo annonçait l'arrestation d'un homme de 26 ans sans emploi, originaire de Chiba, pour avoir participé à un
[00:23:39] Speaker B: duel dans le Kabuki-cho à 4h du matin.
C'est pas un
[00:23:45] Speaker A: duel, c'est une bagarre de rue! Pas exactement! Parce que ça dépend comment tu présentes les
[00:23:52] Speaker B: choses.
En Kabuki-cho, vous voyez... Oui, c'est pour ça que je dis
[00:23:57] Speaker C: ça! C'est pour ça
[00:23:58] Speaker A: qu'il s'appelle Kabuki-cho, il s'en passe des choses. Voilà, c'est le quartier un peu
[00:24:01] Speaker C: de la nuit. C'est
[00:24:03] Speaker B: un peu le pigal.
[00:24:04] Speaker A: Le quartier rouge, ouais. Ouais, c'est ça, ouais. Un des quartiers... Mais disons, ouais, c'est un des plus gros, quoi. Le quartier qui dort jamais.
Mais en fait, petite précision, parce que juridiquement, un duel, ça veut pas dire qu'il se met la gueule d'un
[00:24:19] Speaker B: coup de katana en se coupant les bras. C'est
[00:24:22] Speaker C: quoi, c'est que
[00:24:22] Speaker A: tu lui donnes un rendez-vous? Peut-être ça, ouais. Selon la cour suprême japonaise, un duel, c'est simplement deux personnes qui
[00:24:30] Speaker B: acceptent mutuellement de se battre. Ah oui, d'accord. Donc c'est une
[00:24:34] Speaker A: bagarre de rue, ça peut être un duel. Oui, mais non, parce qu'il y a la forme.
[00:24:37] Speaker B: En gros, tu dis, bon, on se tape.
L'autre, il fait, allez.
C'est un duel.
Il faut d'abord qu'il se
[00:24:45] Speaker A: parle. Il faut qu'il y ait un accord sur la mise sur la galerie. Si tu arrives avec une bouteille, tu la
[00:24:49] Speaker B: pètes sur la tête du gars par derrière. Et qu'après,
[00:24:52] Speaker A: il te rend. Ce n'est pas un duel. Chacun prend sa bouteille, on garde.
Là, je fais mes petites poses de boxe
[00:24:58] Speaker B: française, mais
[00:24:59] Speaker C: je ne suis pas très crédible. Année
[00:25:04] Speaker A: 1900. Sur la place des marchés, en 1743.
Ce n'est pas très audio-friendly.
Mais du coup, on se tape, ça suffit.
Et donc le suspect, Fugetsu A, je vais l'appeler, je ne vais pas lui donner le nom,
[00:25:22] Speaker B: il dit qu'il n'a
[00:25:23] Speaker A: jamais rencontré l'homme auparavant.
C'est une histoire animée. Ils auraient décidé de se battre pour une raison, là encore je fais des petits guillemets, des petits doigts, mineurs.
Donc en cas d'action, 4 heures du matin, on imagine un petit peu qu'il y ait des histoires d'argent,
[00:25:41] Speaker B: de pognon ou un mélange de
[00:25:44] Speaker A: tout quoi. Ou de sexe, ou de rabattage. Raison suffisamment sérieuse pour se mettre sur la gueule. Pendant la bagarre, il projette l'autre homme au
[00:25:56] Speaker B: sol.
Résultat, blé sur la tête,
[00:25:58] Speaker A: au visage.
Il a fait un german suplex? Il n'y a que lui qui est poursuivi,
[00:26:03] Speaker B: à ton avis.
Et l'invasion autre
[00:26:05] Speaker A: est morte.
Il lui a
[00:26:09] Speaker B: fracassé le crâne. Défaillance multiviscérale liée
[00:26:14] Speaker A: aux blessures. Il a eu une commotion cérébrale. Multiviscérale, c'est les viscères. Il lui a tapé
[00:26:22] Speaker B: dans le bide.
[00:26:23] Speaker A: Il avait quel âge l'autre? C'était un
[00:26:25] Speaker C: vieux. Il disparaît parce que c'est
[00:26:27] Speaker B: la victime.
C'est lui il a
[00:26:29] Speaker A: 26 ans. C'est 26 ans, il est
[00:26:31] Speaker B: jeune.
On sait pas s'il a pas d'entraînement.
Et puis au-delà de ça, l'autre, pour taper dans les viscères, à part
[00:26:39] Speaker A: si vraiment t'es une brute de MMA, t'as 60 ans et que t'es
[00:26:44] Speaker B: en train de faire des kills à l'intérieur.
Ah ouais, c'est pas avec ses poings. Non mais ils disent
[00:26:50] Speaker C: qu'il l'a projeté. Ils disent qu'il l'a
[00:26:53] Speaker B: projeté.
tombé sur une barrière ou quelque chose
[00:26:57] Speaker C: comme ça, t'as pris ça, ça t'as tué.
Entre
[00:27:00] Speaker B: toi et tes barrières, là, t'as pris ça. Ah putain, le
[00:27:02] Speaker A: German suplex qui atterrit sur la barrière, ouais. Ah bah tu vois, blessure à la tête, au visage, mais en fait, défaillance multiviscérale, donc il n'y avait pas que le visage qui
[00:27:11] Speaker B: a pris, quoi, et le ventre aussi, quoi. Bah c'est des viscères, c'est à l'intérieur, ça veut dire, donc c'est pas forcément dans
[00:27:17] Speaker A: le ventre, si? Enfin ça, je sais pas. Et du coup, la personne qui
[00:27:23] Speaker C: est inculpée, c'est du L et homicida volontaire.
[00:27:29] Speaker A: D'ailleurs, lui, il a 26 ans, c'est
[00:27:34] Speaker C: ça? Tu prends quoi comme peine au Japon? Je serais
[00:27:36] Speaker B: curieux de savoir
[00:27:37] Speaker C: pour quelque chose comme ça. Tu prends cher.
Par rapport
[00:27:41] Speaker B: à chez nous, je pense que ça, lui... C'est
[00:27:43] Speaker A: un volontaire, après... Avec un bon avocat, peut-être. Puis
[00:27:50] Speaker B: duel. L'autre était d'accord, il n'a pas attaqué. C'est peut-être une circonstance... Il y a des circonstances qui vont peut-être jouer en sa faveur.
[00:28:01] Speaker C: J'espère qu'il y a des témoins qui vont... Je crois que l'avocat va
[00:28:05] Speaker A: lui faire sortir. Il est foutu, je pense. Parce que, disons, les histoires de baston au Japon, s'il n'y a pas de blessure hyper grave, tu peux t'en tirer sans aller jusqu'au procès en payant ta victime.
Il n'y a plus de victimes. Ici, ils sont un peu moins procéduriers qu'aux Etats-Unis ou en France
[00:28:25] Speaker B: aussi.
Et tu peux t'arranger avec des sous, mais là... Peut-être avec la famille de la victime, clairement, mais ça va être le parti pour
[00:28:37] Speaker A: la victime. Ce sera sûrement la famille, j'imagine. Disons que la famille préfère peut-être toucher des sous que
[00:28:43] Speaker C: rien toucher et que l'autre parte en prison.
Mais je
[00:28:47] Speaker A: sais pas, tout
[00:28:47] Speaker B: est terrible dans cette histoire. Je sais pas. Ouais c'est assez terrible quand même parce qu'en fait c'est pour une histoire à
[00:28:51] Speaker A: la con j'imagine à 4h du mat' quoi. Donc il reconnaît les faits, il déclare qu'il regrette.
Il déclare...
qui regrette qu'elle soit morte. Il ne regrette pas de s'être battu. C'était un
[00:29:03] Speaker B: duel, quoi. C'est une histoire de bonhomme, quoi. Après, justement, comme le gars a reconnu les faits, comme ça a été reconnu que c'est
[00:29:12] Speaker A: un duel, peut-être qu'il va potentiellement s'en sortir. Je vais vous parler des duels. Les affaires duels, donc, c'est rare, mais pas inexistant.
En 2025, il y en aura eu au moins deux, dont une impliquant deux femmes de gangs rivaux
[00:29:28] Speaker C: qui
[00:29:29] Speaker B: avaient organisé une basquette via réseaux sociaux. Incroyable! On se
[00:29:33] Speaker A: donne rendez-vous sur le
[00:29:34] Speaker B: parking, à quelle heure? Allez, on se prend! C'est que
[00:29:39] Speaker C: les bookers, c'est genre,
[00:29:40] Speaker A: alors, mise sur laquelle? C'est des histoires d'anime. La loi anti-duel prévaut entre deux et cinq ans de prison, juste pour le duel. Et ça sans compter la peine pour homicide.
Donc du coup, voilà.
Petite note quand même, défier quelqu'un, organiser un combat ou même venir
[00:29:59] Speaker B: regarder, ça peut
[00:30:00] Speaker A: être considéré comme une infraction.
Ah, juste
[00:30:02] Speaker C: regarder? Ouais, c'est pas assez... Tourne la tête.
Tu es devant la rue, tu vois deux mecs qui
[00:30:08] Speaker A: commencent à se chiffonner.
Tu tournes la tête. Et donc le Japon, c'est assez sûr, mais si quelqu'un te dit « Viens, on se bat! » quand tu suis à 4h du matin, tu
[00:30:18] Speaker B: lui dis « Non merci, tu mets une grosse
[00:30:21] Speaker A: patate! » Moi, j'ai nommé cette
[00:30:29] Speaker B: news le trône de la Discord.
Ah, tu nommes les news, toi? C'est l'étrange Larcin de Toyota City.
Donc, c'est vrai que par exemple au Japon, tu peux laisser ton portefeuille sur une table comme ça, réserver ta place avec ton portefeuille, avec ton sac. C'est ce qu'on fait comme ça plusieurs fois et tout. Et tu n'as pas de crainte, tu ne vas pas te faire voler. Alors, pourquoi un retraité de 76 ans, il a
[00:30:55] Speaker C: pris le risque de commettre un cambriolège
[00:30:57] Speaker B: pour une cuvette de toilette? Là, je sens que c'est une histoire intéressante.— Ah oui, là...— Là, j'ai ouvert mes écoutilles.— Donc c'est ce qui a laissé un peu la police de la préfecture d'Aïchi perplexe. Donc tout commence en novembre dernier, lorsqu'il y a un entrepôt à Toyota City qui signale le vol inhabituel d'un seul WC et de son réservoir. Donc il n'y a pas de métaux précieux, il n'y a pas de revente massive, juste un exemplaire en porcelaine.
Donc, grâce aux caméras de surveillance, en fait, les enquêteurs, ils ont remonté à piste jusqu'à Kumiyo... Kumiyo Tsumoto, donc un ancien entrepreneur en bâtiment.
Donc c'est plus un... c'est un daikyu, donc c'est plus un... comment on appelle ça? Un maître de chantier? – Charpentier. – Ouais, un maître de chantier, un charpentier aussi, c'est le même mot d'ailleurs.
Et ça dépend, elle était simple, mais désarmante. Il n'a pas volé pour l'argent, mais pour son confort personnel. Il a rapporté l'objet chez lui et il l'a installé de ses propres mains. Et il l'utilisait quotidiennement depuis 3 mois.
Voilà, donc un petit vol de chiottes au calme pour son confort personnel, vu que les chiottes japonaises, on rappelle les derniers en vol, d'ailleurs, ceux que j'ai installés chez moi, ceux que la plupart ont aussi. C'est
[00:32:12] Speaker C: quand même des toilettes haut
[00:32:14] Speaker B: de gamme avec lesquelles ton cul est au frais. Pourquoi ne pas l'avoir acheté? Il n'a pas les sous.
Je n'en sais rien.
Peut-être
[00:32:23] Speaker A: qu'il n'a pas beaucoup de retraite. 76 ans, daikyu, je ne
[00:32:26] Speaker B: suis pas sûr. Tu nous as payé tes toilettes Ludo, tes toilettes de
[00:32:29] Speaker A: luxe? Moi, j'en
[00:32:31] Speaker C: ai deux. Celui du
[00:32:34] Speaker B: bas, je crois qu'il coûte un million. Un million d'yens? Ça fait combien d'euros? Ça fait 5-6 000 euros.
Ouais, ça a beaucoup chuté.
Mais celui
[00:32:48] Speaker A: du haut, je vais payer
[00:32:48] Speaker B: moins, je crois que je suis à
[00:32:49] Speaker A: 400 millions. C'est pas mal, c'est cher. Ah mais c'est les chiottes de compète. Est-ce
[00:32:55] Speaker B: que c'était des toilettes AI qui te disent bonjour ou qui analysent ton caca? Ils mangent ton caca, ils te
[00:33:03] Speaker A: nettoient les fesses tranquillement. Mais
[00:33:04] Speaker B: après ça, je n'ai pas eu beaucoup plus d'infos. La marque, c'était du Toto? C'était peut-être du
[00:33:09] Speaker C: Lixier? Non, c'était
[00:33:12] Speaker B: pas Toto. C'est quoi l'autre marque qui me fait marrer beaucoup? C'est pas beaucoup? Sophion, voilà. Sophion.
Au Japon, il y a une marque qui s'appelle Sophion. C'est pas du Toto, d'ailleurs? Je sais pas. C'est peut-être un modèle de Toto, peut-être. Mais bref. Mais il y a des chiottes qui s'appellent
[00:33:31] Speaker C: Sofian,
[00:33:31] Speaker A: ça me fait
[00:33:31] Speaker B: toujours beaucoup marrer à chaque
[00:33:32] Speaker C: fois que je les
[00:33:33] Speaker B: vois.
Incroyable. Et du coup? Du coup, bah c'est toujours... Il s'est fait arrêter. Il s'est fait arrêter et du
[00:33:39] Speaker A: coup, le pauvre homme se fait arrêter pour une histoire de chiottes. C'est triste. J'ai une question. Est-ce qu'ils
[00:33:45] Speaker B: vont rendre les toilettes au propriétaire, parce que vu que ça a été volé...
[00:33:50] Speaker A: Le truc, c'est que
[00:33:51] Speaker B: ça a été utilisé pendant trois mois, donc pas forcément... Ils vont le nettoyer. Ouais, mais bon,
[00:33:55] Speaker A: ça veut dire que... Je suis pas
[00:33:56] Speaker B: sûr qu'ils veulent les récupérer, en fait.? Du coup, il va garder les toilettes? T'as
[00:34:00] Speaker A: un vieux qui a fait caca. Ben non,
[00:34:01] Speaker B: je pense qu'ils vont les jeter. Je sais pas, c'est un peu du gaspillage. Ouais.
Peut-être qu'il va y avoir un accord où il va les payer, justement.
Ce serait plus sympa. Il va payer... Et en plus, il se fait chier à les installer, donc les installer et tout, ça fait pas de sens, quoi.
Puis il y a peut-être des traces maintenant au bout de
[00:34:19] Speaker A: trois mois.
Ça dépend ce que
[00:34:22] Speaker B: tu fais. 76 ans, je ne sais
[00:34:25] Speaker C: pas.
Ça
[00:34:26] Speaker B: dépend de ce qu'il mange.
S'il mange beaucoup de fibres, tu sais.
Terrifiant, terrifiant.
Et puis peut-être qu'il a
[00:34:34] Speaker C: invité des potes. Eh les gars, j'ai un nouveau
[00:34:36] Speaker A: chiotte. Soirée à la
[00:34:38] Speaker C: maison.
On ne sait plus ce que c'était le Japon.
C'est toujours le crime.
Cette année, je pensais déjà avoir le confort japonais, mais là,
[00:34:46] Speaker A: les gars, vous commencez à
[00:34:47] Speaker B: me faire peur. Mes chiottes ne sont pas là. Les duels, les voleurs
[00:34:50] Speaker A: d'autos. Mais non,
[00:34:52] Speaker B: mais regarde, avant, ça volait les parapluies et les vélos seulement. Et les moutons.
[00:34:56] Speaker A: Ouais, voilà.
Mais maintenant, ça
[00:35:00] Speaker B: s'est étendu. Mais les
[00:35:01] Speaker C: moutons, c'était pas des japonais. C'était le
[00:35:03] Speaker B: gang de vietnamais. Ouais, c'était des vietnamais.
Mais
[00:35:06] Speaker A: les parapluies, ça,
[00:35:07] Speaker B: c'est encore l'actualité. Les vélos aussi, mais c'est des vols par...
Cette criminalité
[00:35:13] Speaker A: galopante. Mais du coup, le
[00:35:15] Speaker B: chiotte, c'est innovant. Ah
[00:35:17] Speaker C: bah regarde, ils
[00:35:18] Speaker B: l'ont attrapé. Ils l'ont attrapé comment d'ailleurs? Une caméra de
[00:35:22] Speaker C: surveillance. Dans les chiottes. Ils ont
[00:35:23] Speaker A: remonté jusqu'à lui grâce aux caméras de
[00:35:25] Speaker B: surveillance.
Ils sont pas malins quand même. C'est
[00:35:29] Speaker A: un peu
[00:35:29] Speaker B: habitué au crime ici.
[00:35:31] Speaker C: Bah il a pas
[00:35:31] Speaker A: mis de cagoule quoi.
A base.
Il met un
[00:35:35] Speaker C: cagoule.
A base
[00:35:38] Speaker B: de tout.
C'est
[00:35:40] Speaker C: notre
[00:35:40] Speaker A: sponsor pour Yabai, une marque de cagoule.
Avec Toto d'ailleurs. Avec son fion.
Voilà.
Bon allez, j'enchaîne.
Dernière petite news.
Alors, entreprenariat toujours.
Je sais
[00:36:02] Speaker B: que toi tu es
[00:36:02] Speaker A: très dynamique finalement.
La France qui se lève tôt quoi.
La France qui travaille. La France qui travaille et donc toujours plein d'idées, de business et
[00:36:17] Speaker C: donc peut-être que ça peut t'intéresser. Encore
[00:36:21] Speaker A: une fois, c'est un petit peu niche. Et comme toutes les news d'ailleurs d'aujourd'hui. Mais voilà, il n'y a pas de petit profit.
Il faut savoir trouver l'opportunité là où elle est.
Et donc dans l'économie japonaise, il y a déjà tout un secteur que vous connaissez sûrement. C'est le secteur de louer une personne.
Donc tu
[00:36:42] Speaker B: peux louer
[00:36:43] Speaker A: une grand-mère, un frère, un homme d'âge moyen et un gros panel.
Cette industrie? Cette industrie est florissante. Evidemment, il y a des entreprises un peu plus spécialisées qui proposent des trucs un peu plus variés, un peu plus niches aussi.
Et donc,
[00:37:05] Speaker B: il y
[00:37:05] Speaker A: a une nouvelle société qui s'est créée qui s'appelle Rental Kowai Hito.
Kowai Hito? Kowai Hito, c'est-à-dire une personne qui
[00:37:16] Speaker C: fait peur.
Donc,
[00:37:18] Speaker A: tu pourrais très bien dire ça, ou quelqu'un qui fait peur.
Mais pourquoi faire? Quelqu'un lui fait peur.
Qu'est-ce qu'il fait? Déjà,
[00:37:27] Speaker C: il fait peur. Tu penses à quoi, quand je te dis quelqu'un qui peur? fait Je
[00:37:29] Speaker B: pense à un gros gai de jean avec une balafre. Et un mètre quatre-vingt-dix. Je sais
[00:37:34] Speaker C: pas, un gars pour Halloween, pour un scare jump ou un truc comme ça. Un
[00:37:39] Speaker A: mec un peu un yankee ou un yakuza ou quelque chose comme ça, tatoué. Slim, t'es plus chaud. Parce que moi au début
[00:37:45] Speaker B: je me suis dit bah des zombies
[00:37:46] Speaker C: ou genre un mec un peu creepy.
Tu te fais
[00:37:52] Speaker A: victimiser à l'école, tu engages ton petit co-agito, t'arrives... Ah mais c'est un anti-bully! Pas tout à fait, pas tout à fait.
[00:38:00] Speaker B: Mais si tu vas sur
[00:38:01] Speaker A: leur site, enfin tu peux plus y aller parce que ça va être interdit. Ils ont eu des petits soucis mais...
T'as des mecs avec des crânes rasés, super musclés, avec des tatouages partout, avec des bonnes grosses têtes de yak quoi.
Et la société explique que c'est, et là encore une fois petit guillemet avec mes
[00:38:19] Speaker B: petits doigts, personnel, effrayant, peut vous accompagner pour vous
[00:38:23] Speaker A: aider à régler vos conflits.
Par exemple, collègues... Juste pour mettre de la pression.
Collègues
[00:38:34] Speaker B: qui vous harcèlent. Voisins trop bruyants. Histoire
[00:38:37] Speaker A: d'adultère. Employeur qui vous doit de l'argent.
Des gens qui sont pas très sympas avec toi au travail.
Le harcèlement scolaire de tes enfants.
Tu paies quelqu'un pour créer
[00:38:58] Speaker B: une atmosphère menaçante pendant que
[00:39:00] Speaker A: tu discutes.
Donc il est juste à côté, ou tu peux en prendre
[00:39:03] Speaker B: deux. Et tu te dis bon, t'es vraiment sûr?
Vraiment, s'il te plaît, désolé.
Bon, est-ce que t'arrêtes de me harceler à l'école
[00:39:13] Speaker A: maintenant, s'il te plaît? Tu sais, t'as les deux gros gars derrière, c'est bizarre. Le business model est intéressant, j'avoue. Mais ce qui s'est passé, c'est qu'Internet a réagi assez rapidement. Ils ont pointé un petit détail.
Ce service existe depuis longtemps.
Il a un nom qui s'appelle le crime organisé.
À des ordres donnés par l'entreprise, envoyer une équipe de type énervé pour réclamer un salaire impayé.
accompagner une femme chez la maîtresse de son mari.
À ce stade, c'est simple, ça s'appelle de l'extorsion.
Le détail rigolo, c'est que le site ne mentionnait pas le nom légal de la société, il n'y avait pas d'adresse, il n'y avait pas de
[00:39:55] Speaker B: numéro de téléphone, il y avait juste un compte Line.
[00:39:58] Speaker C: J'ai apposé,
[00:39:59] Speaker A: c'est tout. Aucune info légale, rien du tout. C'était un gang, quoi.
C'est ça.
Le débat n'a pas duré très longtemps.
Le 31 août de l'année dernière, ils ont mis la clé sur la porte pour diverses raisons.
Le service s'est terminé, il y avait marqué. Pas temporairement, terminé.
Ils ont fini par se rendre compte que c'était entre un business
[00:40:22] Speaker C: model et monter un gang. Mais des fois, il y avait
[00:40:25] Speaker A: une
[00:40:25] Speaker B: petite limite. On n'a pas de chiffre sur l'argent qui se Je vend. peux voir la vertu, pareil, je mets les signes de Guilmet sur un service comme
[00:40:40] Speaker A: ça, surtout pour des gamins qui sont
[00:40:41] Speaker B: bullies, qui n'ont pas forcément d'autres options.
Tu vois, de payer un... Ouais, mais bon, au moins, t'es tranquille. Tu vois, t'es en mode, bon,
[00:40:50] Speaker A: les gars, maintenant, vous arrêtez, quoi. Parce que sinon, ça va pas se passer.
Juste, non, rien du tout. Juste les mecs qui sont derrière toi et disent rien. Et toi, t'es là, t'es tout poli, t'es tout peur
[00:41:01] Speaker B: de Onegashima. Juste les mecs derrière toi,
[00:41:03] Speaker A: eux, ils rigolent pas du tout, quoi.
Non mais
[00:41:06] Speaker B: voilà, juste la pression, quoi. Ah, c'est qui? Ah, c'est lui, c'est mes potes. C'est mes grands frères.
C'est mon frère et le pote à mon grand frère.
Non mais tu vois ce que je veux dire, le truc de base, mais au moins, t'es tranquille pendant l'année, quoi. T'as un an tranquille, peut-être qu'il faut renouveler tous les ans, tu vois, pour remettre un peu de pression, d'être sûr, tu vois, qu'il se rappelle de qui,
[00:41:30] Speaker A: avec qui t'étais, tu vois, enfin...
Non, je peux voir une certaine vertu là-dessus. Malheureusement, elles ne sont pas bien enregistrées. Tu vois, si
[00:41:38] Speaker C: tu avais fait ça dans
[00:41:39] Speaker B: les règles... Oui, mais
[00:41:39] Speaker C: sinon, il n'y a
[00:41:40] Speaker A: rien. Non, ça ne
[00:41:41] Speaker B: suffit pas. Oui, désolé. Non, non. Ça ne suffit pas. Bonne idée, mais l'exécution... Mais je vois un truc.
Allez, donc on va passer à mon mot. Donc aujourd'hui, comme je disais, c'est un mot qui est Kidaore.
Et l'expression elle-même, c'est Kyo no Kidaore, Osaka no Kidaore.
Donc en gros, Kyo, c'est le Kyo de Kyoto.
Ki, c'est kigaeru, donc c'est l'habit, l'élégance.
Et ki daore, c'est taoru, c'est taoshima, c'est... c'est collapser, c'est...
[00:42:24] Speaker A: voilà, ou se ruiner, quoi, en fait. En gros, c'est collapser,
[00:42:27] Speaker B: enfin, avoir ses finances... Taoru ou
[00:42:28] Speaker A: taosu? Taosu, c'est
[00:42:31] Speaker B: transitif, c'est faire tomber, vaincre. Non, là, c'est taoru, c'est collapse. C'est tomber, s'effondrer. Voilà, et du coup, là, c'est... En gros, ki daore, ça veut dire que tu te ruines en fringues.
Et donc Osaka, donc, cuit. Cuit, c'est shoku, donc c'est la bouffe.
Manger, c'est la bouffe. Et donc là, c'est se ruiner en bouffe. Donc en gros, si on traduit, l'expression la plus proche, c'est à Kyoto, on se ruine en fringues, et à Osaka, on se ruine pour la bouffe.
Donc, on va faire un petit peu d'histoire pour expliquer ça. Donc, on revient à l'époque Edo. Donc le Japon à ce moment-là est encore hyper hiérarchisé, comme t'expliquais avant avec les samouraïs, le pouvoir militaire de Tokyo, Edo.
Et juste en dessous, t'as les nobles, donc le prestige à Kyoto. Et tout en bas de l'essai social, t'as qui? Bah t'as les marchands.
Et Osaka, devenu le centre religique du commerce via son port.
Il y avait ce qu'on appelait également la cuisine de la nation, donc le tenka no daidokoro. Donc tout
[00:43:30] Speaker A: le riz, le sel, les épices du Japon, ça passait par le port d'Osaka.
Encore un peu maintenant, c'est une ville qui est très réputée pour la bouffe. C'est un petit peu pour
[00:43:40] Speaker B: la France, si tu dis Lyon.
Tous les trucs de bouffe
[00:43:46] Speaker A: un peu françaises. C'est la capitale de la bouffe, Osaka, c'est un peu ça. Et même le côté un peu business, un peu laborieux, très marchand.
[00:43:54] Speaker C: T'as un peu à Lyon aussi. Osaka, c'est
[00:43:57] Speaker B: un mix entre Lyon et Marseille.
J'y suis allé il y a quelques jours. Même niveau business, c'est vraiment ça et c'est historique. C'est-à-dire que ça commence avec les marchands d'Osaka qui sont devenus immensément riches, mais parfois plus que les samouraïs qui leur devaient même de l'argent.
Mais le problème, ça va vous rappeler peut-être quelque chose, c'est que la loi interdisait aux marchands d'étaler leur richesse.
Ils n'avaient pas le droit de porter de la soie, qui
[00:44:23] Speaker A: était réservée aux nobles, ni de porter le sabre, qui était réservé
[00:44:26] Speaker B: aux samouraïs. – Mais c'est un peu la même chose qui s'est passée en France. –
[00:44:28] Speaker A: Et ils avaient des coffres pleins, et l'interdiction brillait socialement. Donc ça vous rappelle quoi, vous? – La Révolution française, c'est ce que je disais, la bourgeoisie française, la Révolution de 1889, c'était des bourgeois qui sont
[00:44:42] Speaker B: devenus riches, qui voulaient avoir une influence sur la société, alors que la noblesse, c'était des argentiers. – Voilà, c'est un peu un coup piécolé, ce qu'on a eu avant la Révolution française. Mais du coup, puisqu'ils ne pouvaient pas dépenser l'argent dans le paraitre, donc le ki daore, ils ont investi dans ce que personne ne pouvait leur confisquer, c'est-à-dire les plaisirs d'essence, donc la bouffe.
Donc ils ne peuvent pas porter le kimono en
[00:45:07] Speaker A: soi, pas grave, il va se payer
[00:45:08] Speaker B: le meilleur sake, il va acheter le meilleur poisson du marché.
Un parking pendant des années... Non mais en vrai du coup le Cuidaole, et c'est ça que j'aime bien dans cette philosophie à Osaka en fait, c'est que c'est un peu une revanche des dominés, enfin dominés entre guillemets, ça reste quand même les bourgeois, c'est une sorte de soft power avant l'heure, parce qu'ils se ruinaient à table comme ça, les marchands d'Osaka ils disaient au pouvoir central, vous avez les
[00:45:32] Speaker A: lois, vous avez les sabres, mais nous on a la meilleure vie, on est
[00:45:36] Speaker B: les épicuriens en gros. Mais du coup, tu peux expliquer, mettre ça en parallèle avec Kyoto, les fringues? Justement, en fait, à Osaka, justement, on disait qu'il y a le parallèle par rapport à la révolution, mais à Osaka, eux, ils n'ont pas eu cette révolution politique comme nous on a eu en France.
Mais du coup, eux, ils ont fait cette révolution de l'estomac.
Et ils ont décidé que la vraie supériorité à Osaka, ce n'était pas de savoir faire une révérence parève parfaite devant l'empereur, mais c'était de savoir trouver le meilleur otoro, par exemple, tu vois. Ça, c'était vraiment le truc. Et il y a un parallèle qui est assez intéressant justement à cette période aussi, que j'ai trouvé, c'est qu'en fait, au même moment, il y a le Hara Hachibunme, qui est, je sais pas si tu vois ce que c'est, toi? Hara, c'est l'estomac, Hachibunme, c'est-à-dire, en gros, c'est une philosophie japonaise qui est encore très populaire aujourd'hui, qui a été popularisée par Kaibara Eiken, donc en gros, qui dit en fait, il faut... Il ne faut pas faire d'excès. En gros, c'est tu remplis ton estomac à 80% pour justement avoir une meilleure vie, etc. Donc Kaibara Aken, en fait, c'est un peu Michel Cymes de l'époque Edo. C'est un botaniste et un philosophe néo-confucésien, confucéniste, voilà, qui a écrit un best-seller,
[00:46:51] Speaker C: justement, qui est
[00:46:52] Speaker B: le Yojokun, qui sont les préceptes pour nourrir la vie et les leçons de bien-être.
Bon, écoute-moi ça. Madame de Rothschild... Justement, là, je fais juste une petite analyse pour expliquer ce truc. Comme c'est le père du
[00:47:05] Speaker A: Hara Hachibanme, c'est lui qui a théorisé et popularisé l'idée qu'il faut s'arrêter de manger avant d'être plein.
Il a eu
[00:47:12] Speaker B: besoin de théoriser ça, quoi. Ils n'ont jamais dit, ouais, quand t'as trop mangé, t'es pas
[00:47:17] Speaker C: bien, quoi. Mais lui, c'est même avant. C'est avant d'être prince. C'est pour ça que ce Hachibuneme... Regarde, nous,
[00:47:22] Speaker B: on est comme ça, en France. On mange jusqu'à se péter le bide, mec.
[00:47:25] Speaker C: Se claquer la beigne.
[00:47:27] Speaker B: Parce que lui, en fait, pour lui, la santé, c'était un... Et c'est vrai qu'il est encore pire. Il dépasse...
Non, non, c'est rien. Mais justement, c'est assez marrant parce que tu le retrouves encore dans la société japonaise actuellement, parce que pour lui, la santé, c'était un devoir moral. Donc, si tu manges trop, tu es indiscipliné. Si tu es indiscipliné, tu
[00:47:44] Speaker A: ne respectes pas ton corps, donc tes parents, donc l'empereur. Tu vois, c'était vraiment la
[00:47:48] Speaker B: philosophie à l'époque. C'était un peu une espèce de facho de la... Une espèce de facho de la... Mais du coup,
[00:47:53] Speaker A: en fait... Mais tu vois, du coup, en fait, le bouquin qu'il a fait, à
[00:47:56] Speaker C: la même période... Tu es un mauvais
[00:47:57] Speaker B: citoyen et tu ne respectes pas ton père et ta mère. Si tu manges un café, Mais du coup, en fait, son bouquin est devenu un best-seller à Kyoto, au même
[00:48:07] Speaker A: moment qu'en fait, le terme Kuidaole et justement toute cette histoire a débuté à Osaka avec les marchands.
Et du coup, toute la
[00:48:14] Speaker B: classe moyenne... Et pendant ce temps-là, les mecs de Kyoto suivaient le principe du rabat de monde. Voilà. Et du coup, en fait, toute la classe moyenne et supérieure, ils expliquaient comment vivre... Parce que dans son livre, il expliquait littéralement comment vivre centenaire en étant sobre, en marchant tous les jours, en évitant les excès, et que
[00:48:32] Speaker A: c'est même l'ADN du Japon qu'on connaît discipliné. En fait, ça vient vraiment de ça, en fait, actuellement. À l'inverse, si tu parles de l'école confucianiste, c'est un peu tous les gros réacs. L'école de Kyoto, etc. C'est des énormes réactionnaires. Et c'est un
[00:48:50] Speaker B: peu l'extrême droite historique. Et donc du coup, Osaka s'inscrivait un peu en opposition par rapport à ça. C'est ça. Et Osaka, ce qui est marrant, en fait, c'est qu'au même moment, eux, ils avaient ce courant-là avec les marchands. Et en fait, c'est vraiment l'antithèse du truc où, eux, pour lui, ils disaient, faut être frugal pour vivre vieux.
[00:49:08] Speaker A: Eux, ils prônaient
[00:49:09] Speaker B: que plus t'es frugal, plus tu vis vieux. Bon, ça, tu vas se faire taire. – C'est d'abord faux. – Les excès dans les deux sens, je pense que c'est pas très bon. Mais bref, chacun a sa philosophie. Et
[00:49:17] Speaker A: du coup, les marchands d'Osaka, eux, pendant ce
[00:49:20] Speaker B: temps-là, ils inventaient des recettes de street food, de trucs super bons.
Mais
[00:49:23] Speaker A: en réaction aussi probablement à ça quoi. Exactement, ça a vraiment fait une fracture à Smurland pendant Edo en fait. Mais c'est marrant parce que, alors ça date peut-être de cette époque ou peut-être avant ou je sais pas, mais il y a toujours encore maintenant cette rivalité entre Osaka et Kyoto quoi. Toto, les gens sont considérés comme un peu snob, on va dire un peu froid, un peu langue de
[00:49:46] Speaker B: poutre aussi. Et Osaka, c'est ningensai.
Ils sont sympas, ils sont un peu brouillants, mais ils sont chaleureux. C'est l'image.
C'est ça.
Tu vois, moi, avant de re-jumper sur ça, parce que tu me fais une jolie transition, je voulais juste parler un petit peu... Tu sais quoi, je vais le faire après, en fait.
En fait, moi, ce que je voulais dire, en fait, c'est que pour ça, je pense qu'Osaka, c'est resté un peu cette ville punk, tu vois, un peu organique, qui est un peu comme Marseille en France, tu vois. Du coup, d'un côté, justement, c'est ça qui est assez hallucinant.
C'est une des villes les plus sales de Japon, je voulais dire. C'est vrai que le rythme n'est pas le même.
Mais du coup en fait c'est vrai que d'un côté tu as Kyoto qui est plus ou moins une sorte de ville musée actuellement, mille et un temples, c'est un peu comme Paris rive gauche ou alors Lyon, tu vois Lyon il y a un peu ce côté un peu paix de secte dans le paraître etc aussi. Non mais même si Lyon c'est la capitale de la vie, c'est un peu ça.
Tu vois, là-bas, ils cultivent l'image parfaite, un peu robotique qu'on a aussi à Tokyo, d'ailleurs, où l'apparence, c'est un peu un
[00:50:51] Speaker A: tout et qu'on retrouve malheureusement
[00:50:53] Speaker C: dans les réseaux sociaux, Insta, etc. Moi, c'est vraiment un truc que je
[00:50:57] Speaker A: retrouve là-dedans. Ça dénonce, là, ça dénonce.
[00:50:59] Speaker C: Non, mais je sens que ce podcast,
[00:51:00] Speaker B: là, il y a des messages. Là, je
[00:51:02] Speaker A: pense que là, on ne
[00:51:04] Speaker B: va pas se faire que des amis. Vous avez vu, il y a un angle. Déjà, les Lyonnais, c'est mort.
Je vous aime les Lyons, j'adore les Lyons. Mais on va pas se mentir, quoi.
Parce que quand t'es à Lyon sur la presqu'île ou quand t'es à Paris-Rive-Gauche, c'est pareil, on va pas se mentir.
Mais de l'autre côté, en fait, ce qui est hallucinant encore plus au Japon, en tout cas à Osaka et à Kyoto, c'est que c'est vraiment à quelques kilomètres l'un de l'autre, les deux trucs, t'as une sorte de choc thermique, tu vois. Osaka, c'est calienté, tu vois, c'est chaud.
Là, on est à Marseille, c'est bruyant, c'est vivant, ça a gueule.
Et surtout, ça bouffe, quoi.
Et Osaka, tu vois,
[00:51:39] Speaker A: on s'en fout de ta montre ou de ton titre social. Ce qui compte, c'est ce que t'as dans l'assiette. Non, c'est faux, c'est faux. Osaka, justement, aussi, la mode, c'est hyper voyant, quoi. C'est le truc un
[00:51:49] Speaker C: peu flashy.
Les Osaka no Obachan, elles ont... La mode, tu vois, c'est le
[00:51:56] Speaker A: Hyōgara, donc le truc de tigre.
Je sais
[00:51:58] Speaker C: pas si c'est un petit peu américanisé, vite fait, Osaka, mais il y a plein de trucs un peu plus... J'ai l'impression qu'il y a une vibe aussi de yankee et
[00:52:05] Speaker A: puis ils ont l'air de kiffer le basket.
Ouais, ouais, ouais. Par rapport
[00:52:09] Speaker B: à Kyoto où
[00:52:09] Speaker A: c'est très bobo japonais. C'est ça, mais surtout Kyoto c'est
[00:52:13] Speaker C: vraiment l'ancienne
[00:52:14] Speaker A: capitale.
C'est très... Comment dire? C'est très discret.
D'une, les couleurs un peu passées, les trucs tu vois. Plus élégants. Il
[00:52:23] Speaker B: faut te faire présenter plus élégant mais aussi plus distant. Et Osaka c'est in your face quoi.
C'est rigolo quoi.
Donc voilà, dans le Japon où en fait c'est souvent perçu comme tu vois un truc ultra huilé avec des règles tu vois respectées au millimètre près tu vois où on sort pas des cases, Osaka c'est un peu une anomalie
[00:52:45] Speaker C: magnifique.
Et en vrai ça fait du
[00:52:47] Speaker B: bien je trouve, c'est le cœur qui bat contre le robot qui exécute.
Il s'en est passé, depuis le projet. L'IA est passé par là.
Ça m'aide beaucoup à trouver des petites formules comme ça qui sont jolies. Donc voilà, tu vois, si on peut résumer,
[00:53:18] Speaker A: à Kyoto, tu manges
[00:53:19] Speaker B: avec les yeux, à Osaka avec le ventre et tu ris fort. Tu ris très fort.
Comme les volcans d'Auvergne. Donc finalement, en fait, le kudaori, c'est le rappel qu'on n'est pas des machines.
qu'on n'est pas programmé
[00:53:33] Speaker A: pour de la productivité seulement. C'est un peu le côté cigale versus fourmi. Je ne sais pas si je suis d'accord avec toi dans le sens où tu es en opposition avec les
[00:53:42] Speaker B: robots.
Disons que le truc de la fringue et
[00:53:45] Speaker A: tout, c'est juste Kyoto, c'est une espèce d'apparence un peu précieuse. Oui, mais c'est froid, tu vois, froid quelque
[00:53:51] Speaker B: part. C'est bien poli, mais c'est ultra-focu aussi. Et alors le côté robot productif, ce
[00:53:56] Speaker A: serait plus Tokyo à fond. C'est pour ça, en fait, moi, je sais que justement... Tokyo, c'est vraiment l'extrême de... Alors Kyoto, c'est plutôt une espèce de
[00:54:03] Speaker C: jardin un peu privé où la ville n'est pas très grande, c'est pas robot, mais c'est juste un peu précieux. C'est un très joli musée, tout est bien nettoyé sur chaque coin.
Osaka, ça fait un
[00:54:15] Speaker B: peu plus street food, marché,
[00:54:16] Speaker C: etc.
Et à l'extrême opposée, la partie robotique, moi je la donnerais à Shibuya Shinjuku.
[00:54:21] Speaker A: C'est les gens de retard. Il n'y a pas d'âme. Dans
[00:54:23] Speaker C: le regard des gens, il n'y a plus rien. J'ai bossé à Nishi Shinjuku derrière la mairie pendant quelques mois. J'ai bossé dans le bâtiment de Square Enix à Shinjuku.
C'était costaud dans la première boîte. La
[00:54:37] Speaker B: deuxième boîte, j'étais à Shibuya, pas loin d'ailleurs du métro.
La
[00:54:44] Speaker C: ligne, elle est costaud quand
[00:54:45] Speaker B: tu rentres le matin.
Ah bah le matin, les gens, ils n'ont pas le temps. Ils n'ont pas le temps. Personne ne calcule personne. Mais c'est pour ça, en fait, moi, j'aime bien faire ce rapprochement avec Tokyo et aussi avec Kyoto. Et je suis d'accord avec vous que c'est un
[00:54:58] Speaker C: peu différent, mais justement, Osaka dénote vraiment par rapport à ces deux villes où c'est beaucoup plus froid, beaucoup plus... Je suis d'accord. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les gaijins ont tendance à adorer Osaka, à préférer Kyoto largement plus que Tokyo. La plupart disent qu'ils viennent même en vacances ici, ils viennent 2-3 jours et après ils se disent j'en peux
[00:55:14] Speaker B: plus. Toutes les personnes qui sont venues récemment et qui m'en ont parlé m'ont dit Tokyo, 3-4 jours c'est bien.
Kyoto, je
[00:55:22] Speaker C: sais pas dans quelle mesure tu peux
[00:55:23] Speaker B: vraiment apprécier de nos jours en tant que touriste.
C'est pas mal, hein? C'est des temples, les trucs comme ça. Ouais, mais le truc, c'est qu'actuellement, la dernière fois,
[00:55:31] Speaker A: j'y suis retourné il y a 3 ans
[00:55:32] Speaker B: avec mes parents et c'était de
[00:55:33] Speaker C: l'horreur, quoi. C'était vraiment de l'horreur. Moi,
[00:55:34] Speaker A: j'y ai venu tout l'année dernière
[00:55:35] Speaker C: déjà. Il y avait trop de monde. J'en restais que 2-3 mois, à Kyoto. Mais quand il y a mis... C'est-à-dire que là, tu choisis un endroit un peu plus excentré. Et j'ai pas l'avis aussi du salarié, mais en fait, les horaires dans lesquels nous, on se déplaçait, c'est des horaires où il n'y a personne. Personne dans les bus, personne dans
[00:55:51] Speaker A: les rues. Tu prends ton petit vélo. Il y a un truc très agréable à Kyoto à vélo, c'est fort. C'est
[00:55:56] Speaker C: vrai, et puis c'est dans une cuvenne, donc il n'y a pas trop de...
[00:55:59] Speaker A: T'as quand même une vue sur les montagnes, t'as des montagnes qui se déplacent assez facilement.
Ça vaut la peine. Mais c'est une vie musée quoi, donc il n'y a pas, en termes de développement économique. Après il n'y a pas que Tokyo, Kyoto et Osaka. Fukuoka c'est super sympa aussi, très humain.
Je suis allé à Shikoku aussi, l'an dernier avec mon père,
[00:56:20] Speaker C: faire le tour au
[00:56:21] Speaker B: pèlerinage à pied là.
Et
[00:56:23] Speaker A: il y a des coins,
[00:56:24] Speaker C: cotis, tout ça, super sympa aussi. Il
[00:56:25] Speaker B: y a chaudnade. Mais chaudnade, c'est
[00:56:28] Speaker C: assez cool.
[00:56:28] Speaker B: Mais ici, c'est le mieux.
Voilà, c'est le mieux de tout, simplement. En effet, en effet.
Donc voilà. 100% objectif.
Donc là, je vais finir sur une note, deux notes un peu plus légères.
Donc la première, c'est sur une mascotte au destin tragique.
Donc c'est Kudaore Taro.
Parce qu'en fait, justement, le mot a été repris pour une mascotte qui est assez connue. Donc j'ai pris la photo pour vous montrer.
[00:56:56] Speaker A: Vous avez déjà dû le voir. En fait, c'est le sort de Quentin avec C'est un pantin avec un
[00:57:01] Speaker B: tambour. C'est
[00:57:02] Speaker C: un clown avec
[00:57:04] Speaker A: un pyjama, on dirait le joueur en série, John Wayne Gacy, le... Pogo le clown. C'est ça.
Et
[00:57:14] Speaker B: le harlequin. C'était l'altérégo de
[00:57:18] Speaker C: John Wayne Gacy, le serial killer qui
[00:57:20] Speaker B: a tué les enfants aux Etats-Unis en 1970.
[00:57:23] Speaker A: J'ai pas envie de savoir.
Déjà, rien que
[00:57:26] Speaker B: l'image, là, m'a suffi. L'image fait peur, mais en fait, c'est un... Il était dans la Dothanburi pendant longtemps, celui-là. C'est ça. C'est la mascotte de la
[00:57:32] Speaker A: Dothanburi, en fait. Du coup, c'est le Kudaore, justement.
La
[00:57:36] Speaker B: mascotte représente un peu ça aussi. Il s'appelle Kudaore Taro.
Il représente qu'il mange les enfants, les égouts, on dirait. Du coup, comme c'est un automate clown, c'est un gars un peu étrange, il fait un peu peur. Et du coup, il jouait du tambour devant ce resto à Dotomboli depuis 1950. C'était le symbole absolu de la bouffe et de la fête.
En fait, c'est un truc de dingue. Ce qui s'est passé en 2008, c'est que le restaurant historique a dû fermer les portes.
Et à n'importe quel autre roi du monde, les gens auraient fait bon bah tant pis c'est triste et tout. Mais là ce qui s'est passé en fait, ça a été un putain de drame national. Et le jour de la fermeture, il y a
[00:58:13] Speaker C: des milliers de personnes qui se sont massées dans
[00:58:14] Speaker A: les rues en larmes pour dire adieu au Pantin et tout.
Est-ce qu'ils sont
[00:58:18] Speaker C: pas un peu extrêmes
[00:58:19] Speaker B: les japonais? Ascendis de voitures et tout, les cocktails bonnets... Par contre, pour quitter leur boulot, il n'y a personne. Pour pleurer, le talocoon, il y a tout le monde. Oh, tu me fais une transi de ouf. Le plus drôle, c'est la suite. En fait, c'est Kudalo, Oletalo, donc la mascotte, elle s'est retrouvée au chômage. Et du coup, le clown, il a reçu
[00:58:39] Speaker A: des centaines d'offres d'emploi venant de tout le pays, des entreprises
[00:58:42] Speaker B: qu'il voulait embaucher comme consultant, comme ambassadeur de marque. – Il voulait l'embaucher comme consultant.
[00:58:46] Speaker C: On est d'accord,
[00:58:47] Speaker B: c'est une marionnette. – C'est ça, c'est ça. Mais il recevait quand même des trucs... Oui, c'est n'importe quoi. – C'est n'importe quoi. – Tu vois, c'est là qu'on voit la différence. À Kyoto, il respecte les ancêtres. À Osaka, il respecte un clown qui nous rappelle de bien manger.
Et du coup, en parlant de manger, Je ne pouvais pas finir cette chronique sans parler des incontournables à Osaka. Donc pour les gens, si vous venez un jour à Osaka, l'incontournable, bien sûr, le plus connu, c'est le takoyaki.
Mais il y a l'Okonomiyaki, Osaka style bien sûr. Il y a le Kushikatsu qui est super bon. Et petite dédicace à ma femme parce qu'à chaque fois que je vais à Osaka, si j'y vais sans elle, elle me demande, t'as le Gogoichi Horai. Donc ils ont des Butaman qui sont ultra bons et ma femme les adore et donc ils sont dans la gare d'Osaka et à chaque fois, enfin il
[00:59:30] Speaker A: y a 2-3 shops et voilà. C'est ma recommandation si jamais vous allez à Osaka, bouffez ça, c'est excellent. Et c'est pas trop cher.
Ouais, ouais, mais c'était cool. Osaka c'est bien, moi j'aime bien aussi. C'est la première ville où j'étais quand je suis arrivé ici, il y a fou, il y
[00:59:47] Speaker B: a 20 ans maintenant.
Et ouais, mais je traînais pas mal dans le sud, quoi. Minami, Namba, Ura-Namba, tous ces coins-là.
C'est sympa, ouais. Ouais, et puis comme tu disais, c'est un endroit où les gens parlent fort, sont vivants et aiment bien discuter, tu vois. Ça c'est un truc qui a... En tout cas, quand tu viens de France, je pense, peut-être même d'Europe en fait, ça change vraiment par
[01:00:13] Speaker A: rapport à d'autres villes où tu vas, où les gens sont beaucoup plus accueillants en fait. D'un coup, tu peux vraiment tchatcher avec eux. Quand on parle à Tokyo, après, je ne sais pas trop avec le tourisme, mais moi, c'est vrai qu'à l'époque, il y avait beaucoup moins d'étrangers et je me posais dans la rue des fois pour faire un croquis ou juste comme ça, tu vois.
[01:00:29] Speaker B: Et les
[01:00:29] Speaker A: gens, ils venaient me voir et me disaient, salut,
[01:00:31] Speaker B: t'es d'où? Tu fais quoi? C'est pas pour les misanthropes, quoi, comme moi.
Laisse-moi tranquille.
C'est un duel mec, c'est ça que
[01:00:43] Speaker A: tu veux? Je suis en train de me filmer, j'ai pas envie
[01:00:45] Speaker B: que tu sois dans
[01:00:45] Speaker A: le cadre.
Putain, j'avais mis le grand angle.
Ah, j'avais dit que j'allais vous parler d'érection. Parce que, évidemment, pour... Nous sommes tous excités. Enfin voilà, pour faire hommage à Slim. Mais en fait, c'était une plaisanterie. Parce qu'en fait, en japonais, le mot érection et le mot élection, eh bien, c'est le même mot. Parce qu'ils ne peuvent pas prononcer le R.
Donc c'est le
[01:01:16] Speaker C: même mot. Donc en
[01:01:17] Speaker A: fait, je voulais vous parler des élections aussi. Quand
[01:01:20] Speaker B: je te dis élection
[01:01:21] Speaker A: Slim, ça te fait
[01:01:22] Speaker C: penser à quoi? À rien du tout.
Est-ce que tu as des images qui te viennent?
[01:01:29] Speaker A: Des bureaux de vote? Des
[01:01:31] Speaker C: débats télévisés passionnants. On peut voir ça, les classiques je dirais.
Débats télévisés, différents candidats, du rouge, du bleu.
Du marron en plein slow-mo.
des posts qui sont
[01:01:47] Speaker A: repris sur les réseaux sociaux, des gens qui s'énervent dans les commentaires. Voilà, les classiques des érections.
Les classiques effets secondaires des érections.— N'est-ce pas?— Voilà.— Donc des affiches, des matériaux.
À tout coup, pendant les élections, ou les érections.
Tu peux aussi voir un type déguisé en joker.
Tu peux voir un musicien complètement nu
[01:02:11] Speaker B: sur
[01:02:11] Speaker A: une affiche.
Tu peux voir un inventeur de 96 ans qui promet la prospérité par la pensée.
Une IA candidate à la mairie.
Incroyable.
Des pubs pour des bars à hôtesse coulant entre deux discours politiques sur des posters électroniques.
Un parti qui fait campagne depuis sa prison.
Un parti pour les fans des le parti de ceux qui veulent changer le monde
[01:02:35] Speaker B: avec le poker.
Un mec en
[01:02:38] Speaker A: uniforme de l'armée impériale des années 30.
Et ce n'est pas
[01:02:43] Speaker C: une performance artistique,
[01:02:46] Speaker A: c'est une élection officielle.
Tout ceci est fait réel, vu.
Aujourd'hui, je vais vous parler des candidats électoraux chelous aux jeunes. Allez, c'est parti.
Alors la question, c'est pas, pourquoi le Japon est bizarre? Parce que bon, on sait déjà, on a vécu, tous les trois, suffisamment longtemps ici
[01:03:10] Speaker B: pour savoir.
Mais la question qui est un peu plus intéressante pour moi, c'est, dans le
[01:03:17] Speaker A: système électoral japonais, qu'est-ce qui rend ça possible? Ah oui, en effet. Parce que je ne pense pas que ce soit possible en France.
Parce que
[01:03:25] Speaker B: ce n'est
[01:03:25] Speaker A: pas que du folklore, ce n'est pas un accident, c'est structurel.
Et donc, la première question c'était, pourquoi le système permet ça? Pourquoi pas? C'est vrai, c'est vrai, c'est assez rigolo.
Eh bien parce que le système par design, il est super permissif en fait.
Il faut commencer par les règles.
Donc on va parler un petit peu politique mais on va rester sur
[01:03:53] Speaker B: les trucs du groupe. Donc ne
[01:03:54] Speaker A: vous inquiétez pas trop.
La première règle c'est qu'il n'y a pas de limite au nombre de candidats.
Il n'y a zéro plafond quoi.
La deuxième règle, c'est que contrairement à la France, t'as pas de système de parrainage.
Donc par exemple, en France, pour la présidentielle, faut 500 élus qui te signent un truc de sponsor pour dire je soutiens ce candidat ou cette candidate. Au Japon, y'a besoin de rien.
[01:04:20] Speaker B: Donc si tu remplis les conditions de
[01:04:21] Speaker A: base, tu peux te présenter.
Alors, les conditions, c'est quoi? Il faut être citoyen japonais, pour les élections locales, il faut avoir 25 ans, et pour les élections nationales, il faut avoir 30 ans.
Depuis 2015, tu peux voter à partir de 18 ans.
Avant, c'était 20 ans, je crois.
Mais donc, ils ont baissé ça. Et là, il y a un débat pour essayer de baisser l'âge à 18 ans, pour se présenter aussi. Mais ça n'a pas encore bougé.
Donc la seule vraie barrière, c'est ce qu'ils appellent le Kyoto Talking.
Tu payes une somme d'argent.
Et si tu dépasses un certain seuil de voix, en général autour de 10%, tu
[01:05:04] Speaker B: récupères ton argent.
Donc
[01:05:07] Speaker A: en gros, pour les élections locales et préfectoires, c'est 300 à 600
[01:05:12] Speaker B: 000 yens.
Et ça fait 1800, 3500 euros. C'est pas si cher. Non, c'est pas énorme.
Et à part si t'es dans la politique. Non, et même si t'y es pas, même
[01:05:24] Speaker A: pour un coup, si t'as un peu
[01:05:25] Speaker C: d'argent à cramer, pourquoi pas quoi. Si
[01:05:27] Speaker A: t'as envie de rigoler un bon coup, tu fais ça. Et justement,
[01:05:30] Speaker B: tu mets la même somme en
[01:05:31] Speaker A: ads, tu t'es fait des petits... Tu vas voir, c'est là. Tu vois, c'est là tout de suite. Le business model. Le business model.
Pour la chambre des représentants, donc c'est l'équivalent du parlement en France quoi, 3 à 6 millions d'yens.
et donc ça fait 18 à 35 000 euros à peu près. C'est un peu plus.
Donc l'idée derrière ça, c'est d'empêcher les candidatures farfelues.
La réalité, c'est surtout que ça va empêcher les pauvres.
Parce que 300 000 yens, c'est le salaire mensuel moyen japonais. C'est quand même un mois de
[01:06:06] Speaker B: salaire. Donc si t'as pas d'économie, tu te présentes pas.
Mais si t'as un peu de cash
[01:06:11] Speaker A: flow et que t'as pas beaucoup de race, Vas-y mon gars, c'est open bar. Ou alors si t'es gourou d'une secte, ça marche aussi. Ouais mais après je sais pas si c'est comme ça que tu vas faire la promo pour ta secte, ça dépend, on comprend pas.
Mais en fait c'est
[01:06:29] Speaker B: une barrière financière, c'est pas une barrière politique. Contrairement à la France où c'est encore une fois, il faut des élus qui te valident.
Après t'as des barrières financières mais à l'inverse en France où genre t'as une limitation pour le prédentiel pour pas que ça
[01:06:43] Speaker A: fasse comme aux Etats-Unis avec
[01:06:45] Speaker B: le lobbying.
Normalement c'est 7500 euros par personne ou par entité qui peut te financer ta campagne par exemple. Je dirais ça à Kadhafi.
Ils ont été jugés pour ça, mais la règle officielle, c'est ça. Alors qu'aux Etats-Unis, il
[01:07:03] Speaker A: n'y a pas de limite. Donc, c'est-à-dire que Coca, demain, il peut dire, bon, je vais acheter ce gouverneur. C'est un peu le truc. Parce qu'aux Etats-Unis, ils ont un système où, en gros, ils mettent de l'argent dans un organisme qui est genre les trucs de super PAX, qui est complètement dédié à ça.
Il y a moins de
[01:07:21] Speaker B: règles quoi, mais en
[01:07:21] Speaker A: France, t'as pas 5% au national, si t'as pas 5% de vote, ils te remboursent pas tes frais de rappel. Ça c'est sûr aussi.
Et donc l'idée, l'élément clé ici, et là Asseline, tu m'as vu venir un petit peu, c'est que ça t'offre une plateforme médiatique gratuite.
Parce qu'en fait, chaque candidat, tous, et leur nombre encore une fois n'est
[01:07:45] Speaker B: pas limité, t'as droit à un temps d'antenne gratuit. Donc télé, radio, diffusion officielle.
[01:07:52] Speaker C: Les
[01:07:53] Speaker A: élections nationales, c'est 2 à 100
[01:07:54] Speaker B: minutes par
[01:07:55] Speaker A: candidat. Putain, mais c'est énorme. C'est pas mal par rapport au prix d'une pub télé. T'imagines? J'imagine tellement j'ai fait des call-shows.
Ah ouais? Donc c'est diffusé plusieurs fois, pour la campagne officielle. C'est un format austère, un fond mini, un pulpitre. C'est pas très fun, quoi. Pas de montage flashy.
T'as une personne à côté qui fait le langage des signes pour les malentendants.
Mais c'est la télévision nationale, c'est sur la LHC, après tout le monde a.
Élection nationale, élection locale 1 à 3 minutes, diffusion régionale, en plus t'as les affiches officielles gratuites sur les panneaux publics.
qui sont à tous les endroits stratégiques, devant les sorties des commards, les écoles, les hôpitaux, tous les endroits où t'as beaucoup de gens qui vont.
Des
[01:08:49] Speaker B: tracts distribués via les autorités, t'as pas le droit de faire des campagnes sauvages. Tu peux pas faire des pubs payantes à la télé. Attends, il n'y a pas de campagne
[01:08:56] Speaker A: sauvage? Qu'est-ce que c'est les trucs qu'ils font devant
[01:08:58] Speaker B: les gares où ils hurlent tous, même les gros partis d'ailleurs, les vrais partis sérieux? C'est avant les élections et c'est
[01:09:05] Speaker A: un truc officiel.
[01:09:07] Speaker B: Ah
[01:09:07] Speaker A: ok, je pensais que c'était le parti qui organisait ça et que c'était un peu la sauvage devant les gares. Non, non, non. D'accord. C'est hyper réglementé.
Il n'y a donc pas de pub payante à la télé, pas de pub sur internet, pas de porte à porte.
et l'équipe de campagne ne peut pas être rémunérée.
Donc l'objectif théorique, c'est à peu près, ce n'est pas une mauvaise idée, c'est d'éviter l'influence de l'argent.
Mais le paradoxe, c'est que si tu compares avec une campagne de pub, La pub pub, classique.
15
[01:09:39] Speaker B: secondes de pub nationale à la télé, ça coûte à peu près 850 000 yens.
Une minute,
[01:09:46] Speaker A: ça peut facilement dépasser 3-4 000 yens.
Et ça c'est sans compter les frais de
[01:09:53] Speaker B: Danseuse parce que t'es obligé de passer par eux.
Oui, ils sont comptés... Enfin, si c'est filmé à la Hasbaï... Ouais, non, mais... Tantôt... Tu vois ce que je veux
[01:10:04] Speaker A: dire? Une pub, dans tous les cas, ça va être compliqué d'avoir une pub nationale sans passer par Danseuse. Quasiment, tu vas passer par... Pour la diffusion,
[01:10:12] Speaker B: ouais. Mais encore une fois, si tu filmes ça, tu sais, en mode... De monde
[01:10:16] Speaker A: d'otages... Voilà, qui n'a pas de budget du tout. Là, le chiffre que t'as, c'est vraiment le strict minimum. Et c'est pas très réaliste. Pour la chaîne, pour diffuser ton truc sur une chaîne privée, la NHK, je sais pas comment elle fonctionne.
Donc 2 à 5 minutes
[01:10:31] Speaker C: d'exposition nationale télé,
[01:10:32] Speaker B: en valeur marchande, plusieurs millions d'yens.
Donc la caution pour une élection nationale, 3 millions.
[01:10:42] Speaker A: Plusieurs dizaines de millions, 3 millions. C'est ouf, hein? L'équipe marketing, elle a bossé. Bon alors les gars, les prochaines élections, qu'est-ce qu'on fait? En deux termes, pour une fraction du prix d'une campagne publicitaire, t'as une exposition équivalente, voire supérieure, et ça coûte beaucoup moins cher. Alors après, c'est pas du prime time, mais maintenant y'a Internet, donc tes vidéos, elles circulent, elles sont reprises, elles sont remixées, elles deviennent virales, etc.
Donc le système crée un effet latérieux.
Les élections, ça devient une plateforme médiatique subventionnée.
Et quand tu crées une plateforme, t'attires autre chose que des politiciens.
Les influenceurs! Et du coup, on parle de qui? Qui vient exploiter le système? Parce que là, il y a un hack.
Donc t'as toujours les candidats sérieux. Par exemple, pour Ikea, la maire de Tokyo, 2024, elle avait un poster. C'est son poster.
Tu vois, elle a gagné. Elle est toujours la maire de Tokyo.
Mais très vite, ça attire d'autres profils. Par exemple, un
[01:11:52] Speaker B: comédien, on perd de vitesse. Une chanteuse qui n'est pas très connue.
Un youtubeur qui a
[01:11:59] Speaker C: un peu de followers.
[01:12:01] Speaker A: Un complotiste, un nationaliste.
T'as loupé le coche les élections, c'était il n'y a pas longtemps, mais la prochaine fois.
Il faut être japonais.
Un troll, un narcissiste classique.
Ils ont tous compris le même truc. Si tu veux une audience, le mieux c'est un passage encore à la télé, les interviews médias, l'antenne quoi.
Et tu peux l'obtenir légalement, simplement en
[01:12:29] Speaker C: déposant une candidature.
[01:12:30] Speaker A: Un croissant privé.
À partir de la l'élection, ça cesse d'être uniquement un espace politique. Ça devient raccourci par la visibilité.
Très très fort. Et donc, je voudrais vous parler des élections de Tokyo en 2024. Parce que c'était assez rigolo.
Il y a eu un vrai basculement.
Il y a eu un nombre record de candidats. Il y a eu 56 candidats.
[01:12:53] Speaker C: C'est énorme. C'est du
[01:12:55] Speaker A: jamais vu.
Il n'y avait pas 56 visions politiques différentes. C'était 56 personnes qui essayaient d'exister dans la classe médiatique. C'est un peu triste. Je parlais
[01:13:09] Speaker C: du joker japonais.
Des fois, il
[01:13:11] Speaker A: s'habillait aussi, le masque, tu sais, le suit de Jim Carrey. Sur les affiches, il est en joker. Il a tout gagné, c'est exceptionnel. Il défend la liberté d'expression et il déteste les étrangers. Sur ses posters, il y avait des femmes à poil pour montrer la liberté d'expression.
Il y avait
[01:13:35] Speaker C: Teruki Goto, un musicien, et donc lui son
[01:13:40] Speaker B: truc c'est qu'il est à
[01:13:40] Speaker C: poil quoi.
[01:13:41] Speaker A: Il a enregistré une petite musique sur sa guitare. En fait, il est malade. C'est des fous. Mais t'avais de gros influences. C'est incroyable. Le docteur Nakamatsu, qui est le premier sujet dont on a parlé, c'est un inventeur, c'est une espèce professeur tournesol japonais. de... Donc lui s'est présenté tellement de fois au manga.
A chaque élection. Bon
[01:14:04] Speaker B: il est vieux donc peut-être depuis trop longtemps, il y a 96. C'est une mascotte maintenant aussi. Il n'y avait pas eu des actrices.
Et
[01:14:11] Speaker A: Eddie a une vidéo qui s'était présentée cette année-là aussi. Qui parlait justement d'avoir des bons jobs, des trucs comme ça.
C'était vraiment lunaire.
Mais tu vas voir, ça va plus loin. Ça c'est les candidats,
[01:14:24] Speaker B: mais il y a eu d'autres trucs encore.
Donc t'avais le candidat IA, il y avait le
[01:14:29] Speaker A: truc du poker.
Beaucoup de sachos aussi.
Ça
[01:14:33] Speaker B: c'est normal, mais le candidat IA, vu
[01:14:34] Speaker A: qu'il faut être un ressentissant japonais, comment c'est possible? La personne qui s'est enregistrée, c'est une personne.
Tu peux mettre ce que tu veux sur le poster à partir du moment où... à l'époque. Et aussi, il y avait d'autres affiches.
Encore une fois, les emplacements réservés devant les écoles.
Et donc, t'avais les noms des candidats. Puis aussi, t'avais des pubs pour des bars, des photos d'un niveau, des images un peu sexy, des clubs, des trucs un peu
[01:15:07] Speaker B: bizarres, des clubs un peu
[01:15:08] Speaker A: mystiques, ésotériques, chelous.
Et donc là, à ce moment-là, tu n'utilisais plus l'élection. C'est une vitrine, c'est le cirque. C'est ça, c'est le cirque.
Et ce n'est pas arrivé par hasard du tout.
Parce qu'il y a quelqu'un qui a décidé, cette année-là,
[01:15:25] Speaker C: d'industrialiser le
[01:15:26] Speaker A: hack en question.
On est bien sur la batterie, on est bon.
Alors, je vous présente Tachibana Takashi, que j'ai appelé Tachan. Tachan, donc.
[01:15:39] Speaker B: Tachan, donc. Qui est Tachan?
[01:15:42] Speaker A: Alors, c'est un ancien ouvrier de la NHK.
Donc, la NHK,
[01:15:46] Speaker B: c'est
[01:15:46] Speaker A: quoi? Pour les écouteurs... C'est France 2.
C'est Antenne 2, je crois. Antenne 2, FR3.
Slim, quoi, tu vois. Je déconne, j'ai connu. FR3.
La DGK, c'est un peu France Télévisions, c'est la télévision publique japonaise.
Et pendant longtemps, c'était financé par une redevance obligatoire.
Donc t'avais des collecteurs, donc souvent, des fois des employés, mais souvent des gens en freelance en fait. Ils venaient frapper chez toi pour réclamer l'argent.
Et du coup, même si tu regardes pas la télé, même si t'as pas
[01:16:22] Speaker B: de télé, même si t'as juste un écran, un smartphone, ils viennent et puis ils essaient de rentrer chez toi, des fois de force.
Mike il s'était fait racketter par un gars de la NHK qui avait réussi à rentrer dans son building une fois.
Mais dis-toi que moi quand je faisais Airbnb, une fois je vois une lettre et en fait c'est
[01:16:39] Speaker A: un des gars qui louait mon Airbnb qui s'est fait vendre
[01:16:42] Speaker B: la NHK par un gars. Ah les gars ils sont vraiment chiens quoi. Et puis
[01:16:46] Speaker A: il dit si tu parles pas japonais, enfin bref. Ouais bah il me parlait pas japonais les gars qui étaient à l'Airbnb chez moi.
Et donc c'était pas vraiment super populaire. Surtout depuis qu'internet, les
[01:16:56] Speaker B: jeunes sont alléchés, c'est pas mal.
Mais c'est quand même beaucoup
[01:17:00] Speaker A: de documentaires. Bien sûr, il y a des très bonnes émissions, mais bon... En est-ce que, en vrai, c'est assez cool pour le coup?
Et du coup Tachan, lui, il bossait à la NHK.
Alors je crois qu'il était comptable slash producteur, un truc comme ça.
Et en 2005, il y a un scandale avec la NHK, une histoire de financement d'argent planqué pour les JO de Salt Lake City. Et lui, il leake des documents.
en dénonçant le scandale, la collusion, parce
[01:17:32] Speaker B: qu'un échiquier
[01:17:33] Speaker A: c'est contre une télévision publique.
Et donc là, il y avait de l'argent qui a été détourné, bon, il s'est fait virer. Ah merde!
Mais en fait, lui il est énervé après l'NHK et les gens aussi sont un peu ambivalents vis-à-vis de l'NHK. Les vieux payent, les jeunes pas trop et les mecs ils viennent chez toi luttant, menaçant pour te réclamer des sous pour un truc que tu regardes pas.
Ça avait pas super bonne presse quoi.
Et du coup, ce qu'il fait, c'est qu'il transforme cet espèce
[01:18:06] Speaker B: de ressentiment en capital politique.
Donc il
[01:18:09] Speaker A: crée un parti.
C'est le parti pour protéger les citoyens contre la NHK.
C'est son seul programme. Il n'est pas anti-capitaliste, il est anti-NHK. Il veut supprimer la renaissance, il veut dénoncer la corruption, entre guillemets.
Il se présente à plein d'élections, il perd, il gagne un peu, il démissionne, il en repère, il re-essaye, d'abord localement à Chiba, après il tente Tokyo, et en 2020, il comprend un truc.
Ce qu'on vient de parler, c'est qu'il n'y a pas de limite pour les candidats.
Alors, ils décident,
[01:18:47] Speaker C: un
[01:18:47] Speaker A: petit coup d'essai, 2020, 3
[01:18:50] Speaker C: candidats.
Alors, 3 quotions, 3 passages télé, 3 séries
[01:18:55] Speaker A: d'affiches, mais des affiches avec sa gueule
[01:18:56] Speaker B: à lui. Incroyable!
Même
[01:18:59] Speaker C: message.
Il met quoi? Il met une fausse moustache? Il met une casquette? Non, c'est le même
[01:19:04] Speaker B: gars, mais c'est trois différentes personnes enregistrées.
Il est en costume, il a
[01:19:08] Speaker C: changé sa casquette.
T'as vu le jeu, là, qui est-ce, là? Il a des
[01:19:12] Speaker B: lunettes.
Il a des
[01:19:14] Speaker A: lunettes avec la fausse moustache, quoi. Des fois, dans les messages, ça t'en fait « oh merde, ils vont me reconnaître ». C'est pourri, c'est pourri. Donc résultat étoile à moins de 1%.
Mais c'est pas ça qui intéresse.
Lui, il vient de comprendre le truc, c'est qu'il peut multiplier sa visibilité simplement en multipliant les candidatures. Parce que lui, en fait,
[01:19:36] Speaker B: c'est une espèce d'agitateur professionnel sur Internet.
Je suis persuadé qu'il soit vraiment motivé pour la politique de
[01:19:43] Speaker C: l'NHK, c'est juste qu'il veut faire du PSOA.
[01:19:45] Speaker A: Du coup,
[01:19:46] Speaker C: il peut reclipper tous
[01:19:47] Speaker A: les trucs qu'il a, refaire de buzz par rapport à ses clips. C'est les trucs sur Facebook, YouTube et tout. C'est ça.
C'est pas mal, hein? C'est pas une mauvaise idée. N'est-ce pas?
Donc ça c'était le coup d'essai. À partir de là il joue plus une élection, il exploite
[01:20:04] Speaker C: une plateforme, il
[01:20:05] Speaker B: a compris le truc et
[01:20:07] Speaker A: là il va gamer le système.
En 2024, c'est l'escalade, donc
[01:20:13] Speaker C: de 3 candidats, il
[01:20:15] Speaker A: passe à 24. Ah oui, cash! Ah
[01:20:18] Speaker B: mais x8! Trop fort! Sur 56 candidats, donc c'est presque la moitié, c'était que
[01:20:24] Speaker C: lui. Ah ouais, c'est lui! 24, donc
[01:20:26] Speaker A: 24 cautions, donc 3 fois, enfin 24 x 3, il a quand même un
[01:20:31] Speaker B: fonds de roulement quand même. Ouais mais
[01:20:32] Speaker C: après, regarde, avec tout
[01:20:33] Speaker A: ce qu'il peut monétiser, t'imagines? C'est à peu près 72 millions d'yeux,
[01:20:37] Speaker B: 400 millions d'euros.
Est-ce que ça fait quand
[01:20:39] Speaker A: même xx, je pense quand même. Attends, parce que 24h à s'acheter, 24h au placement, il affiche ça. Et là tout le temps il est partout.
Et en fait, ce qu'il décide de faire, et c'est là où c'est malin, c'est qu'il se dit mais je vais monétiser le truc quoi.
Donc il propose à n'importe qui d'acheter un emplacement d'affiche électorale de son parti contre un don, là je suis encore déguisé avec mes petits doigts, de 25 000 yens par poste. Donc sachant que, je sais pas moi, t'as peut-être chaque emplacement tu vas avoir 50 affiches.
Donc à l'époque,
[01:21:15] Speaker B: t'avais qu'au Ikea, t'avais une affiche,
[01:21:17] Speaker A: un poster sur les 50. T'avais, je sais pas mec, le communiste, t'avais bon, on va dire 5-6 politiques respectables. Et tout le reste, c'était lui. Putain, incroyable. Et pas
[01:21:30] Speaker B: besoin d'être candidat, pas besoin d'avoir un programme, même pas besoin de parler politique.
[01:21:35] Speaker A: Donc, en
[01:21:36] Speaker C: gros, t'avais des affiches de pub sur les panneaux électoraux. Ouais,
[01:21:39] Speaker B: en fait, il a changé des
[01:21:41] Speaker A: panneaux électoraux en panneaux de pub, quoi. C'est ça. Dans les meilleurs spots, c'est quoi, les hôpitaux ou les stations? Ça dépend de ton business, quoi. Les meilleurs, oui et non, parce que les clubs à hôtesses, les boîtes à cul, les bars, les trucs pour des services où j'ai pété les jambes si tu payes pas, etc.
mélangé avec des vrais candidats au milieu d'un truc de campagne officielle. Au début, ça faisait rire.
C'était du troll, c'était de la performance, c'était rigolo.
[01:22:13] Speaker B: Regardez le Japon, c'est bizarre.
Mais quand
[01:22:17] Speaker A: ça a commencé à y avoir
[01:22:18] Speaker B: des affiches des pubs pour les clubs à hôtesse devant les écoles primaires, c'est moins drôle dans les gens et je voulais un petit peu moins.
Surtout c'est pas la
[01:22:26] Speaker C: targuette. Je sais pas
[01:22:28] Speaker A: ce qu'ils pensaient les gars qui avaient les clubs à
[01:22:29] Speaker B: hôtesse.
Peut-être les parents, le papa qui va chercher l'école, les gamins. Quand même, quand même. Ou le maman, parce qu'elle a
[01:22:37] Speaker A: besoin de faire baille. Ah ouais, c'est vrai qu'il y a...
Et
[01:22:40] Speaker B: puis il y a les hostes aussi, c'est
[01:22:41] Speaker C: dans les deux
[01:22:42] Speaker A: sens au Japon. Et puis il
[01:22:43] Speaker B: n'y a pas qu'eux.
Peut-être que les profs aussi.
Un peu déprimés
[01:22:49] Speaker A: après une journée de tour. Et du
[01:22:50] Speaker B: trafic.
Je veux dire, même si
[01:22:54] Speaker C: t'as... Mais
[01:22:55] Speaker A: ton funèle est moins bon. Il va être plus flat que... En termes de targeting, c'est pas super. Il faut penser à ton funèle. Il résiste.
Mais s'il n'y
[01:23:05] Speaker B: a que 5% sur une énorme masse de personnes, c'est déjà 5%. Je ne sais pas s'il y a fait une
[01:23:12] Speaker A: étude de marché très sérieuse.
Non mais surtout qu'en fait, si ça ne te coûte que 25 000 yens, ce n'est pas très cher donné pour un endroit qui a beaucoup de remboursement. Mais le
[01:23:22] Speaker C: poster à 25 000 yens, mais sachant qu'à l'échelle de Tokyo, c'est énorme, donc
[01:23:26] Speaker B: il y a des milliers, des dizaines de milliers de posters,
[01:23:28] Speaker C: quoi. On veut les chiffres. Combien il gagné? a Ça veut dire que les gars ont payé pour
[01:23:32] Speaker A: un poster, pour une location, 5 000 yens. Exactement. C'est pour ça qu'il
[01:23:36] Speaker B: faut avoir le chiffre, là, mon gars. Tu
[01:23:38] Speaker C: fais trop durer
[01:23:39] Speaker A: le suspense. C'est complètement opaque, quoi. Je peux pas te dire combien il a gagné.
[01:23:43] Speaker B: Il a bien remboursé ses frais de campagne.
C'est pour ça. Il
[01:23:47] Speaker C: a investi 400 000 euros, je pense. Mais c'est sûr que tu
[01:23:50] Speaker B: l'es fait. Largement. T'imagines, t'es à Tokyo. Le nombre de posters qu'il y a... 50 fois tous les
[01:23:57] Speaker C: endroits de Tokyo, il y a plein
[01:23:59] Speaker B: d'euros. Parce que même pas 50, même si tu fais fois 20, parce
[01:24:02] Speaker C: qu'en fait c'est 24 qu'il
[01:24:03] Speaker B: avait. Mais même si tu fais juste 20, 25 000 fois 20, ça fait déjà 500 000 yens.
Pour un emplacement. Deux, il a déjà rentabilisé.
Bah
[01:24:15] Speaker A: non parce que c'est un million de
[01:24:16] Speaker B: yens et on parle de 400 000 euros. Donc il a un faux gramme
[01:24:21] Speaker A: mais bon t'es dans Tokyo. Tokyo t'imagines le nombre d'endroits que t'as? Juste un quartier tu dois en avoir peut-être entre 5 et 10 minimum quoi.
Bon, mais du coup, les posters de trucs de cul devant les
[01:24:32] Speaker C: écoles, c'est pas super
[01:24:35] Speaker B: passé, c'est devenu un peu politique.
Et mars 2025, le Parlement a passé une loi qui interdit finalement l'usage commercial des passerelles. Aïe, aïe, aïe, aïe. Après, il a fait un coup. C'est du one shot. Parce
[01:24:48] Speaker C: que de toute façon,
[01:24:48] Speaker B: tu peux t'attendre à ce que derrière, il y ait
[01:24:50] Speaker C: une réaction, donc tu sais que ça va
[01:24:51] Speaker B: être du one shot. C'est du
[01:24:52] Speaker A: one shot. Tu fais un test, ça marche, ils font rien, boum. Moi, j'ai déjà applaudi la performance quand même. Non, il a fait du fric. Là, tu te dis, bon, GG, c'est rigolo, il a fait son truc.
Mais le problème, c'est que... Au-delà du troll politique et du mec un peu rigolo, c'est quand même un bon gros connard aussi.
Il ne s'arrête pas juste à provocation médiatique.
En début de mois, il commence à simuler les gens qu'il n'aime
[01:25:19] Speaker B: pas en utilisant son audience.
Il commence à... Comment dire?
Weaponized
[01:25:26] Speaker A: a militarisé son audience. Il cible personnellement un parlementaire local qui avait critiqué ses méthodes. Ah, pendant un petit harcèlement en ligne en
[01:25:35] Speaker B: envoyant sa commune? Plus que ça.
[01:25:38] Speaker A: Pendant des mois. C'est vraiment systématique. Il se met devant la maison
[01:25:44] Speaker B: du député avec un mégaphone et puis
[01:25:48] Speaker A: ses bières, sa commune et il hurle. Il publie des dizaines de vidéos sur YouTube,
[01:25:55] Speaker B: il diffuse son adresse.
Il encourage ses followers
[01:26:00] Speaker A: à faire pression.
Ce n'est pas un clash
[01:26:03] Speaker B: Twitter, c'est
[01:26:04] Speaker A: une campagne organisée, physique, permanente, de harcèlement dégueulasse. Il n'a pas été en justice
[01:26:09] Speaker B: pour ça? Justement, le parlementaire a fini par se suicider. C'est horrible.
Et la famille du parlementaire, ils
[01:26:20] Speaker A: ont établi un lien direct C'est bizarre qu'il ne soit
[01:26:28] Speaker B: pas allé voir les autorités pour dire que je suis harcelé, vu que c'est un parlementaire. On ne peut rien faire. C'est difficile de prouver ça.
Non mais c'est le gars, il faisait son business avec ça, il y
[01:26:41] Speaker A: a sûrement des messages sur le net, il y avait des campagnes de YouTube, des trucs comme ça. Je suis sûr qu'il y avait des preuves. Il y a eu du backlash parce qu'en 2025, Tachan faisait un speech devant le ministère de l'Industrie et un des mecs qui n'était pas content de cette histoire, il est venu et il a attaqué à coup de machette.
Ça lui a un petit peu coupé l'oreille, je
[01:27:01] Speaker B: crois. Il a survécu.
[01:27:03] Speaker A: Le lendemain, il a une casquette rouge et se compare à Donald Trump, évidemment, défenseur de la liberté d'expression, victime du système.
Mal récit, c'est bon. La veuve du parlementaire, elle a porté plainte
[01:27:21] Speaker B: pour diffamation et harcèlement moral.
[01:27:23] Speaker A: Vu que le mec était déjà en sursis, il avait chopé 2 ans et demi de
[01:27:30] Speaker B: prison pour l'histoire d'intimidation il y a quelques années
[01:27:33] Speaker A: avant.
Donc si son histoire de diffamation... Il s'est
[01:27:41] Speaker B: fait arrêter à la fin de l'année dernière.
[01:27:44] Speaker A: Il a pris son mois
[01:27:52] Speaker B: de garde à vue.
Je pense, mais là il a l'air d'être dehors.
Ils n'ont pas 50 chefs d'occupation pour renouveler.
Après, ils peuvent le faire. Oui, ils peuvent le faire. C'est ce qu'ils font
[01:28:05] Speaker A: d'habitude. Mais là, s'ils n'ont pas
[01:28:06] Speaker B: 50 chefs
[01:28:07] Speaker A: d'occupation, ils ne peuvent pas renouveler le mois
[01:28:08] Speaker B: à chaque fois. Tu vois ce que je veux dire? Ils peuvent trouver des trucs farfelus. C'est ça. C'est arrivé à Carlos Ghosn.
Pas qu'eux, quoi. L'exemple,
[01:28:17] Speaker A: on va dire récent, pour les gens au Western qui ne comprenaient pas comment ça se fait qu'ils étaient en garde à vue pendant 4 mois.
Et donc, pas une petite conclusion, mais c'est pas juste une bise agriculturelle, c'est un effet mécanique. Le système à la base a été créé pour limiter l'influence de l'argent, mais tendant à même gratuit, à fiche publique.
Bah t'as une plateforme médiatique clé en main
[01:28:44] Speaker B: quoi.
Et il y avait toujours eu quelques candidats un peu farfelus, un peu rigolos quoi.
Mais 2024, le mec il a maxé le truc quoi.
En fait moi ce que je trouve sale parce que jusqu'à ce qu'ils revendent les trucs, je me disais ah business man on voit le truc, ok faire une oeuvre tu vois il fait son gras. C'est peut-être
[01:29:04] Speaker A: un one-shot mais ça fait marrer. Mais l'histoire d'instrumentaliser pour mettre la pression, harceler un gars physiquement, ça par contre c'était moins cool pour être honnête.
Bah ouais ouais, c'est une bonne saloperie. Alors
[01:29:17] Speaker B: le gars, d'après lui, il a avoué qu'il était schizophrène et... Mais je suis pas
[01:29:22] Speaker A: sûr que ce soit vrai, enfin c'est lui qui l'a dit. Non mais c'est bien pour se défendre devant un tribunal quoi. Ah c'est ça. Voilà. Les dernières élections locales qu'on a eues il n'y a pas très longtemps, c'était assez calme.
Il n'y avait pas eu de joker, pas eu de parti vampire, pas d'Iramaire.
Alors...
Peut-être que la loi sur les affiches
[01:29:46] Speaker B: les a calmés un petit peu.
Peut-être que le scrutin était un peu rapide cette fois-ci, donc ils ont pas eu le temps vraiment de s'organiser. Ouais, c'était rapide et puis il y a un autre fait qui fait que là, les élections étaient un peu plus importantes, entre guillemets, vu que c'est la dame de fer japonaise. Il y a eu plein de propositions. D'ailleurs, Jiminto est passé au premier très largement. Ça faisait très longtemps qu'ils n'avaient pas réussi comme ça.
un contexte économique qui est différent aussi au Japon avec une inflation forte, des gens qui demandent beaucoup plus de pouvoir d'achat. Enfin il y avait vraiment tout un
[01:30:18] Speaker A: truc aussi où les gens prenaient ça beaucoup plus au sérieux cette fois-là par rapport à d'habitude.
J'ai ressenti ça là personnellement, je sais pas toi.
Mais moi j'ai pas vu, alors je suis pas trop les programmes politiques locaux, etc. Mais je sais que là où je suis, il y
[01:30:36] Speaker B: avait le PLD comme d'hab, les communistes, et deux, trois trucs, un peu d'extrême droite bien sale. J'ai pas vu de candidats chiens, de vampires bizarres. Mais je te dis, je pense qu'il y a peut-être cette loi, mais il y a aussi le contexte qui fait que les gens sont plus dans le sérieux.
[01:30:57] Speaker C: Par exemple, récemment, la... Comment elle s'appelle
[01:31:00] Speaker B: déjà la première ministre actuelle? T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as... T'as...
Tout ce qui est bouffe au Japon, c'est pas encore passé, mais normalement, vu qu'ils ont une majorité écrasante, là, cette fois, à
[01:31:32] Speaker A: la Chambre basse, normalement, là, tout ce qui est bouffe, on devrait regagner le pouvoir d'achat, parce qu'ils vont enlever les
[01:31:39] Speaker B: taxes sur tous les produits de l'insommation.— Ouais, mais ça, c'était des élections locales, donc ça n'a pas d'impact sur les décisions nationales, quoi.— Non,
[01:31:48] Speaker A: là, c'est les élections
[01:31:48] Speaker B: qui se sont passées, c'était la Chambre basse. C'était les élections du parlementaire.— Le Parlement?— Si, si.— T'es sûr? Un certain, ouais. C'est la chambre basse. La chambre basse, c'est l'équivalent de notre parlement en France.
Donc, c'était ses élections, là.
Et là, ils ont... Je te dis, d'habitude, là, ils étaient en train de vaciller la gauche, avec des gros guillemets japonaises. Les dernières fois, ils étaient presque passés, parce que le soutien historique de Jiminto les avait un peu lâchés, etc. Et là, cette fois, Jiminto, même sans leur
[01:32:19] Speaker A: soutien, ils ont eu, je sais pas, plus de 300
[01:32:22] Speaker B: sièges. sur les 500. Donc là, ils sont au top.
Bref, voilà, petit aparté politique japonaise. Non, non, tu vois, je suis plus chez moi, quoi. Moi, ma femme, elle, en fait, suit beaucoup, parce que c'est
[01:32:38] Speaker C: rare pour des gens
[01:32:39] Speaker B: de son âge, mais elle suit quand même
[01:32:40] Speaker A: beaucoup, et
[01:32:40] Speaker B: elle, elle
[01:32:41] Speaker C: est très anti-gimito, elle aime pas du
[01:32:43] Speaker B: tout le gimito. Elle a quel âge? Elle a 30... 64 ans.
Elle a 37.
Ah ouais! T'es jeune! Je crois qu'elle avait mon âge, Elitian. Elle a 50 mois que moi, donc ouais, elle a 37. Mais du coup, elle, elle suit pas mal.
[01:32:59] Speaker A: Et elle a toujours été anti-gimito parce qu'elle aime vraiment pas... C'est... Elle a vraiment haï abé toute la publique qu'il a fait avec les abénomics, les trucs comme ça, donc...
[01:33:09] Speaker B: Ouais, c'était marrant, c'était...
[01:33:11] Speaker A: Ils voulaient remettre
[01:33:12] Speaker B: les femmes au travail.
Mais par contre... On les paye pas, quoi.
J'ai juste dit, les femmes, il faut travailler maintenant, ça suffit.
[01:33:20] Speaker A: Et
[01:33:21] Speaker C: c'est tout.
C'était limite
[01:33:23] Speaker A: ça. Par
[01:33:25] Speaker C: contre toi, on ne les paye pas. Tu vas bosser, mais comment
[01:33:28] Speaker A: ça un
[01:33:28] Speaker B: salaire? De quoi tu parles?
Voilà.
Merci pour cette news.
Ça t'inspire. Tu nous remets
[01:33:36] Speaker C: un peu dans le... Un peu Tristoun quand même. Ah désolé. C'est juste la conclusion. Jusqu'au moment
[01:33:45] Speaker A: où il exploitait le système,
[01:33:46] Speaker B: je trouvais ça cool. Moi je veux des paillettes dans les
[01:33:48] Speaker A: yeux. Je veux
[01:33:48] Speaker B: des gens
[01:33:50] Speaker A: qui s'aiment à
[01:33:51] Speaker C: la
[01:33:51] Speaker B: fin. Il a hacké le
[01:33:52] Speaker A: système! Bon bah allez, vas-y,
[01:33:55] Speaker C: on va parler de paillettes avec toi.
Et c'est parti!
[01:34:06] Speaker A: C'est bon? Voilà, ça
[01:34:08] Speaker C: enregistre. Allez! Je suis à vous, messieurs. Et bien, depuis 7 ans... Depuis 7
[01:34:18] Speaker A: ans, qu'est-ce qui s'est passé dans ta life? Quelle est ta vie?
Mais il s'en est passé des choses depuis
[01:34:23] Speaker C: 7 ans, je t'en avais parlé un petit peu là. Parce qu'on s'est vus il y a 7 ans, mais tu n'étais déjà plus au Japon.
Ouais, ça faisait déjà 2 ans que j'avais quitté le Japon.
J'étais parti sur la voie martiale. Tu vois, mon truc principal, c'était le Muay Thai.
Et pendant deux ans et demi, peut-être que deux ans, j'avais par exemple un contrat freelance par an, quelque chose comme ça, tu vois, ce qui me permettait de faire rentrer un peu d'argent. Et après, le reste,
[01:34:51] Speaker A: je ne
[01:34:51] Speaker B: faisais que du Muay
[01:34:52] Speaker A: Thai et du mouvement de manière générale.
[01:34:55] Speaker B: Et
[01:34:56] Speaker C: c'est là où nous, on s'est rencontrés. C'était 2018 ou 2019, peut-être.
En 2018, c'était tes 40 ans. 2018, forcément. Il
[01:35:06] Speaker A: y
[01:35:06] Speaker B: a 7 ans.
2018.
Donc moi, je vivais un peu
[01:35:13] Speaker C: cette vie-là, dans le sport, Muay Thaï, Thaïlande, etc.
Après, il
[01:35:19] Speaker A: y a eu quoi? 2019? Tu devais découvrir aussi, là-bas, quand t'étais sur le Tiger.
Tiger Muay Thaï, je faisais des cours
[01:35:28] Speaker B: de mouvement et mobilité. On était même allés
[01:35:31] Speaker A: voir un truc de Muay
[01:35:32] Speaker B: Thaï.
Je me rappelle, j'ai
[01:35:34] Speaker C: fait trois vidéos avec les gens, je regardais. Moi j'ai fait un training avec le sling.
C'était pas beau à voir.
Il n'était pas fameux après.
Après ça, j'ai eu un peu la même aventure dans un autre pays.
J'étais au Brésil en 2019.
Là, j'ai mis en pause la carrière martiale pour moi et j'ai commencé à rentrer dans vraiment l'enseignement.
[01:36:02] Speaker A: Je commençais à
[01:36:02] Speaker C: accompagner des athlètes, notamment de MMA.
En 2019, j'ai accompagné des athlètes de MMA. J'en avais accompagné une à l'UFC à Las Vegas.
[01:36:12] Speaker B: C'est plutôt cool. Et dans le gym
[01:36:15] Speaker C: dans lequel j'étais, il y avait des
[01:36:16] Speaker A: grands noms, notamment Alex Pereira.
[01:36:18] Speaker C: Pour ceux qui connaissent, il s'avère qu'il est devenu champion du monde du GFC. C'est un peu ma phase préparateur physique.
C'est de la préparation physique. Et comme moi j'avais cette particularité un peu avec la mobilité et le mouvement, je leur mettais un peu aussi ce mindset de, faut pas que bourriner, faut prendre soin aussi de l'articulation, je leur introduisais la respiration, des choses comme ça. Pour qu'ils aient un peu
[01:36:43] Speaker B: ce côté l'athlète 2.0 quoi. Pas juste le bourrin, mais le mec qui prend soin aussi du véhicule. du... Et comme ça, il développe d'autres attributs. Mais moi de ça, le mouvement, de
[01:36:53] Speaker C: ce que tu m'expliquais aussi, c'est aussi bien gérer tes distances. Ça fait énormément partie de ça. En combat, c'est un truc qui est très important. C'était un peu les choses intangibles, tu vois, desquelles, généralement, tu passes. Même moi, à l'époque, j'avais de la chance, tu vois, quand je m'entraînais en boxe à Shibuya.
En fait, mon coach à l'époque, c'est lui qui m'avait aussi mis cette mentalité. Il m'avait dit, écoute Tim, fais les trucs genre à la perfection.
faisant pas beaucoup, mais travaille sur les choses qui vont faire le 84% du travail. Donc moi j'avais beaucoup travaillé avec lui de distance, de rythme, de coordination.
Une des mots que t'entends pas trop, tu vois, dans ce monde là, où c'était souvent, eh c'est un truc de bourrin quoi. Peut-être après pas physique et éclate le gars.
Et donc bref, moi j'ai eu toute cette phase, on va dire, ça a duré quoi, depuis 2017 jusqu'à 2020, où là c'était vraiment accès, mouvement, mobilité, pour les arts martiaux. Ensuite 2020, 2023, là je suis passé dans le monde santé holistique, dont on parlait ensemble, toi et moi, et c'est là où j'ai lancé le podcast en 2020.
et j'avais un podcast d'invités un peu à la Joe Rogan, tu vois, des longues conversations qui démarrent peut-être d'un élément de la santé, donc j'avais des nutritionnistes, j'avais des kinés, j'avais des ostéos, j'avais des gens qui entraînaient par exemple des équipes de France et tout, j'avais vraiment des grands noms. Et après, hop, on ouvrait sur les autres aspects de la santé pour créer du lien. Donc j'avais par exemple un gymnaste ou un cascadeur qui parlait de son entraînement martial, mais après qu'il a introduit l'exposition au froid, il a introduit le sauna, il a introduit l'alimentation cétogène. Et donc, moi l'idée c'était vraiment de présenter à tout le monde tous ces outils-là, parce que c'était un peu la tendance aussi à l'époque. Et moi j'étais un des premiers en francophone à avoir ce truc-là de, hé, viens, on parle de tous les paramètres et pas que, ah j'ai mal au dos, il faut que je fasse la kiné. Non, kiné oui, mais parlons de l'inflammation aussi.
[01:38:34] Speaker B: Ah tiens, il y a peut-être l'alimentation, la check-in et le sommeil et tout. Bref, j'ai fait un peu ce cycle-là, 2020-2023, sans thé, tu vois.
C'était cool. Un petit détail aussi, au-delà des podcasts, je me rappelle que dans cette période-là, t'es allé
[01:38:47] Speaker C: en Angleterre pour faire des
[01:38:48] Speaker B: diplômes de diététiste,
[01:38:50] Speaker C: pas de diététicien,
[01:38:51] Speaker A: mais en Angleterre pour un truc dans la bouffe, enfin pour apprendre
[01:38:56] Speaker C: à gérer ton... Non, c'était pas moi,
[01:38:59] Speaker B: non. C'était pas toi? C'était pas moi.
En fait, tu crois que le mec il a une
[01:39:03] Speaker C: bonne mémoire? Non, en fait, il a
[01:39:05] Speaker B: tellement d'informations, il s'avère qu'il est tombé deux fois juste. Il me
[01:39:08] Speaker C: semblait que tu étais allé en
[01:39:09] Speaker A: Angleterre. Non, je suis pas allé en Angleterre. Pour
[01:39:10] Speaker C: faire justement des trainings pour apprendre tout
[01:39:14] Speaker B: ce qui est diététique. Ah non, pas du tout, non. Et t'as pas gagné un concours de claquettes aussi? Et d'ailleurs, t'es pas champion de triangle.
Ça, c'était un
[01:39:23] Speaker C: peu... C'est après.
Non, non, pas du tout, mais... Ah d'accord, OK. Il
[01:39:27] Speaker B: me semblait que tu avais
[01:39:28] Speaker C: fait des trainings pour tout ce qui est... Non, en vrai, c'était bien mon stage tuval.
Je suis allé l'an dernier. D'accord,
[01:39:34] Speaker B: ça fait bien longtemps. Non mais, dans le sens, à ce moment-là,
[01:39:37] Speaker C: ça faisait, je ne sais pas, peut-être 8 ans, je n'étais pas allé l'entraîner. Mais tu as fait zéro training pour la diététique à ce moment-là? Non mais moi, j'avais toutes mes connaissances en nutrition, etc. que j'ai appris
[01:39:45] Speaker B: au fil de toutes ces années-là, tu vois, d'expérimentation et de mecs qui m'ont un peu mentoré, mais je n'ai pas fait un diplôme
[01:39:51] Speaker A: de diététique. Non mais,
[01:39:52] Speaker C: non, non, pas un diplôme, mais aller
[01:39:53] Speaker B: dans justement des
[01:39:54] Speaker A: conventions, des trucs
[01:39:55] Speaker B: comme
[01:39:55] Speaker C: ça, où les gens discutent de la diététique.
C'était une autre personne. C'était une autre personne, une autre personne. C'est très possible.
Il s'appelle Slob.
Slob.
Il s'appelle Slob parce qu'il est gros, d'ailleurs.
Donc ouais, je vais faire un peu de trucs chronologiques, mais on va
[01:40:13] Speaker A: accélérer. Bref, il y
[01:40:14] Speaker C: a cet aspect-là martial, il y a cet aspect-là santé. Et 2023-2025, c'est la phase business.
[01:40:20] Speaker B: Donc plus mentorat, business et
[01:40:21] Speaker C: mindset.
Donc en ligne ou... Toujours en ligne. Moi, tout ça, c'était en ligne. et on va dire toutes ses avantes. C'est quoi le business mentor? J'explique juste après, mais en gros, tout ce passage-là, il faut que tu gardes en tête que moi, j'ai toujours été nomade. Je me suis toujours déplacé.
Donc en fait, là, je te le fais rapidement, mais on peut dire que globalement, chaque année, je suis dans un pays pendant une longue période. Tu vois, entre 6 et 10 mois. Comme le Brésil, tu vois, c'était 8 mois, 8 mois quelque chose comme ça. Après, j'étais en Indonésie aussi pendant 6-7 mois.
La Thaïlande, je suis retourné aussi. Comme c'était aussi la période Covid entre 2020 et 2023, J'ai été dans
[01:40:54] Speaker B: tous les pays où ils ne fermaient pas
[01:40:56] Speaker C: les frontières et où il n'y avait pas de règle. En fait, j'ai fait zéro jour de confinement. J'allais demander juste pour les visas et tout. Parce qu'à ce moment-là, comme il n'y avait pas
[01:41:04] Speaker B: de règle, les visas aussi, c'était beaucoup plus laxiste. Et donc, en Thaïlande,
[01:41:07] Speaker C: tu pouvais renouveler ton visa à l'infini pendant toute la durée du Covid. Ben oui, vu que de toute façon, les gens ne
[01:41:12] Speaker B: pouvaient pas sortir. Exactement, comme ils ne pouvaient pas sortir, ils te disaient, ah ben ce n'est pas grave, on vous donne
[01:41:15] Speaker C: encore des mois supplémentaires. J'ai un pote qui a été bloqué au Vietnam, entre guillemets, comme ça. D'ailleurs, maintenant, il est marié, il vit au Vietnam.
Il y a plein de gens comme ça en fait. Malia n'était pas coincée au filu. Exactement. Et donc moi j'avais fait ça à Thaïlande. Après, dès que la Thaïlande a
[01:41:31] Speaker B: commencé un
[01:41:31] Speaker C: peu à serrer la vis, hop, je suis parti en Indonésie. Dès que ça a serré la vis, boum, je suis parti en Suisse. En Suisse? Ouais, en Suisse. Ils se sont platé les couilles les Suisses. Pendant un moment donné, les Suisses, je crois que c'était peut-être 2-3 mois avant la fin, fin, fin du Covid dans le monde entier, les Suisses, ils avaient commencé à dire « Ok, maintenant vous mettez le masque ». Mais ils s'en foutaient. Donc moi, pendant 6 mois, j'étais en Suisse, j'étais à Zurich pendant 6 mois, c'était exceptionnel. Et... Non, un peu moins, pardon. Peut-être 3-4 mois. Et après, hop, j'étais retourné en Thaïlande. Et justement, fin 2023, le Japon a réouvert cette frontière. Et donc, hop, je suis venu au Japon.
Et donc, bref, pendant tout ce temps-là... Et donc pendant toutes ces phases-là, entre la première partie un peu business en ligne autour du mouvement de la mobilité, la suite autour du business mindset que je vous ai expliqué, il y a eu plein de pays en fait comme ça, tu vois. Donc c'était vraiment une vie de nomade plutôt à la cool jusqu'à la fin 2025, donc il y a quelques mois. J'ai décidé d'arrêter aussi cette activité d'accompagnant, de coach, de mentor, pour faire là ce dont on va parler certainement, que la partie application et tout. Mais pour répondre à la question Ludo, c'était très simple, en gros les principes que moi j'avais a acquis avec le développement de mon activité en ligne à moi, c'est-à-dire une expertise sur le marketing, sur la vente, moi j'étais très bon en vente en vrai, je suis un bon salesman, en closing notamment, j'ai commencé à enseigner à des gens qui étaient déjà mes élèves parce que j'avais beaucoup de thérapeutes moi, kiné, ostéo, préparateurs mentaux, préparateurs physiques.
qui suivait mes formations à l'époque pour le corps.
À chaque fois, il me demandait, est-ce qu'un jour, tu vas enseigner? En fait, comment toi, tu as développé le podcast, tu as développé les réseaux, tu as développé la newsletter.
Et moi, à l'époque, j'avais un gros podcast, plusieurs dizaines de milliers d'écoutes à chaque épisode et tout. Et j'avais une grosse newsletter, des tonnes, j'avais des taux de conversion incroyables. Et donc, naturellement, en fait, c'est venu à moi. Moi, au moment où j'avais un peu épuisé ce truc-là du mouvement et mobilité, j'avais l'impression d'en avoir fait le tour. Je me disais, bon, voilà, c'est moins passionnant qu'au début.
Cette idée un peu d'accompagner les gens, c'est venu en fait tout seul. Donc, je dis, tiens, on va tenter ça.
Et j'en ai fait deux ans et demi. C'est à ce moment-là qu'on s'est rencontré avec Ludo à Avignon où j'étais en plein dedans. Je visais, j'avais des élèves, j'avais une communautaire en ligne, j'avais des rendez-vous hebdomadaires. Je les voyais en ligne. C'est un appel Zoom, tout simplement. Il pose des questions sur la vente, la conversion, l'acquisition, moi je réponds à tout.
Et puis voilà, et ça là, fin d'année dernière, là aussi il y a eu un épuisement de ce truc-là, tu vois.
Et donc à ce moment-là, je ne
[01:43:57] Speaker A: sais pas, j'en parle avec un ami, c'est l'émergence des outils Bolt, Cursor, etc, Abal, il y a un peu une hype autour des AI apps, tu vois. Alors
[01:44:07] Speaker C: pour les sponsors, aux écouteurs, nous on avait le passage aux
[01:44:10] Speaker B: auditeurs, on avait le passage aux écouteurs. D'accord, les écouteurs, très bien.
Et c'est quoi ces outils? C'est des outils de vibe coding. Pour coder avec l'intelligence artificielle. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'ils te parlent de sport,
[01:44:22] Speaker C: de martial arts, etc. pour ceux qui
[01:44:24] Speaker A: n'ont pas écouté le premier podcast.
Slim, à la base, a
[01:44:26] Speaker B: quand même un diplôme d'ingénieur en informatique.
Juste pour dire...
[01:44:31] Speaker C: Mais on parlait des 7 années dernières, tu vois, dans le diplôme. C'est ce qu'on appelle un brogramme. Mais t'as quand même un background... Oui, bien sûr, informatique.
Je suis un brogrammeur, exactement. Je suis vraiment un brogrammeur.
Et donc ouais, l'an dernier, il y a un peu cette hype qui vient. Moi, comme je te disais, ça m'épuise en fait. Je suis fatigué de ce truc-là.
C'est accompagner les gens et tout parce que même s'il y a un aspect fun de résolution de problème, tu manges quand même l'énergie des gens. C'est des environnements qui sont très énergivores. Les gens sont dans des moments de vie difficiles.
Ils n'ont pas aussi cette aisance que toi tu peux avoir à gérer tes émotions qui
[01:45:07] Speaker A: fait que tu as le succès
[01:45:07] Speaker C: que tu as. C'est parce que tu arrives à te contrôler en fait.
Au niveau de ton état américain, tu paniques pas. Mais inversement, t'es une espèce d'éponge... Pour les gens, en fait, ils vont constamment... Moi, j'étais très bon à... En fait, moi, je vais te dire, j'étais très bon, tu vois, à mettre de la distance, etc. Mais tu peux pas non plus... En particulier, quand moi, je me déplace, des fois, tu vois, j'ai 8 heures de décalage, donc je prends des appels à 23h le soir. Il y avait un moment où on habitait au Mexique, donc je prenais des appels à 5h du matin. Au bout d'un moment, même physiquement, ça t'épuise. Et moi, je sais que je suis de ce tempérament. Tous les 2-3 ans, dans chaque domaine, j'y vais tellement plein de balles à fond qu'au bout de 3 ans,
[01:45:47] Speaker B: c'est bon, j'ai saigné le truc. Je
[01:45:48] Speaker C: me dis, j'ai plus rien à en retirer.
et mon cerveau, il a déjà mis son… j'ai déjà une autre cible. Tu as besoin de faire autre chose. J'ai besoin de faire autre chose et de me sentir avancé, progressé.
Donc, je n'ai jamais de mal moi à couper les ponts comme quand j'étais à Tokyo. Ça faisait quoi? J'ai fait deux ans à Tokyo en tant qu'ingé, backend, etc. dans ces startups-là en commençant par la cybersécurité et après en devenant un peu full stack dans le web. Ensuite j'ai fait, j'ai continué cette activité-là genre on va dire un an et demi après en tant que freelance. Après c'est bon, je voulais faire que de la bagarre. Tu vois ce que je veux dire? Je fais que ça et en fait moi je fonctionne comme ça par cycle de 3 à 4 ans très intense et après hop je passe au prochain chapitre et j'ai zéro nostalgie.
Moi quand j'arrête, j'arrête. C'est pour ça que je te disais, j'avais le podcast, j'avais 300 épisodes, en un clic j'ai tout supprimé.
[01:46:37] Speaker B: Et les gens disent, mais pourquoi t'as pas archivé? Et si jamais plus tard et tout? Eh, je m'entends. Plus tard, c'est plus tard. Mais c'est pas grave. Le podcast, pour le
[01:46:42] Speaker C: coup, même pas
[01:46:43] Speaker B: pour toi en vrai, mais plus
[01:46:44] Speaker A: pour les gens qui se disent, ah putain, je l'aurais bien réécouté, un truc comme ça, c'est plus dommage. Je m'en fous. Moi, ça me casse les couilles.
Il y a une discussion là-dessus, à partir
[01:46:56] Speaker C: du moment où tu as mis le truc sur internet, ça ne t'appartient plus.
Dans quel sens? Tu supprimes
[01:47:01] Speaker B: le truc,
[01:47:01] Speaker C: tu enlèves quelque chose de patrimoine intellectuel. On peut le voir comme ça, après moi je me dis, je le vois à l'inverse, je me dis, si toi ce qui t'a intéressé dans ton oeuvre, Comme dans toutes les œuvres, c'est qu'en fait le créateur y met une partie de lui-même.
Que ça soit une peinture, une musique ou quoi que ce soit.
Donc comme on le voit aussi avec le développement des marques personnelles en ligne, finalement, qui tu aimes et qui tu apprécies c'est le créateur. Ah tu diras j'aime bien suivre ce mec, j'aime bien sa vibe, j'aime bien comment il pense le monde. Et donc en vérité, tu te rends compte, surtout quand tu crées beaucoup de contenu pendant des années, ce qui a été mon cas, qu'au final, les gens tombent plus amoureux de toi. La grille de lecture que tu as, au-delà des choses que tu as accomplies et que tu as faites, tu vois, les gens, ils ne veulent pas spécialement devenir comme toi. Ce n'est pas ça qui les intéresse. Moi, je sais que, parce que j'ai eu des tonnes de conversations avec toutes les gens qui m'ont suivi toutes ces années, personne ne veut devenir comme moi. Ils ne veulent pas une carrière martiale, vivre au Japon, machin. Ça ne les intéresse pas.
Le fait que tu sois à proximité,
[01:48:02] Speaker A: même en ligne, au travers des podcasts, des
[01:48:04] Speaker C: newsletters, peu importe le format, eux, ça leur donne comme un ami, un mentor qui peut leur présenter ce monde-là. C'est les relations, on les appelle ça parasociales. C'est une relation un peu parasociale, mais même au-delà que ça soit parasocial, c'est comme ce que toi, tu vas retirer d'un livre.
En vérité, le livre, c'est un super format aussi pour ça parce que fondamentalement, ce n'est pas ce que le mec qui a dit qui t'aide, c'est toi. T'as perdu deux lunettes, ce qu'elle t'a permis de retirer toi-même avec
[01:48:30] Speaker A: les livres. Dix ans plus tard, quand tu vas le relire, si toi, t'as
[01:48:32] Speaker C: changé, tu vas pouvoir en
[01:48:34] Speaker A: extraire autre chose. C'est le même ouvrage, tu
[01:48:36] Speaker C: vois. Je sens que
[01:48:36] Speaker A: t'es en train de faire une transition, mais je vais quand même... Ah non, même pas. Non, je voulais pas parler de ton bouquin. Ah, pas du tout.
Mais non, j'allais dire parce que le podcast notamment, ou
[01:48:49] Speaker B: même un vlog, c'est
[01:48:50] Speaker A: vachement plus personnel.
Et c'est là où je parlais de relations parasociales où les
[01:48:55] Speaker C: gens, enfin moi il y a
[01:48:56] Speaker A: des podcasts que j'écoute presque tous les jours. Et au bout d'un moment, comme tu dis, Tu connais le mec, il a l'impression que tu lui
[01:49:04] Speaker B: fais confiance.
Tu connais pas que la voix,
[01:49:07] Speaker A: mais les meufs, l'univers, t'as des blagues qui sont
[01:49:10] Speaker C: récurrentes.
[01:49:10] Speaker A: Et t'as un peu presque l'impression de
[01:49:13] Speaker C: connaître la personne. Ce qui peut être dangereux pour certaines personnes. Et j'allais dire, est-ce que t'as eu des stalkers? Jamais. Ou des personnes... Jamais, parce que je vais te dire, ce truc-là, en vérité, même si, on peut en dire ce qu'on veut, il y a une part, c'est la responsabilité aussi du créateur. C'est-à-dire que moi, pendant toutes ces années où je me suis mis publiquement et j'ai fait des longues conversations, des fois de 3 heures avec des gens, 3-4 heures. Donc évidemment, tu as les références, tu as les types de langage, tu as le ton, tu as même les références culturelles.
Et moi, j'ai même fait des podcasts solo de 4 heures. Pendant 4 heures, je parle de moi, ce que je pense. Par exemple, j'ai fait des podcasts, le jour de mes anniversaires, je faisais... Tiens, j'ai eu 31 ans, par exemple,
[01:49:52] Speaker A: j'ai dit, ah ben, 31 leçons de vie.
[01:49:54] Speaker C: Et là, pendant 4 heures, j'enchaîne. Tiens, j'ai appris ça, ça, ça, ça. Donc, en fait, ça crée vraiment un lien, mais... T'écris un script ou tu freestyles? Rien, moi, je freestylais. Je suis toujours freestylé. Et je savais qu'il y avait cette chose-là qui allait arriver, mais moi, je lui mettais un stop tout de suite. C'est-à-dire que dans
[01:50:10] Speaker A: les contenus, régulièrement, je faisais des petits trucs comme ça, fait attention, moi, je vous dis ça, mais c'est à critiquer. ne le suivez
[01:50:16] Speaker B: pas aveuglément, etc. etc.
[01:50:18] Speaker A: Il faut savoir aussi
[01:50:18] Speaker C: que Slim, vous ne verrez jamais sa tête. Dans toutes ses vidéos, il a toujours un masque de hockey.
Et... C'est pas un catch? Même pas vraiment, d'ailleurs.
Donc, je pense qu'il y a ce truc-là déjà.
Et après, en vérité, je pense qu'il y a un truc où il y a des gens qui cherchent cette chose-là. Et moi, je sais que je ne l'ai jamais cherché. Comme je te le disais tout à l'heure plutôt dans le podcast, moi, en vérité, je suis un grand misanthrope. Je n'aime pas être avec les gens.
ça m'est déjà arrivé qu'on me reconnaisse en France et tout, les gens je sais qu'ils viennent m'aborder, ils sont comme une sorte de respect. Alors moi je les mets à l'aise, c'est bon je suis un gars normal, mais il y a un truc, c'est pas genre hé salut Steve, j'adore ta vidéo, non non, c'est
[01:50:59] Speaker B: genre ah ouais parce que tu mets un peu des claques dans tes vidéos, donc ils arrivent avec un peu de respect et moi j'apprécie et c'est cool. C'est
[01:51:05] Speaker C: vrai que le côté
[01:51:06] Speaker B: mise en train, parce que là il a des
[01:51:08] Speaker C: boutons qui poussent sur le visage en tout cas quand même, juste d'être avec nous. Exactement, ça me gratte. Je pense qu'il y a un truc comme ça. Et puis,
[01:51:18] Speaker B: il faut savoir, moi pendant... Déjà, il
[01:51:22] Speaker C: y a l'audience qui pensait que c'était des mecs de 35 ans jusqu'à 50 ans, tu vois, donc c'est des adultes. C'est pas une audience qui est mineure.
C'est genre la Gen Z. Et aussi, moi pendant...
Toutes les années de mouvement mobilité, je n'avais pas les réseaux sociaux. Au sens TikTok, Insta, Facebook, les formats courts, j'avais que le podcast et le blog.
Donc il y a aussi encore plus une distance dans le sens où
[01:51:44] Speaker A: c'est des mots que je
[01:51:45] Speaker C: lis ou bien c'est des mots
[01:51:46] Speaker B: que j'entends. Mais il n'y a pas la vidéo. Pendant longtemps, il
[01:51:50] Speaker C: n'y avait pas
[01:51:50] Speaker B: la vidéo. L'audience est donc très différente.
[01:51:53] Speaker C: Et aussi, c'est du
[01:51:54] Speaker B: format long. Format long, l'audience, c'est beaucoup plus âgé. Enfin, moi, je le vois. Généralement plus âgé. Je n'aime pas trop les formats courts, ça ne m'intéresse pas. J'aime beaucoup les discussions de 2-3 heures parce que je dois me mettre ça en fond et avoir ça. Et comme tu dis, je vais avoir une sorte
[01:52:06] Speaker C: de lien parasocial. Ah putain, c'est cool, j'aime bien ce qu'il dit. Ou des fois, je suis devant mon PC et je fais, tu dis la merde, mec.
Donc, tu vois, il y avait ces choix-là que j'avais fait volontairement.
Et puis voilà. Mais je pense que c'est un truc... Après, moi, c'est ça en quoi je crois aussi. C'est un truc que tu aimais. Moi, je pense que les gens... Et je l'ai déjà vérifié parce que j'ai fait aussi plein d'événements physiques. On m'a invité comme des festivals, etc. pour donner des conférences. Je l'ai observé. Les gens viennent, ils serrent la main. C'est poli, c'est courtois. Il y a une distance. Mais il n'y a jamais... Ah, où est-ce que tu habites? J'aimerais trop prendre un café avec toi. Jamais! Ça a dû marier peut-être une ou deux fois un mec qui m'a envoyé un message. Ah, j'adorerais prendre un café. Direct, je lui ai dit non.
Ce n'est pas possible. Merci pour le soutien.
Merci de t'intéresser à ce que je produis. Par contre, moi, c'est fait en tant
[01:52:48] Speaker A: que je crée quelque chose à vous d'utiliser. Je ne veux aucun lien avec personne.
[01:52:52] Speaker B: Mes amis
[01:52:53] Speaker C: sont choisis
[01:52:53] Speaker A: et je
[01:52:54] Speaker B: ne vais pas tomber dans ce truc-là. Pour 100 euros, je t'envoie une photo de moi en train de faire du jet-ski.
Là, d'accord. Là, d'accord. Pardon, business. Non, mais même au-delà de ça, je pense que la plupart des gens, enfin, on va dire, quand t'as dépassé les 25 ans, et même avant, enfin, moi, je sais que j'ai toujours aimé certaines
[01:53:15] Speaker A: personnes que je suivais,
[01:53:17] Speaker C: tout comme ça. Même avant
[01:53:17] Speaker B: les réseaux sociaux, par exemple, j'ai toujours admiré le travail de certaines personnes, mais pas au point d'être fan, tu vois, non plus. Mais mec, tu serais
[01:53:24] Speaker C: surpris. C'est pas si courant que ça. Après 25 ans, je pense que tu peux avoir quand même une certaine retenue. Je m'imagine très mal les gens, je suis venu vers toi, genre... Bah moi, je te le
[01:53:32] Speaker B: dis, mec, si. Je t'assure, cette idée-là, mec,
[01:53:36] Speaker C: je te la débunk en même pas deux secondes, parce qu'en vérité, ça, c'est parce que toi, t'es comme ça. Donc, en fait, tu projettes sur le monde... Voilà, exactement. On est comme ça, mais pas du tout. Je t'assure que les dommages... Il suffit de regarder, par exemple, les gourous et les sectes. Les gens, ils ont 50 ans dans les sectes. C'est pas
[01:53:54] Speaker B: des jeunes de 18 ans. C'est des parents. Il y en a, ils ont des
[01:53:57] Speaker C: enfants, des ados à charge. Comment toi, t'as des responsabilités, tu tombes là-dedans? C'est plus de l'endocrine manque que du traumatisme, tu vois ce que je veux dire? Peu importe, c'est-à-dire qu'il y a quand même la responsabilité de l'adulte qui est quand même rentrée dans ce truc-là. Et tu te dis, attends, je croyais qu'avec l'âge, on aurait une forme de sagesse et tout, mais en
[01:54:15] Speaker A: fait, pas du tout. Ça a beaucoup plus à voir avec ton expérience de vie personnelle, tes blessures. Là maintenant, toi, tu perçois ce qui est devant toi. J'ai toujours l'impression que quand c'est des jeunes, des tiktokers, ça va être plus un truc additionnel.
Non mais pour des sectes ou des trucs comme ça, c'est plus un truc de... D'endoctrinement, carrément. Non, mais je veux dire, de logique de vie.
J'écoute un truc justement qui parlait de... Je sais plus quel truc, la secte de Guapo, encore un truc de... Il y a eu un massacre aux Etats-Unis.
Et oui, effectivement, comme tu disais, c'est des gens... Bon, il y avait des familles entières, quoi. Des gens qui ont la quarantaine. Ça m'intéresse, avec des enfants.
Et beaucoup de gens, d'ailleurs des ingénieurs, des gens avec déjà un système intellectuel mature, mais qui sont d'ailleurs en plus en termes de carrière vraiment posés, qui
[01:55:05] Speaker B: déjà maîtrisent un système de logique. Et quand t'arrives à leur vendre un autre système de logique dans
[01:55:12] Speaker C: lequel ils arrivent à se projeter, tu peux les enlever.
C'est pour ça que j'appelle ça de l'emboîtement.
Je le différencie de quelqu'un qui est fan de toi.
[01:55:22] Speaker B: Moi je te dis c'est les mêmes composantes, c'est exactement les mêmes composantes. Le
[01:55:26] Speaker C: mot fan il vient de fanatisme, il vient d'exactement ça, il vient de rentrer. Mais quelqu'un qui est endoctriné, c'est pas... Tu joues un peu sur les mots. Tu joues sur les mots. Tu joues sur les mots parce que le mec qui est endoctriné, c'est le fan. Le fan est endoctriné. Même un fan d'un chanteur, il est par définition endoctriné. Parce que ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'il y a un système de croyance que quelqu'un d'autre t'a proposé et que toi t'as accepté comme absolument vrai. Donc
[01:55:47] Speaker A: en fait, t'es endoctriné. Mais comme tes parents t'endoctrinent pour aller à
[01:55:49] Speaker C: l'école.
Non mais tu vois, c'est pas méchant.
Il n'y a pas que
[01:55:53] Speaker A: des choses mauvaises.
Il n'y a pas que du mauvais. Il y a doctrine aussi. C'est comme un
[01:56:01] Speaker C: homme. Tes parents, c'est un système de croyance, c'est tout. Que ce soit systémique. Tes parents te disent, va à l'école.
La pensée systémique, tu vas pas loin. Moi, je pense pas.
Je me permets de te dire que si un parent va te dire, va à l'école, pourquoi? Ok, tu vas obtenir un diplôme, un diplôme va te permettre d'avoir un travail, un travail va te permettre d'avoir un salaire. Il y a tout un système de pensée qui va lier l'étape de l'école à la survie et à la création par
[01:56:28] Speaker B: la suite d'une vie avec de l'argent, etc. Mais ce n'est pas négatif, ce n'est pas une critique. C'est juste que c'est
[01:56:33] Speaker C: un système qui est très cohérent. Si les parents te le disent, c'est que la société est comme ça aussi.
Il y a tout un système comme ça. C'est pour te dire que tu vois, que ce soit le mot fanatisé ou que ce soit le mot endocriné, moi je pense vraiment que c'est jouer sur les mots. Et moi je vous dis d'expérience personnelle qui eut une audience, j'ai une audience actuellement aussi de plus
[01:56:52] Speaker A: d'une centaine de milliers de personnes, si toi t'es pas cohérent avec ça et que t'es pas au clair, tu sais que t'as un pouvoir sur le monde. On ne parlait pas de ça mais j'avais envie de poser la question des histoires de programmation neuro-linguistique, et moi j'avais souvent pensé à émonter ma secte. Parce qu'au Japon, t'as beaucoup de liberté, notamment financièrement, parce qu'en tant qu'entreprise religieuse, c'est le même système que le système financier.
Tu payes pas d'impôts.
Donc je me suis dit, en plus ça me ferait marrer, je me fais un secte et tout. J'avais pensé faire un truc autour de, à l'époque c'était Windows, parce qu'il y avait des icônes, donc je pensais utiliser le concept d'icône avec le... la religion orthodoxe, chrétienne, russe, qui utilise des icônes, mais avec des pixels, ça m'aurait ajouté un peu du cul, des trucs comme ça, des trucs de sectes en bas.
Je me suis dit, ouais, le Jérôme, bon pays pour créer une secte, parce qu'aussi, le bouddhisme, pas d'autorité centrale, contrairement au... Ouais.
Et du coup, et puis grande tolérance religieuse. Voilà.
[01:58:06] Speaker C: Je rigole, hein. Mais
[01:58:08] Speaker A: j'avoue que ça m'a effleuré.
[01:58:10] Speaker C: Je ne suis pas du tout charismatique.
Je me suis dit, alors toi, Sylvie, ta secte, c'est pour quoi? Moi, pas de secte. Pas de secte pour dire. Pas de secte. Mais tu vois, les éléments qui composent la secte sont les mêmes que ceux qui composent une marque personnelle. Je t'explique. Quand tu vois, par exemple, un créateur de contenu qui a créé ce qu'on appelle un personal brand, une marque autour de lui comme personnage principal.
Et encore une fois, comme je vous disais tout à l'heure, ce n'est pas que les gens veulent être lui, c'est pas pareil.
C'est qu'au travers de lui, sa figure à lui, lorsque lui va promouvoir un produit, comme eux lui font confiance à lui, ils vont faire confiance au produit.
Tu vois, donc dans une marque personnelle, un personal brand, tu vends des produits, tu te vends pas toi, mais tu as les mêmes éléments que tu vas retrouver dans les sectes. dans les religions, mais aussi dans des mouvements plus sociaux, tu vois. Et les éléments, ils sont vraiment neutres. Il n'y a pas d'intention malveillante du tout. C'est de la neutralité. Il faut regarder vraiment la mécanique. Il faut un personnage central attractif. C'est pour
[01:59:12] Speaker A: ça que quand tu as dit il faut être charismatique. Un leader d'une
[01:59:15] Speaker C: secte, d'une religion, d'un mouvement politique, d'un mouvement quelconque, ne peut pas être non charismatique. On parle de fun, de la musique, je ne sais pas, Elvis, Jackson... Il y a forcément une notion de charisme. Donc ça, pour beaucoup, c'est un truc qui s'entraîne et pour d'autres, il y en a beaucoup qui pensent que c'est inutile. Mais en vrai, il y a aussi des caractéristiques pour devenir charismatique. Donc en fait, il
[01:59:35] Speaker B: faut un personnage central.
C'est indispensable.
C'est
[01:59:38] Speaker C: le prophète, c'est le gourou. Tu vois? Et
[01:59:41] Speaker B: c'est le chanteur
[01:59:42] Speaker C: Elvis ou Michael... Michael
[01:59:44] Speaker A: Jackson, si on parlait comme ça.
Donc, t'allais dire... t'allais dire Michael Jordan.
[01:59:48] Speaker C: C'est pas le bon. C'est pas Michael Jordan. C'est une icône. C'est ça, c'est ça. Pour le coup, ils vont plus... Enfin, Michael Jackson, il est mort, mais...
Donc t'as le personnage principal, tu vois, et ensuite le deuxième élément, c'est ce qu'on appelle le rêve bleu, et c'est en fait où est-ce que nous on va? C'est quoi la cible, la finalité, la destination? Donc le paradis par exemple dans la religion, enlightenment, Le nirvana. Le nirvana, etc. Ou bien, par exemple, tu prends
[02:00:20] Speaker B: les
[02:00:21] Speaker C: Beatles ou je ne sais pas quoi, ils vont viser, nous on incarne la liberté contre le capitalisme ou peu importe. Il y a forcément un rêve. Connax. Et en fait, C'est là où le personnage attractif, lui, il guide vers le rêve. Mais ce n'est pas le rêve. Si moi
[02:00:38] Speaker A: je suis chrétien, je ne veux pas être Jésus. Je
[02:00:40] Speaker C: veux accéder au paradis.
Jésus est la figure qui nous guide vers le paradis.
[02:00:43] Speaker A: Ce n'est pas pareil. Dans le cas du black
[02:00:45] Speaker C: metal, les mecs sont satanistes.
Il y a une forme derrière là, le message,
[02:00:50] Speaker B: le blue dream, ça pourrait être un truc
[02:00:51] Speaker C: anti...
C'est défini par la négative. Par la négative, par la positive, peu importe.
Mais il y a forcément ça.
Mais ça pourrait se rattacher à ça aussi. Et le dernier élément, c'est l'ennemi commun.
Donc, contre qui on
[02:01:10] Speaker A: est.
Et ça, quand tu regardes un personal brand, les gens sont très bons là-dedans. Ils vont définir, par exemple, c'est le us versus them, nous contre eux. Mais
[02:01:18] Speaker C: c'est beaucoup plus simple, d'ailleurs. C'est un peu la théorie politique, enfin, one on one, quoi.
Quand tu sais pas vraiment pourquoi t'es, ben... Tu définis contre quoi? Mais ça, fais gaffe, parce que ça, c'est nos stratégies.
Mais si t'as pas les trois
[02:01:35] Speaker A: éléments, là, tu peux pas avoir la
[02:01:37] Speaker C: marque personnelle, le culte, etc. Donc, faire que du nous, on est contre, c'est pas suffisant. C'est un des trois éléments. là c'est le podcast comment monter sa sec ou sa marque personnelle ou peu importe si tu veux vraiment avoir un mouvement comme ça dans lequel les gens vont se dire ça crée évidemment sa mise sur un biais cognitif qui est le tribalisme Tu peux dire le mot « nous », donc ça nourrit ce truc-là, on n'a pas envie d'être seul, on n'a pas envie d'être exclu de la tribu. Ça donne aussi un sens, parce qu'il y a une cible, une destination. Mais c'est ce que font
[02:02:09] Speaker B: les grandes marques. Apple,
[02:02:11] Speaker C: ils sont excellents avec ça. Ils ont la cible, ils
[02:02:14] Speaker A: ont l'identité « nous ». Le personnage attractif avant, c'était Steve Jobs. Maintenant, il n'y en a plus.
Non, ils l'ont perdu. C'est pour ça que je te dis, c'est pas subjectif.
À Apple, je sais pas si tu
[02:02:24] Speaker C: te rappelles de ces pubs, je sais pas si on avait ça en
[02:02:26] Speaker B: France, mais il y
[02:02:27] Speaker A: avait M Mac, M PC, il y avait une espèce de
[02:02:32] Speaker B: gars un peu roustacré. Il y a l'ennemi commun, tu vois. Exactement. Le mec cool, le hipster.
En termes de rebranding. Justement, des idées filles en négatif, c'est ce que je veux. Mais ça c'est interdit de le
[02:02:50] Speaker C: faire en
[02:02:50] Speaker B: français pour les pubs, c'est pour ça qu'il n'a pas dû passer en France, parce que tu peux pas par exemple Nintendo... Nintendante, ce que Sega avait fait à l'époque. Nintendu
[02:02:57] Speaker C: Nintendante! Non mais Nintendante, c'était la campagne de pub de Sega aux Etats-Unis. Et ça c'est interdit en France par exemple de faire de la pub pour dire c'est de la merde. Mais regarde, parce que là c'est l'exemple un peu caricatural de Surface, mais c'est beaucoup plus fin, c'est beaucoup plus fin. Je te donne un exemple, tu prends un mec qui a une marque personnelle, c'est un papa, un ingénieur, un programmeur, et il est en excellente santé.
Lui, dans son message, il va dire voilà, la cible, c'est la santé, la longévité en tant que père, pour être un père exemplaire pour mes enfants.
Lorsque lui va parler, des fois, il va glisser un petit truc de ce que ma vie serait si je n'étais pas en shape. Et donc, la difficulté d'être obèse, la honte peut-être que je ressentirais à ne pas pouvoir soulever ma petite fille. Tous
[02:03:39] Speaker A: les souvenirs que je vais manquer, à ne pas avoir
[02:03:41] Speaker C: la souplesse pour jouer avec elle lorsqu'elle est à quatre
[02:03:44] Speaker B: pattes et que moi, je ne peux
[02:03:45] Speaker C: pas me mettre par terre. Petite image juvénile de mec obèse, tu sais, au bac. Même sans ça. Tu vois, rien que là, dans les 2-3 phrases, tu t'es imaginé tout seul. Et en fait, le mec, il n'a pas besoin de dire ça, c'est mauvais. Il va juste dire, moi, je fais comme ça.
Et entre, il y a un message de force qui même me suit.
Et c'est ça, la puissance d'une marque personnelle. Encore faut-il être
[02:04:08] Speaker A: déjà habile pour le faire subtilement. Parce que comme tu l'as dit, cette stratégie de nous, on
[02:04:13] Speaker C: est contre ça. Ça détruit tout le monde, en fait. Parce que les deux camps... – Je pensais aux élections américaines qui ne sont pas du tout subtiles, qui disent exactement ce message-là. – Oui, mais parce que, regarde, dans l'exemple de la politique, c'est parce que le QI moyen est en dessous de 100, qu'en fait, tu fais des stratégies pour les demeurer. Mais quand toi t'as une marque et que tu veux par exemple, admettons, vendre un produit qui est cher, tu penses à Lamborghini, tu vois. Le message doit être subtil parce que tu t'adresses à une population qui, elle, veut se voir d'une certaine manière. Et donc si tu dis « Oh non, on n'est
[02:04:45] Speaker A: pas des débiles avec un 4x4 », ça ne va pas marcher. Par contre, la politique, il ne faut pas oublier. Le mec lambda,
[02:04:50] Speaker C: sur Internet, il a vraiment un QI de 90 à peu près. – Ça dépend en fait. Tu peux dire que...
aligner ton message en fonction
[02:04:58] Speaker A: de niveau, les gens qui sont dans la rue, les gens... En politique, je ne pense pas parce que c'est un nombre, c'est un jeu des chiffres. Mais dans plein d'autres domaines, il faut être plus subtil. Je reviens à la politique parce que je regarde un tout
[02:05:11] Speaker B: petit peu, tu
[02:05:11] Speaker A: vois, je ne suis pas des élections japonaises, je regarde un petit peu les trucs christiens et en fait, là, c'est pas ça, c'est vraiment, il sort des énormes mensonges. Et en fait, le... Ils entendent tellement.
C'est fait exprès. Ils n'ont même plus... Ils n'ont même plus... Je respecte pas à toi l'intelligence ou tes délits, mais quoi,
[02:05:31] Speaker B: je te dis un truc qui est
[02:05:33] Speaker A: facile à prouver que
[02:05:35] Speaker B: c'est faux, que c'est un énorme bon gars.
Mais à
[02:05:37] Speaker A: ce niveau-là, c'est un autre niveau, c'est
[02:05:40] Speaker C: un flex.
Le mec, il
[02:05:42] Speaker B: dit, regarde, je dis un truc qui est faux, j'en ai tellement rien à branler.
J'avais tellement rien à voir avec eux, c'est vraiment ça.
Et les mecs prennent ça à l'envers, tu vois, une espèce d'inversion. Et puis c'est user aussi ton adversaire, c'est une technique d'user ton adversaire, parce que plus ton adversaire va essayer de débanquer,
[02:06:01] Speaker A: plus il va s'user à faire ça, et plus tu sors des dingueries, plus il va te passer du temps à juste faire
[02:06:05] Speaker C: ça en fait, et pas développer un discours politique, donc ça c'est une technique. Quand on a dit oui pendant l'inauguration, après réaction, ils étaient super bons, tout le monde a vu à la télé, il pleuvait. Pourquoi il dit ça? En fait, regarde, ce qu'il faut qu'il y atre quand tu communiques en ligne, en particulier en ligne, il y a plein de paramètres, notamment comment fonctionne la plateforme. Tu ne peux plus te permettre de dire ce que tu veux sans réfléchir. Et même en vérité, quand tu as un podcast, etc., pendant longtemps, quand j'avais le podcast, les gens se sont demandés comment ça se fait que ça marche. Parce que ces déclarations, elles sont extrêmement longues.
Tout le monde disait, mais ça ne va jamais marcher un format de 3 heures, 4 heures. Personne n'écoute ça. Il n'y a zéro structure.
C'est vraiment des questions 100% organiques.
Et il n'y a zéro SEO vu que c'est sur les plateformes Spotify, etc.
Et les gens m'ont souvent demandé, moi j'ai fait plein de podcasts où j'explique justement comment c'est possible.
Et ça a à voir aussi avec le fait que tu ne fais pas les choses au hasard.
[02:07:00] Speaker A: Il y a une vraie stratégie
[02:07:01] Speaker C: derrière.
Quand toi, t'es déjà en train de débattre sur le message et la véracité du message, tu es déjà rentré dans le message que le mec voulait te faire croire. Tu te rends même pas compte... Exactement. C'est qu'en fait, lui, il a déjà 5 coups d'avance. Lui, il est là en se disant, je vais dire ça, ça
[02:07:21] Speaker B: va rapporter
[02:07:21] Speaker C: 7 attentions, je vais pouvoir monétiser comme ça, je vais vendre ce produit-là, et derrière, j'ai un funnel où j'ai 3, 4 produits derrière. Que toi, t'es encore en train de débattre sur le poste. Tu comprends? Et donc, on peut dire ce qu'on veut de plein plein d'influenceurs. Il y en a, ils n'ont pas ces connaissances-là. Peut-être les jeunes, mais il y en a avec moi que je vois aujourd'hui, des youtubeurs même français.
On peut dire ce qu'on veut sur leur contenu, etc. Quand t'es sur une plateforme depuis 15 ans et que t'es... T'es toujours là. T'es toujours là déjà. Je t'assure mec, c'est que... On sous-estime, mec, leur vision long terme. Il y en a, même les Mister Beast et tout. Regarde, quand tu écoutes des interviews de lui, il te dit, mec, mécaniquement, comment il fait les choses, la quantité de couverture qu'il teste, les stratégies, les machins.
On peut dire, on peut dire, ce qu'on veut, c'est un niveau haut. C'est pour ça que je te dis, ce game-là, Quand
[02:08:11] Speaker A: toi tu t'intéresses malheureusement un peu trop à ce que les gens vont penser de toi, ça va être très compliqué de créer quelque chose de durable,
[02:08:18] Speaker B: de pérenne et surtout avec une grosse échelle en ligne. Alors je te rassure nous, on a une
[02:08:22] Speaker C: toute petite échelle, on n'a
[02:08:24] Speaker B: absolument aucune stratégie, rien du tout et on n'en a vraiment rien à foutre. C'est surtout qu'on n'en a rien à foutre, on fait vraiment ça juste parce qu'on aime bien discuter. C'est clair, c'est trop bien. Je pense que quand tu commences un podcast ou un truc comme ça, il
[02:08:40] Speaker C: ne faut pas vouloir devenir le podcast numéro un. Ça peut
[02:08:44] Speaker B: être un objectif dans Get Me Wrong, mais je ne pense pas que si tu ne le fais pas toi, par
[02:08:50] Speaker C: une envie de discuter avec les gens... Ça ne va jamais tenir.
Ça ne tiendra pas. Et deux, ça va se sentir, comme tu disais, les gens s'attachent à ça, ça sent quand c'est juste un produit. Mais c'est pour ça que tu vois, il y a des choses, en fait, il y a une harmonie à avoir entre le truc organique, authentique et quand même une pointe où il faut cérébraliser les choses. Et quand tu as cette harmonie-là, c'est là où tu as des gens qui, toi, t'apparaissent être mémorables. Je te donne un exemple, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, quelqu'un comme Tim Ferriss. Tim Ferriss, c'est un excellent exemple. C'est la semaine de 4 heures, c'est les Outils des Titans. Je ne sais pas, ça fait peut-être 15 ans qu'il a le podcast.
C'est une recette qui a toujours fonctionné. Tu demandes à n'importe quel gars qui l'écoute régulièrement, il va te dire, il me semble être authentique et sincère. Ce serait très surprenant, ça peut arriver, de tomber peut-être sur un scandale de type où le mec te dit, ben non, moi, je fais exactement comme j'en ai envie. Comme l'a dit Hugo, j'aime profondément ce que je fais, j'aime mon travail, ça me fait plaisir moi d'inviter quelqu'un et de discuter avec lui de technologie, d'investissement, de start-up, etc.
Et c'est ce qui lui permet de tenir la durée.
Et il a, comme je te le disais, il a... Moi, je le sais, vu que je suis de ce côté-là de la barrière, je sais que c'est un mise
[02:09:58] Speaker A: en place. Ça se voit tout de
[02:10:00] Speaker C: suite. Il arrive à mettre une distance avec les gens. Il va pas plonger dans les commentaires. Il va pas refaire du
[02:10:05] Speaker A: débat. Mais il est au courant que s'il veut plus de vues ou plus de choses comme ça, il y a une pointe de réflexion sur le titre à avoir qui prend juste 30 secondes, tu vois. Après, il y
[02:10:13] Speaker B: a des bons
[02:10:14] Speaker A: combos aussi qui marchent en podcast que j'aime beaucoup.
C'est un truc que je crois que tu connais, ça s'appelle « Behind the Bastards ». C'est un truc sur les personnes les plus horribles de l'histoire.
Moi, j'aime bien.
tous les bons, les meilleurs. C'est des trucs de trois heures et le mec écrit ça, bon lui il n'en a rien à foutre. Mais par contre il a une
[02:10:39] Speaker B: productrice qui est hyper carrée. Dès qu'il commence à un peu trop partir, il fait un
[02:10:45] Speaker C: petit coup sur lui. Le coup de journal, c'est la truc quoi.
Et ça fonctionne bien aussi parce qu'il y a un équilibre. C'est ce que j'allais dire, t'as un équilibre aussi qui match avec les deux personnes aussi. Tout le monde n'est pas à one man band. C'est ça, c'est ça. Mais c'est ça qui m'intéresse, ce qui me passionne et qui fait que dans les différents chapitres, que ce soit avec le mouvement, avec le business ou là maintenant avec les apps et tout, Moi, le marketing, je kiffe. Tu vois, je kiffe comment trouver, comment communiquer, comment approcher quelqu'un, quel message j'ai envie de lui faire passer. Et toujours ce truc-là, parce que c'est vraiment, ça fait un peu Dave Perso, mais c'est une aventure qui te ramène beaucoup à toi, à ce que tu penses de toi-même. Est-ce que je vais oser dire ça? Qu'est-ce que les gens vont penser? Et si ma mère écoute? Et si... Non, mais c'est vrai. Moi, je te dis, il y a plein de fois, j'ai dépensé du style.
Et si ma belle famille écoute? Tu vois, je me dis, putain, merde, ils vont m'entendre dire un truc sur...
[02:11:32] Speaker B: Il faut y aller, il faut rentrer dedans alors qu'eux
[02:11:35] Speaker C: ils ont une éducation un peu différente. Et en fait, les gens ne se rendent pas compte. Mais faire des vidéos sur Internet, ça demande une paire de couilles. Mais il faut y aller. Montrer
[02:11:43] Speaker A: sa tête, tout simplement.
Et surtout penser autour de choses que toi tu penses. Ce n'est pas par exemple, voici les 5 bienfaits du kiwi. Tu te mets à distance, c'est le kiwi, ce n'est pas toi.
C'est marrant parce qu'on a 15 ans d'expérience Le truc de montrer ma tête, c'est
[02:12:16] Speaker C: pas un truc qui m'attire.
Je suis
[02:12:19] Speaker A: plus dans un délire
[02:12:21] Speaker C: de tout ce qui est pseudo, internet, old school. C'est
[02:12:25] Speaker B: un truc d'ego et c'est pas un truc aussi nouvelle génération.
Mais on m'a dit effectivement que ça marche, il y a rien à se montrer à ta tête. Je ne suis pas d'accord, je ne suis
[02:12:37] Speaker C: pas d'accord. Ça dépend du sujet. Par
[02:12:39] Speaker A: exemple, c'est du personal branding, comme tu disais, ou des trucs là.
[02:12:42] Speaker B: Je pense que c'est quand
[02:12:43] Speaker A: même important pour que les gens s'identifient quelque part ou qu'ils
[02:12:46] Speaker C: se reconnaissent un peu. C'est dans le titre, le personal branding. Si tu montres aussi ton physique, en partie, c'est ça à l'époque. Mais à l'inverse, par exemple. Si ne montres tu pas ce que tu fais, et quittez.
Regarde, moi, j'ai donné mon opinion sur les deux points que tu as
[02:13:00] Speaker B: mentionnés. Numéro un, non, c'est pas un truc générationnel. Parce que les gens de ton âge
[02:13:04] Speaker C: sont les leaders.
Les Tim Ferriss et tout, c'est ta génération. Un mec comme... Même un Joe Rogan, c'est 50 ans et plus.
Joe Rogan, il a quand même eu une carrière TV avant, etc. Peu
[02:13:16] Speaker A: importe, peu importe. En fait, ça n'a rien à
[02:13:18] Speaker C: voir avec le média. Ça a à voir avec le fait d'aller faire quelque chose de si explosé et la régularité de le faire chaque semaine.
Au minimum chaque semaine. Je fais un podcast, un tous les deux ans.
Et regarde, pense à tous les mecs qui font, je sais pas, les analyses de pop culture. Pense à tous les mecs qui font les analyses politiques, etc. Ça c'est ta génération, c'est les sujets de votre génération. Mais c'est vrai, tu vois, c'est pas mal.
La génération déjà plus Ludo et moi, on a 10 ans d'écart, nous on est dans le même sac.
Et en vérité, dans notre sac à nous, il y a des mecs qui avaient commencé à faire des trucs. Ah tiens, moi je cuisine mes plats et je vous présente des recettes d'un truc un peu autour d'eux, de leur passion. Ça commence déjà à être un peu plus hobby et ce que je fais moi, tu vois. Et la génération moi et un peu moins, c'est vraiment ce qu'il y a dans ma tête, tu vois, bien plus que ce que je fais.
Donc, je ne pense pas que ce soit générationnel.
Et deuxièmement, sur le truc que tu disais sur l'ego, je ne pense pas non plus parce que ça a à voir avec Il y a deux types de business. Soit tu vends un produit et tu mises tout sur offre et demande et problème-solution.
Genre Amazon, moi je m'en tape, que ce soit Jeff Bezos. Amazon, c'est Amazon. Si ça répond exactement à je veux commander un truc, ça me le livre. Le produit, il est qualifié. Ça y est, c'est fini. Que ce soit lui ou un autre, on s'en tape. A l'inverse, Quand c'est, par exemple, un produit dans lequel l'émotion attachée derrière, ça va être quelque chose de différent. Par exemple, la nostalgie, ça va être quelque chose... En santé aussi, beaucoup, tu vois. Par exemple, je suis une femme, j'ai créé une marque de lingettes organiques, bio, sans perturbateur endocrinien. Si moi, je parle de mes problèmes en tant que femme avec des problématiques liées aux infections, etc., là, je vais faire x10 sur les ventes, bien plus que le discours. Brut. Mais
[02:14:57] Speaker A: tu vois, il n'y a pas de notion d'ego, la meuf elle s'en tape. Parce qu'au bout d'un moment, tu peux largement te détacher de ta marque et la déléguer à quelqu'un. C'est ce que beaucoup de gens font. Parce qu'en fait, j'ai l'impression qu'on ne parle pas de la même chose. T'as une vision très marketing.
Moi, je pensais plus qu'un point de vue culturel.
Ou juste, tu vois, les gens qui... Et on parle fort.
C'est pour ça que je te dis que c'est un peu aussi entre les générations.
Moi, j'ai commencé avec...
les forums, les blogs, il y a un peu des tire-feux abominables d'ailleurs.
Et où les gens faisaient ça de façon très organique en fait.
Ils sont professionnalisés. Bon, Jeff Bezos, ça n'a rien à voir, c'était du business, c'est vrai que quoi. Mais il y a beaucoup de gens qui se sont retrouvés dans le journalisme pour écrire des bouquins.
Moi, je faisais un blog BD, tu vois, je me suis retrouvé, j'ai publié un bouquin à cause de ça. Il y a un éditeur qui m'a contacté, j'ai trouvé du boulot. Toute ma carrière, je l'ai faite en mettant des trucs gratuitement à disposition de tout le monde sur internet.
Et bon, je me suis retrouvé à bosser chez Google pendant 12 ans.
Il n'y avait pas nécessairement de stratégie marketing derrière à la base. Ça s'est fait de façon très organique.
Et je mettais ce
[02:16:08] Speaker C: que je pensais directement.
Je ne montrais pas ma tête parce qu'il n'y avait pas la vidéo. Il
[02:16:14] Speaker A: n'y avait pas
[02:16:15] Speaker B: l'image.
Et le fait de ne pas
[02:16:18] Speaker A: montrer sa tête, c'était
[02:16:19] Speaker B: quelque chose qu'il faut considérer comme normal.
[02:16:21] Speaker C: Si tu penses ça,
[02:16:22] Speaker A: c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y aurait plus de blog alors qu'il y en a plein. Ça existe encore? Non mais puis je suis d'accord avec toi pour les RSS.
Ça existe encore mais personne ne l'utilise. Mais les blogs gars! Non mais je veux dire que
[02:16:34] Speaker C: les gens
[02:16:34] Speaker A: découvraient les contenus via ça. Maintenant c'est plus
[02:16:38] Speaker C: avec des algos. Et
[02:16:39] Speaker A: c'est là où je te rejoins que si t'as pas une approche qui est
[02:16:43] Speaker C: optimisée en fonction de tes intérêts par exemple, t'es l'algo
[02:16:46] Speaker B: etc. C'est sûr. Ça va pas marcher en termes de disponibilité. C'est sûr, c'est sûr. Mais c'est pour ça aussi que le game a changé par rapport à Je te parle il y a 20 ans, je suis d'accord. Après, pour le fait de montrer sa tête ou non, je
[02:17:00] Speaker C: suis plus d'accord avec Slim dans le sens
[02:17:02] Speaker B: où en fait je ne pense pas vraiment que ce soit un truc d'ego. Par contre, je ne suis pas d'accord au fait que tu dois forcément la montrer par exemple. Ah non, moi je n'ai pas dit ça. Du coup, en fait, moi par exemple, je vois pour des... Si demain, ça c'est un truc qui me trompe dans la
[02:17:14] Speaker C: tête, mais si demain je fais des
[02:17:17] Speaker B: tests de jeux vidéo par exemple, Quelle est la valeur que ça apporte à mon audience de voir ma tête plutôt que des images d'illustration ou
[02:17:23] Speaker C: des vidéos d'illustration d'un jeu vidéo? Tu
[02:17:25] Speaker B: vois ce que je veux dire? Non mais il y a... Moi
[02:17:29] Speaker C: je vais te dire. Moi c'est vraiment la valeur que je pense par rapport à moi en tant que testeur. Je vais te la donner la valeur. Et puis il y en a dans les deux sens je pense. Moi je vais te donner la valeur de montrer ta tête dans cet exemple là parce qu'encore une fois comme tout à l'heure C'est très difficile, quand on n'est pas dans ce boulot-là, de se mettre à la place de quelqu'un qui regarde. Je donne un exemple.
Moi, j'ai regardé, quand j'étais plus jeune, les forums jeuxvideo.fr, jeuxvideo.com. Donc, je regardais déjà des gens faire ce qu'on n'appelait pas
[02:17:57] Speaker B: à l'époque
[02:17:58] Speaker C: le streaming, tu vois. Donc, jouer aux jeux vidéo. Tu les suis. Tu n'as pas leur tête. Des fois, tu les entends au micro et ça te va parfaitement parce qu'en fait, tu regardes le jeu vidéo. C'est ça.
Le fait que maintenant, Quand tu mets ta tête, tu fasses plus de vues, etc. Ça te demande à toi, aujourd'hui, 40 ans, de faire cet effort, de te mettre à la place d'un jeune,
[02:18:18] Speaker B: lui, de 16 ans, d'aujourd'hui. Pas de
[02:18:20] Speaker C: toi.
Et c'est là où, si tu réfléchis par rapport à ton cerveau à toi, tu vas jamais comprendre la valeur.
Mais il faut réfléchir par rapport à son cerveau à lui. Lui, comment il voit le monde... Ok, bah même à 40 ans... Non mais regarde, même à 40 ans, c'est encore une fois... Ça n'a pas à voir avec l'âge. Le fait que toi, Ludo, tu sois pas un gars qui consomme Internet comme ça, ne veut pas dire que tous les autres hommes de 40 ans sont comme toi. Les autres hommes de 40 ans, mec... Moi, je te
[02:18:45] Speaker B: dis, vu que je suis dans le domaine, j'ai les chiffres et je vois
[02:18:47] Speaker A: ce qu'ils
[02:18:48] Speaker B: achètent. C'est des gens, gars, qui sont sur TikTok.
Ils sont sur OnlyFans, mec. Ils dépensent de l'argent pour voir des femmes nues. Est-ce que ça m'intéresse d'avoir cette audience-là? C'est ça aussi, en fait, la question. Ludo! Ludo! Ludo! Et la valeur, moi, c'est... Encore une fois, ce que je veux te dire, moi, c'est qu'en fait, il y a de la
[02:19:04] Speaker C: valeur à montrer ma tête pour une certaine audience et pour certaines choses que je veux montrer, mais il y a aussi de la valeur à juste montrer des images d'illustration, parce que ça peut être plus
[02:19:13] Speaker B: intéressant. Ludo! Ludo! Regarde, tu peux
[02:19:15] Speaker C: pas segmenter une audience.
[02:19:16] Speaker B: Tu peux pas dire le mec qui est, par exemple,
[02:19:18] Speaker C: sur Nélifan à 40 ans, c'est pas aussi un
[02:19:20] Speaker B: mec qui consomme les jeux vidéo. C'est le même gars.
[02:19:22] Speaker C: Non, non,
[02:19:22] Speaker B: non, je disais ça. C'est le même
[02:19:23] Speaker A: gars.
[02:19:23] Speaker C: C'est juste que t'as des choix à faire, en fait.
Je pense que c'est mort.
Le marché est saturé. Ça dépend ce que je montre. Dans mes oreilles, peut-être. Les pieds? Non, les pieds, c'est saturé depuis longtemps.
Je pense pas qu'il y ait de règle absolue.
Je pense qu'il y
[02:19:56] Speaker B: a des principes. Et
[02:19:57] Speaker C: que, de toute façon, bien avant le choix de je monte
[02:20:00] Speaker B: ma tête ou je monte pas ma tête, le principe numéro un c'est le volume. Si déjà tu postes pas, mec, ça marche pas. En quantité, tu vois. Mais je veux dire, le deuxième point... Régularité... Mais le deuxième... Après tu peux faire des tests aussi, c'est pour ça que t'as
[02:20:12] Speaker C: du A-B testing, même pas du A-B testing, juste tu fais un test sur une vidéo. C'est pour ça que maintenant YouTube te donne la possibilité de changer tes vignettes deux ou trois fois, c'est littéralement du A-B testing. Mais mec, moi je te dis, on est dans un game.
C'est fini les réseaux sociaux d'il y a 15 ans et il y a 10 ans, les amis. Je vous assure. Là, il faut... Moi, là, tu vois, je suis dans le business des apps, maintenant, et je vois comment elles sont distribuées, je vois comment elles sont vendues, je vois le type de postes qu'ils vont ramener des utilisateurs, où tu te dis, attends, c'est pas assez. Ils n'ont pas 18 ans, les utilisateurs. Il y en a, ils ont 40 ans, ils consomment ça. Mais sauf que, encore une fois, le cerveau d'un mec de 40 ans d'aujourd'hui, il est dans la statistique. Puis 8, 90. Il est dans la statistique. Deux, je passe en moyenne entre 3 et 5 heures sur la réseau social par jour. Le fait que toi et moi et Jérôme on ne le fasse pas, ne veut pas dire que les autres gens de notre âge ne le font pas. Et donc si toi tu crées du contenu sur internet aujourd'hui et tu ne prends pas en compte Hard Facts, c'est des faits mec.
Bah
[02:21:07] Speaker B: t'es foutu, c'est pas ce que tu vas te dire. Moi, une audience comme moi, c'est des mecs qui sont un peu snob, tu vois. Ils vont consommer ponctuellement du podcast et tout. Et tu vas pas les avoir.
Mais non, moi, le truc, c'est que je te dis l'inverse. C'est-à-dire que moi, je suis un ultra gros consommateur de réseaux sociaux. On n'est pas d'accord sur la définition de réseau social. Mais pour moi, YouTube, c'est un réseau social. Et du coup, je suis un ultra gros consommateur de YouTube, de Twitch. Et c'est Edlingdeal. C'est un truc de ouf. C'est le seul réseau social que j'utilise vraiment traditionnel on va dire. C'est le seul jusqu'à récemment
[02:21:43] Speaker A: qui me cassait pas les couilles avec 15 000 pubs et des trucs qui n'ont rien à voir avec ce que moi je follow. Et c'était vraiment le seul.
Ce qui est bizarre, mais c'est en train de changer. T'as un mec qui peut avoir son profil et qui me dit
[02:21:52] Speaker C: qu'il y a l'enfer. Les mecs doivent avoir aucune idée. Ils pensent que je suis un psychopathe quoi. Entre les trucs d'extrême gauche, les trucs de black metal, les trucs de rap, les trucs de synthé... Et je suis sûr mec qu'il y
[02:22:04] Speaker A: a des millions de gars comme toi. C'est sûr. Ils doivent avoir un
[02:22:06] Speaker B: gros avatar, l'avatar Jérôme, et ils disent putain
[02:22:09] Speaker C: viens on leur envoie
[02:22:09] Speaker B: de la pub à eux, hard metal, on leur envoie ça dans la gueule. Dans Insta c'est un peu mieux.
YouTube, mon gars, c'est générique à fond. Je vois très bien les trucs par défaut. T'es dans l'avatar générique. Moi, YouTube, c'est pareil. J'ai plus de 300
[02:22:25] Speaker A: chaînes que je suis. Je suis des trucs de jeux vidéo, de trucs de politique française, américaine, de
[02:22:31] Speaker B: late show, de musique diverse et variée,
[02:22:36] Speaker A: des trucs de Disney pour mes gamins.
[02:22:38] Speaker C: C'est des trucs, mais c'est random,
[02:22:39] Speaker A: quoi. Si tu dis YouTube, vous
[02:22:40] Speaker B: parlez d'Algo, là, ils ont changé encore, il n'y a pas super longtemps. ça met en avant
[02:22:44] Speaker A: des petites chaînes. Ouais, en fait, ils mettent en avant les vidéos et puis les chaînes. Ça se fait avec TikTok, c'est-à-dire... Mais des toutes petites vidéos, des fois, qu'on voit pas sans doute sur l'algorithme. C'est intéressant, quoi. Donc, ils
[02:22:55] Speaker C: prennent des trucs, ils les AB
[02:22:57] Speaker A: testent sur une dizaine d'utilisateurs. Après, si
[02:22:59] Speaker C: ça passe, ils les AB testent
[02:23:01] Speaker B: sur différentes échelles. Ils font les AB test sur mille, etc. Et du coup, c'est... Même si t'as un follower... Enfin, tu peux avoir un follower.
[02:23:08] Speaker C: Tu connais quoi?
[02:23:09] Speaker B: Ça marche comme ça. Et tu vois, YouTube, ils ont... J'ai découvert des channels à 300-400 views abonnés, tu vois, que j'ai
[02:23:17] Speaker C: commencé à follow parce que c'était intéressant.
[02:23:20] Speaker B: C'est vrai, je trouve ça assez cool. C'est trop bien. Par contre, un truc qui me casse les couilles sur YouTube récemment, ça fait peut-être un an, c'est depuis TikTok, en fait. Tout ça font pour leur
[02:23:29] Speaker C: contenu short. Et t'sais t'as
[02:23:30] Speaker B: une option pour dire les désactiver. Enfin c'est pas vraiment les
[02:23:33] Speaker C: désactivités, c'est les showless. Mais ils me les remettent tout le temps, tout le temps, tout le temps. Alors moi ça m'intéresse pas. Pas du tout les shorts. Mais moi non plus. Et ils
[02:23:40] Speaker B: me les proposent
[02:23:41] Speaker C: et ça me bouffe ma... Ouais
[02:23:42] Speaker A: c'est bien. Moi YouTube j'aime trop
[02:23:44] Speaker B: les formats longs quoi. Trop bien. Mec ils font des grosses vidéos, bien tu sais, même bien montées, des documentas. C'est trop bien YouTube. Voilà, les documentas. Les longs podcasts, tu sais ça. Un peu les high slopes aussi. Mais bon.
Ouais mais après vraiment, tu parlais de Jean-Rogan, c'est vrai que j'apprécie les podcasts de Jean-Rogan parce qu'il a des... C'est long, simple... Et surtout en fait, c'est ultra éclectique en fait, tu peux avoir n'importe qui, donc tu peux avoir du très bon
[02:24:09] Speaker A: comme du très mauvais.
Ouais, bien sûr,
[02:24:11] Speaker B: mais bon après, t'as des trucs, t'as vraiment des trucs intéressants et Jean-Rogan, tu peux aimer le personnage ou
[02:24:17] Speaker A: pas, le gars, son podcast marche et il y a une raison pour ça, c'est parce que quand même,
[02:24:22] Speaker C: moi je suis pas un fan de Jean-Rogan, par contre j'aime beaucoup les inviter, la formule de son podcast marche. Et du coup Slim, ton arc podcasteur est un peu derrière toi.
Et maintenant tu fais des apps, tu veux nous en
[02:24:38] Speaker A: parler un petit peu? Oui, c'est l'arc mobile app. L'arc mobile
[02:24:43] Speaker C: app a commencé il y a 4 mois.
C'est tout frais avec une
[02:24:50] Speaker B: première app là que j'ai
[02:24:51] Speaker C: sorti qui est qui a été validée sur l'app store.
Deux ans et neuf mois à peu près jusqu'au prochain arc.
Je pense que ça va être à peu près comme tous les arcs.
Moi aussi, il revend les... Il y a ça aussi. En fait, moi, l'idée là, pour 2026, l'intention en tout cas, c'est de créer plusieurs applications, donc à peu près tous les deux mois, je vais en faire, et d'en vendre une. Donc évidemment, celle par laquelle j'ai commencé, ce sera plus probable que je vende celle-ci, vu qu'elle aura plus de temps déjà sur le site. sur les sorts et puis plus de temps pour avoir de la data. Donc moi je voulais de toute façon créer une application et en un an faire une exit. Alors c'est pas un truc à des millions mais même à 100 000 balles ou à 200k tu vois.
Je voulais faire toute l'expérience, je voulais faire création, distribution et exit en un seul, en une seule fois. Et après voir
[02:25:41] Speaker A: s'il y a 2-3 prochaines années, je continue dans ce roulement là
[02:25:44] Speaker C: ou bien j'accepte
[02:25:45] Speaker A: que dans le tas il y en aura une que je vais sur
[02:25:48] Speaker C: laquelle je vais mettre mon attention pour les 2-3
[02:25:49] Speaker A: prochaines années. Mais du coup, tu vas
[02:25:51] Speaker C: en lancer une par mois, c'est ça? Un peu moins. Parce que du coup, au bout d'un
[02:25:54] Speaker A: an, t'en as 12 en parallèle.
[02:25:55] Speaker C: Un peu moins, un peu moins, un peu moins. Mais peut-être que les 2 mois, enfin... Ouais, quelque chose peut-être. Tu vois, si j'en ai 6-7, dans l'année 2026, ouais, c'est plutôt cool. Ça va pas fragmenter ton attention? Non, je vais te dire pourquoi, parce qu'en fait, le game dans lequel je m'oriente, c'est des applications qui sont très utilities et qui font qu'une seule chose. Exemple, une application qui... Alors, c'est pas ce que je vais faire, mais je te donne des exemples classiques. L'application qui te rappelle de boire de l'eau, par exemple. Tu n'as qu'une seule fonction, un rappel de boire de l'eau.
[02:26:23] Speaker A: Ce n'est pas un réseau social, il
[02:26:24] Speaker C: n'y a rien d'autre. Une autre application qui est... Je t'en avais parlé la dernière fois, l'alarme qui fait juste le son plus fort que l'iPhone. Tu vois, pour les gros dormeurs. Pour compter tes crottes de nez, les réseaux sociaux... Non, mais ça peut être, par exemple, l'alarme qui te permet d'arrêter de fumer. En gros, t'arrives, c'est un tracker d'habitude, tu cliques à chaque fois que t'as arrêté de fumer. T'as pas fumé, tu cliques un jour de plus et Donc ça, c'est ce genre d'application.
Moi, ça me prend entre 2 et 4 semaines pour la conception, la création et la mise sur le store. Donc en gros, 30 à 35 jours pour tout, pour qu'elle soit sur le store. Et après commence la phase 2
[02:27:01] Speaker B: qui est la
[02:27:01] Speaker C: distribution.
Et donc ça, ça peut prendre entre 2 et 4 mois, sachant que moi, les channels que je
[02:27:08] Speaker A: fais pour les arts, c'est un peu de contenu organique, mais rapidement c'est influencing et paid ads.
C'est du ads. Donc dès
[02:27:18] Speaker B: qu'il y a une ou deux formules
[02:27:19] Speaker C: gagnantes, on répète les postes, on met dans du ads. Mais du coup tu dis 35 jours pour...
c'est Fire and Forget quoi, après tu vas pas faire des mises à jour... En fait justement avec... Non pas trop parce qu'en fait par rapport à ces applications là, donc là moi j'en ai fait deux tu vois, j'ai toujours une section où les gens donnent leurs recommandations et les nouvelles fonctionnalités qu'ils voudraient avoir ou les nouvelles idées tu vois, évidemment il y aurait aussi les bugs qui sont... En fait tout ça, ça prend une journée par semaine, parce qu'en fait par semaine,
[02:27:58] Speaker A: je m'instrains à un seul truc à faire. Exemple, dans mon application, j'ai eu plein de demandes sur le thème dark, un peu classique.
Je vais prendre une journée
[02:28:10] Speaker C: pour le coder, l'envoyer à Apple et attendre la validation. Ça, ce n'est vraiment pas dur à faire, mais je pensais plus des trucs...
Je sais pas, changer ton data model, avoir des trucs plus profonds que des modifications. Moi, je te réponds à ça, justement, avec ce modèle d'app, tu t'empêches d'aller dans les trucs plus profonds parce que tu ne veux pas avoir une usine à gaz. Tu veux un tout petit projet qui est simplement mieux marketé.
Ça peut être la copie d'une application existante à l'identique qui est juste distribuée à une autre audience. Ça peut être un nouveau concept.
Mais tu t'inscrins volontairement dans un
[02:28:49] Speaker A: truc
[02:28:49] Speaker C: tellement simple que toi, t'as pas beaucoup de choses à gérer. Et deuxième élément, moi, rapidement, je veux ne plus coder.
En fait, rapidement, je fais juste la première itération des 4 semaines. Et après, j'engage un gars. D'accord.
Et comme ça, après, toi, tu prends juste les datas.
tu fais
[02:29:05] Speaker A: voilà ce qu'il faut changer, dans le onboarding par exemple, et tu monétises et
[02:29:09] Speaker C: après tu fais que de la distribution.
En fait, ce business model-là ne peut fonctionner que si toi t'obsèdes sur un truc, c'est la distribution.
Ouais, donc c'est plus l'aspect distribution et marketing qui intéresse que l'aspect ingénierie derrière. Ouais, l'ingénierie elle est volontairement conservée très très très très simple.
Tu vois, extrêmement simple.
Si tu te retrouves dans une situation, parce que moi je l'ai vécu, je me suis retrouvé dans cette situation où la première version de ma première app, c'était une usine à gaz.
Donc j'ai vraiment, j'ai fait des nuits blanches pour la connaître.
Moi je n'aime plus ça.
Et j'ai appris avec le deuxième produit qu'en fait c'est une attente que tu as toi vis-à-vis de l'outil et du produit que tu fais. Toi, tu dois réduire en fait dans ta tête, tu réduis le scope, tout simplement. Tu réduis le scope. Au lieu de dire,
[02:29:54] Speaker B: je veux que mon application rappelle les gens de boire de l'eau, puisse plus leur donner des conseils sur l'hydratation, plus des conseils nutritionnels.
Rappelle boire de l'eau. Arrête-toi là. Arrête-toi là et fais le
[02:30:04] Speaker C: bien. Et après,
[02:30:04] Speaker B: distribue. Du coup, j'ai une question par rapport à ton app et ton business model.
de ce que tu nous expliques, c'est un truc très simple et que, par exemple, le rappel de bord de l'eau. C'est un exemple. Oui, c'est un exemple, mais tous les exemples sont par rapport des tâches simples de rappel, des trucs comme ça. Donc, si c'est un truc comme ça, est-ce que tu
[02:30:23] Speaker C: n'as pas peur que ton business model se fasse manger par un truc qui est apparu récemment qui s'appelle Open Cloud, enfin qui s'appelait Cloudbot récemment, qui est justement un truc comme ça, un assistant personnel pour les gens.
Non. Et la raison, elle est simple, c'est encore une fois
[02:30:38] Speaker B: ce que je te disais tout à l'heure
[02:30:39] Speaker C: sur la partie relation
[02:30:40] Speaker B: à l'audience sur Internet.
À ton avis, tu te balades dans la rue et sur 10 personnes, combien connaissent exactement l'outil
[02:30:47] Speaker C: là que tu viens de mentionner? Actuellement. Mais il a été acheté par OpenAI. Tout à fait, d'accord. Donc moi, c'est juste plan sur l'année, en fait. Ça va vite. C'est pour ça que je te pose la question. Moi, je te dis, qui suit dedans, même pour les 5 prochaines années, tu ne vas jamais avoir, tout comme aujourd'hui, Là, on est dans un café, sur les 10 personnes, personne n'utilise ChatGPT comme nous 3 on l'utilise. Nous 3, on est dans un top 5% des utilisateurs extrêmes de cet outil-là. Et le reste, il y en a, ils ne l'utilisent même pas pour un moteur de recherche. Ils vont quand même par réflexe aller sur Google. Donc le temps que tous ces outils-là qui, toi, t'apparaissent, c'est incroyable parce que t'es dans la tech, Dans le sens novateur et un peu révolutionnaire, le temps que ça arrive au public, quand je te dis, il y a un délai qui est gigantesque. Encore aujourd'hui, tu as des gens de 25 ans qui n'utilisent pas de chat japonais tous les jours. Et ça, au-delà de toi, ce que tu veux penser du monde, nous, on a les statistiques. Par exemple, même sur le téléchargement des applications sur
[02:31:52] Speaker B: le store,
[02:31:53] Speaker C: l'argent que certaines applications extrêmement simples font, tu vois, les rappels à te boire de l'eau, etc. Il y en a, ils sont déjà dans la bracket entre 200k et 500k par mois. Et ça diminue partout. En DM? Non, en MRR. L'argent qui vient dans leur future. C'est pour te dire que quand toi, tu te dis, ouais, mais regarde avec les outils, comment ça se fait que... Mais en fait, C'est souvent ce qui est difficile à percevoir quand toi t'es pas dedans à vendre quelque chose.
C'est qu'on a des attentes qui sont énormes sur la population générale. Et en fait, il faut les réduire. Il faut les réduire
[02:32:25] Speaker B: très très bas. Tout comme aujourd'hui, il y aura toujours du dropshipping. Il y aura toujours de la vente de PDF pour perdre 20 kilos en deux semaines. Il y aura tout le temps, jusqu'à la fin de
[02:32:37] Speaker C: l'humanité. Donc en gros, ce que tu
[02:32:38] Speaker B: es en train de me
[02:32:39] Speaker C: dire, c'est que les inconnus avaient totalement raison. C'est-à-dire qu'en marketing, c'est ne jamais prendre les gens
[02:32:43] Speaker B: pour des
[02:32:44] Speaker C: cons, mais ne jamais oublier qu'ils en sont. C'est un peu ça aussi le résumé. Moi, c'est ce que j'entends. Oui, mais il y a une différence entre ce que tu entends et ce
[02:32:55] Speaker B: que j'ai dit. Bien sûr. L'argument de
[02:32:57] Speaker C: moi, c'est ce que j'entends, c'est le pire du monde. C'est moi, c'est ce que j'ai entendu. Tant mieux pour toi en fait, mais moi, ce n'est pas ce que j'ai dit. Moi, ce que je te dis dans le marketing, c'est que C'est quelque chose qui est sans émotion. Il faut retirer la couche émotionnelle d'interprétation. Tu ne peux pas interpréter les choses. Si là, moi, je te dis, le produit le plus vendu sur Internet, je ne sais pas moi, c'est une paire de chaussettes pour chat.
[02:33:18] Speaker B: Ne me dis pas, ouais, mais les gens, avec cet outil,
[02:33:21] Speaker C: ce truc-là, il va disparaître. Non, factuellement, les chaussettes pour chat, ça se vend. Donc en fait au niveau business, d'ailleurs moi j'ai une vente là dessus, mais tout ça pour te dire qu'il faut regarder ce qui vient. C'est pour ça que je te réponds factuellement, ça n'a rien à voir avec ton interprétation, c'est factuel.
Moi le jour où je vais sur le store et il n'y a plus qu'une seule application comme ça qui vend, on change de business. Mais tant que ce truc là, ça se vend, ça nous montre Ce que les gens ont identifié comme étant leur besoin, pas ce que toi t'as identifié. Ce que les gens considèrent comme important dans leur vie, pas ce que toi t'as identifié. Tu vois par exemple moi, c'est inconcevable. C'est inconcevable.
de
[02:34:03] Speaker B: penser un jour dans ma vie que je mettrais une clope à ma
[02:34:05] Speaker C: bouche. Pourtant, je sais que les gens fument et les gens continuent à en fumer et qu'il y a un business à faire avec les cigarettes. Et les gens qui fument savent pertinemment que c'est mauvais pour leur santé. Tu vois ce que je veux dire? Tu vois, regarde, la cigarette et l'alcool, c'est deux excellents exemples de tu ne prends pas les gens pour des cons, mais tu acceptes hard facts. Tu acceptes qu'aujourd'hui, pour moi, je trouve ça absolument délirant de mettre un poison dans son corps, tu vois, en tant qu'athlète, en tant que papa, en tant que... peu importe. Pourtant, je me balade dans la rue et factuellement, les wineries sont blindées, les stroop 0, ça part comme du
[02:34:43] Speaker A: petit pain. Les cigarettes, c'est vendu tous les jours, non-stop, non-stop. Donc, tu vois, c'est
[02:34:47] Speaker B: ça. Quand t'es dans ce game-là du marketing,
[02:34:50] Speaker C: il faut vraiment être data-driven, sans émotions. Moi, si ça tenait qu'à moi, j'interdis la clope. D'ailleurs, la compagnie s'appelle Kali.
Moi, j'ai aucun problème avec ça. Très bon marketing, quoi. Enfin, marketing, UI, UX, c'est data-driven. C'est normal. Et c'est pour ça que je te disais, peu importe
[02:35:06] Speaker B: l'interprétation que les gens font. Moi, quand
[02:35:08] Speaker C: je vois quelqu'un qui dépense 29,99 pour une application pour une boire de l'eau, indépendamment de ce que moi, je peux penser du gars, je veux dire, c'est un business qui marche. Du moment où il y a les data qui sont là, il y a une audience offerte. avec tes aspirations, tes sensibilités, moi, ça me paraît délirant de faire une application comme ça parce que pour moi, je n'y trouve pas d'intérêt pour moi. Et je trouve ça pas spécialement intéressant.
Donc moi,
[02:35:35] Speaker B: personnellement, je n'irai pas là-dedans. Par contre, il y a des trucs que
[02:35:37] Speaker C: moi, je trouve intéressants qui pour un autre entrepreneur, il va se dire c'est débile, mais pourquoi tu fais ça? Donc tu vois, dépendant la sensibilité... Tu fais data et tu fais, ben voilà, et ça m'intéresse en plus. Non, je sais. Mais c'est pour ça que je te dis, pour moi, il y a un équilibre à avoir entre... Une partie, il faut être data driver, et la deuxième partie, en tout cas, c'est ma sensibilité. Moi, je veux faire un truc qui me plaît à
[02:35:55] Speaker A: moi. Mais ça, pas tout le monde est comme ça. Il y a des gens qui sont... Ils ont genre zéro scrupule, tu vois. Moi, j'aime bien faire un truc qui me plaît en plus, c'est-à-dire le domaine m'intéresse. Un tout petit peu de race, mais pas
[02:36:04] Speaker B: trop. Juste assez, quoi, pour ne pas être ennuyé. Moi, je retiens pas mal l'aspect
[02:36:10] Speaker A: hyper focus, parce qu'à un moment, t'avais un peu... C'était la grosse époque où tout le monde disait WeChat, l'Internet, l'appli qui fait tout.
Je crois que même Musk... Ah, Musk, c'est ce qu'il veut faire avec Twitter, ouais. Là, il voit les
[02:36:27] Speaker B: Chinois, il pense que c'est la même chose. Mais WeChat, c'est pas un super exemple
[02:36:30] Speaker A: parce que c'était un truc de chat sur lequel ils ont greffé ci, greffé ça. C'est une espèce de Frankensteinu d'Alephago qui fait tout. Non, mais il faut regarder aussi l'Asie. C'est différent de la façon de consommer l'information. Il y a tout un truc aussi comme ça. Il y a une réseau historique, c'est un truc qui est grand phaserine. Je prends TikTok
[02:36:48] Speaker B: par exemple, c'est beaucoup
[02:36:49] Speaker A: plus récent, ça fait un seul truc.
Et
[02:36:52] Speaker B: je rejoins là-dessus, je trouve
[02:36:54] Speaker A: ça intéressant. Parce qu'avoir des trucs hyper focus, qui font un seul truc, je pensais... Comment ça s'appelle? Foursquare? Ouais, les Foursquare.
Qui était trop bien. Et ce qu'ils ont fait... Ça, j'ai arrêté.
C'est ça, ils m'ont perdu. Non mais je ne te demande pas si tu continues.
Merci de m'interrompre. Je t'ai dit qu'ils ont unbundled le truc et donc au lieu d'avoir le truc qui te...
qui fait des recos par rapport aux endroits où elle est, et l'appli pour faire des check-in.
Enfin, ils ont séparé les deux, voire les trois.
Et donc, au lieu d'avoir un truc, un gros sac qui fait tout, à la WeChat, machin, ça, des micro-apps qui font un seul truc, mais qui est hyper focus, justement.
Et au lieu de... mais ça le fait mieux. Plutôt que d'avoir un truc, c'est beaucoup plus difficile en termes d'huile, bien entendu. Mais aussi, si
[02:37:58] Speaker C: tu regardes dans le Matos Pro, Matos Pro Gojo, c'est ça.
T'as pas... C'est des trucs pour consumeurs, voire prosumeurs, qui font tout le bateau professionnel, entre guillemets. Ça fait deux, trois trucs, mais ça y fait hyper bien. Pour aller dans ton sens et même aller plus loin avec la partie IA et les apps, non seulement ça, c'est ce qu'on voit aujourd'hui grâce au GPT Wrapper, tu vois, tu prends en fait une fonctionnalité de GPT et tu l'enrobes dans une app pour avoir cet esprit ultra focus.
Au-dessus de ça, pour moi, ce que j'ai observé, c'est qu'il y a ceux qui font ça et après qui se placent eux-mêmes au-dessus des plateformes de distribution, exemple LinkedIn ou Instagram. C'est l'exemple classique, c'est une application qui s'appelle NGR qui te permet une seule fonctionnalité qui est d'envoyer un message anonyme à quelqu'un.
Dans leur onboarding, il y a cinq ou six écrans, à la fin du sixième écran, on t'invite à toi faire la demande aux gens de t'envoyer des messages anonymes. Sur quelle plateforme? Sur Instagram. Tu ne peux partager ça que en story sur Instagram. Et donc, ce qui fait qu'eux, ils ont pu décoller parce qu'en fait,
[02:39:07] Speaker A: leur distribution, elle est... C'est Instagram qui
[02:39:09] Speaker C: s'en charge, vu que le lien, les jeunes,
[02:39:11] Speaker A: ils le mettent dans la description.
Et
[02:39:13] Speaker C: le seul moyen d'envoyer le message, c'est d'aller sur une story courriel et de lui répondre anonymement. Je vous dis que ça, légalement, en termes de service... Non, c'est 100%, 100%, regarde. Si c'est anonyme... Non, non, regarde, regarde. C'est pas que je te dise que c'est anonyme. La personne, elle, a un lien. Envoyez-moi un message. Et
[02:39:32] Speaker A: le message, tu l'envoies en cliquant sur la petite chatte sur cette application. Et cette application, c'est elle qui a
[02:39:38] Speaker C: toutes les données des utilisateurs, etc. Mais tu ne prends pas
[02:39:42] Speaker B: des données d'Insta ou quoi que ce soit. Non, ce
[02:39:43] Speaker C: que je veux dire, c'est que tu utilises Insta pour faire des messages, faire des données ou quoi? Non, non, non. Moi, peut-être, je l'explique mal. Ça n'utilise pas... J'ai pas trop compris à quoi ça sert, ce truc. C'est un truc de jeune. Ça n'utilise pas
[02:39:55] Speaker B: Instagram pour envoyer des messages
[02:39:57] Speaker C: anonymes. La manière, toi, de présenter le lien par lequel on va pouvoir t'envoyer un message anonyme sur l'application NJM, tu le communiques sur Instagram. C'est tout. C'est tout ce que ça veut dire. Mais ça sert à quoi? Exemple. Spotify, quand
[02:40:08] Speaker B: moi je suis sur une
[02:40:09] Speaker C: musique et que je vais la partager et que je la mets en story, j'ai le petit volet là de Spotify qui est partagé en story, t'as déjà fait ça peut-être? Ou par Whatsapp. Spotify, mais
[02:40:18] Speaker A: c'est pas Instagram. Peu importe.
[02:40:20] Speaker B: Bah voilà, moi je te l'explique, c'est
[02:40:21] Speaker A: ça. Donc en gros, eux, ils ont ce truc ultra
[02:40:24] Speaker C: focus, ils ont un levier qui est de la viralité, parce que c'est un truc de jeune. Mais ça sert à quoi? Parce qu'en fait, on va avoir juste le lien, le lien qu'il y a dans ta bulle. Alors, l'utilité de
[02:40:36] Speaker A: l'app, l'utilité de l'app,
[02:40:39] Speaker C: pour nous, on n'est pas la cible. C'est quelque chose, entre 18 et 20 ans, qui permet d'envoyer un message à un influenceur ou à quelqu'un, par exemple, dans le message qui dit, secrètement, je suis amoureux de toi. La personne reçoit ce message dans l'application et elle peut cliquer pour avoir plus d'informations sur la personne, tu vois. Ou bien elle lui répond et auquel cas elle met la
[02:40:57] Speaker B: réponse sur Stories, sur Instagram et la personne qui
[02:40:59] Speaker C: anonymement a envoyé le message va voir la réponse,
[02:41:02] Speaker A: tu vois. C'est un concept que
[02:41:03] Speaker C: nous, on n'est pas la cible, on ne comprend pas et on ne fera jamais. Ils ne peuvent pas
[02:41:06] Speaker B: le faire en DM directement? Ils ne peuvent pas le faire
[02:41:08] Speaker A: en DM directement. Parce que
[02:41:09] Speaker C: ce n'est pas
[02:41:09] Speaker B: anonyme. Parce que ce n'est pas anonyme.
[02:41:10] Speaker C: Si moi je t'envoie un message,
[02:41:12] Speaker B: tu vas voir que c'est mon profil.
Ah ok, c'est pour
[02:41:16] Speaker A: dire que t'es un nomain, mais secrètement. Je me pose la question... C'est un exemple! Ok, là je comprends le concept maintenant.
[02:41:24] Speaker C: Mais jamais le mi-3 on l'utilisera! C'est vrai, tu sais pas. Je vais t'envoyer des messages. Assieds-toi. Je me pose la question, les TOS, les Terrible Service de Rastai, c'est une méta, où ils sont vachement relous avec ça. Là, moi je te dis, le gars, vu que ça fait 3 ans, et que c'est un truc qui fait plusieurs millions par an, c'est parfaitement légal et parfaitement bien fixé. La manière dont je l'explique, elle est peut-être mal dite, parce que moi je ne l'utilise pas l'application, mais je te dis juste que c'est un exemple. Dans notre conversation, c'était non seulement c'est ultra focus, une seule chose à faire, et en plus il y en a, ils sont suffisamment malins pour se dire, la manière dont la distribution va être faite, on a juste à utiliser un concept qui est déjà dans une autre plateforme que les gens en font déjà. Les jeunes partagent des choses en story d'autres applications, ils utilisent le bouton partager, que nous peut-être on ne le ferait pas. Moi, par exemple, je suis un gros utilisateur de la partie de partager un lien sur WhatsApp. À chaque fois que je suis sur YouTube, je suis direct partagé, je ne copie jamais le lien, je clique sur le bouton WhatsApp, comme ça, ça me donne l'interface de WhatsApp.
Et donc voilà, si toi, tu penses à quelque chose, comment avoir une sorte de viralité ou un partage un peu organique, eux, ils ont été malins. Parce que sinon, dans les applications ultra focus, la distribution, ça reste. Il faut que je trouve un skip, il faut que je trouve une manière qu'un influenceur trouve de montrer l'écran. Des fois, ce n'est pas pratique. Il y a un truc où le mec, il va devoir regarder le
[02:42:45] Speaker A: réel ou regarder le TikTok
[02:42:47] Speaker C: ou cliquer sur un lien.
[02:42:48] Speaker A: Alors que là, justement, ce qui est
[02:42:50] Speaker C: fort, c'est
[02:42:50] Speaker A: le lien. Le mec, dans la story, il a déjà le lien pour télécharger l'application. Ils ont été ultra malins. C'est un coin de parasité.
Exactement, qui est déjà naturel. C'est déjà
[02:42:59] Speaker C: en rajoutant un petit truc. C'est ça. Tu sais, c'est comme les CTA où... C'est juste que vraiment, je ne suis pas lassé, mais ça ne me donnerait pas l'idée parce que je n'utilise pas des trucs comme ça.
C'est pour ça que je te dis, ce game-là, en fait, il faut l'étudier parce que...
Même nous, les applications sur lesquelles on a bossé, tu vois, après vous avez bossé plus longtemps ici et tout, c'était des trucs à un peu plus grande échelle et des trucs aussi, on va dire, moi j'ai bossé sur des applications par exemple de prototypage, tu vois, prototypage UI UX, tu vois, j'ai bossé sur des applications médicales où c'était un peu comme une sorte de e-commerce où tu devais mettre en lien, je ne sais pas moi, des mecs qui font des produits de beauté avec le site.
Soit c'est du B2B, soit c'est du B2C mais avec une grosse échelle, c'est pour Sony ou je ne sais pas quoi. En fait, dans les applications B2C très petites et très focus, il faut complètement changer de perspective. Moi, ces 4 derniers mois, j'ai recyclé la manière dont je pensais ce monde-là à 100%. J'arrive
[02:43:52] Speaker A: plus avec mes... Oh mais il faut
[02:43:54] Speaker C: que ça soit ultra calé, calé et machin. Non,
[02:43:56] Speaker B: non, non. On est dans un monde où c'est accepté d'avoir un produit qui est unfinished mais qui est testable, vite en production. Il faut que ça soit en production. Ça rend cette culture ligne à fond, à fond. L'année dernière, enfin en août l'année dernière, je suis rentré en France et je discutais avec un pote avec qui on bossait ensemble pour une boîte de jeux vidéo à l'époque et maintenant lui il fait des petites apps mobile et pareil en fait il fait ce qu'il appelle lui des jeux oignons c'est-à-dire avec des petites couches et il me montrait et ça a l'air assez dégueulasse, pas super fini et tout de mon point de vue mais en même temps il me disait non c'est ça le principe en fait exactement ce que tu expliquais c'est un truc ultra petit concept avec un oignon c'est à dire en fait tu as la première couche en fait tu arrives là dessus et c'est plus ou moins freemium parce que lui il commence avec ce côté là un peu freemium avec des pubs et tout et après la deuxième couche c'est bah le gars il est un peu accroché donc là il va pouvoir peut-être soit dépenser des thunes pour acheter des
[02:44:48] Speaker C: crédits soit acheter un plan au moins pour avoir
[02:44:52] Speaker A: tout free etc et il me disait et tu es tu as toutes ces petites couches d'oignons que tu vois petit à petit et c'est vraiment l'histoire d'un final aussi.
C'est exactement ça, ces trucs là, vraiment ultra focus.
Tu te rappelles cette avenue qui
[02:45:05] Speaker C: s'appelait You, qui te permettait juste d'envoyer You.
Ah c'est focus. Juste You, t'as une liste de contacts, tu envoies You et le mec te répond You et voilà c'est tout. Ils l'ont vendu pour un million de dollars. Là récemment, il y a des applications aussi qui ont beaucoup pété un peu dans ce domaine-là.
C'est des applications où il y a juste un GPT rapper et il te donne, par exemple, des phrases d'accroche pour Tinder.
En gros, tu viens, tu prends une capture d'écran du profil de la meuf, par exemple, tu la mets dans l'application et il te dit,
[02:45:39] Speaker B: OK, au vu de la vidéo et de
[02:45:40] Speaker C: l'image, tu peux lui dire ces trois phrases et toi, tu copies et tu colles. Ce mec-là, il y en a un qui l'a vendu récemment. Il y en a plein. Ils ne l'ont pas revendu à Tinder d'ailleurs? Ce n'est pas sûr. C'est sûr qu'il y en a un qui a dû la revendre à Tinder. Mais moi, j'ai vu plein de mecs dans plein d'interviews, ils l'ont tous fait et à chaque fois, ça a marché. Juste avec des audiences différentes, mais à chaque fois, c'est ce principe de, ça se base sur en tant que garçon, en tant qu'homme, ton incapacité à avoir des dates. Il y a un truc viscéral de Je préfère payer un outil pour m'aider à enclencher cette première chose. Et comme la douleur, elle est suffisamment puissante et importante, un achat de
[02:46:15] Speaker B: 9 balles, tu ne te poses pas de questions.
[02:46:17] Speaker A: 20 balles, 15 balles, 7 balles, il
[02:46:20] Speaker B: y en a assez. NJL, c'est entre 1 dollar et 7 dollars dépendant le pays. Le gars, il fait plusieurs millions de dollars. Et après, encore là, tu parles pour du B2C. Moi, je sais que ce que tu parles d'un rappeur comme ça, je l'ai vu pour du B2B. Enfin, j'ai bossé la dernière là-dessus. Genre, on a fait pareil, un rappeur chat pour traduire, en fait. Tu le mets dans ton site et en fait, vu que nous, on proposait un service de localisation de site... Mais c'est tout votre business.
Non, mais nous, on avait le kit de localisation, mais on a juste
[02:46:44] Speaker C: rajouté un petit chat. Et en fait, tu
[02:46:46] Speaker B: parles dans la langue que tu veux et ça va te trouver les informations aussi. Tu n'as même plus besoin d'aller dans le site. Enfin, tu
[02:46:51] Speaker A: es sur le site, mais c'est juste un petit truc à la con. C'est vraiment très con.
[02:46:54] Speaker B: Mais ça a rapporté, nous on vit tout lisse
[02:46:57] Speaker A: et Mémar, c'est pareil, ça a rapporté souple. On va se faire
[02:47:00] Speaker C: dégager. Non, non, non, mais j'allais dire là, ça fait un peu plus d'une heure qu'il est 21h. Bon, alors sinon, à part ça, c'est parmi toi. L'avenir
[02:47:09] Speaker B: Slim, alors les apnées pendant encore
[02:47:11] Speaker C: 2-3 ans et 9 mois. Je calcule pas, normalement je fais ça. L'idée c'était de passer l'année au Japon. Pas tout d'un coup, on va quand même faire en mode visa de touriste. Et puis c'est pas très possible.
Ouais, et puis il faut avoir le visa, les choses comme ça. Mais on va faire 3 mois, sortir, revenir 3 mois, sortir. Comme on l'avait fait l'an dernier.
L'idée, c'est de faire une moitié d'année un peu plus focus sur les arbres et les livres.
Et après, une deuxième moitié d'année, focus sur l'e-commerce pour moi avec un projet de passion avec ma copine d'une marque de vêtements, A2.
Et elle, de son côté, pareil. Elle a son professeur en ligne. Les premiers 6 mois, c'est vraiment l'idée de focus opérationnel, mettre en place toutes ces choses-là. pour que la deuxième moitié de l'année, si tout se passe bien, on dégage ce temps qui nous permet de passer un peu de temps sur l'e-commerce et puis pour elle, elle veut écrire un livre de fantaisie, donc passer du temps à écrire. Donc ça, c'est le découpage un peu de cette année et le lieu, c'est majoritairement le Japon, sachant qu'on a déjà Un petit voyage
[02:48:18] Speaker A: de prévue là cet été pour la naissance
[02:48:20] Speaker C: d'un petit bambin dans la famille.
Mais
[02:48:24] Speaker B: après il n'y a pas de contraintes spéciales. Au début de l'année on voulait tester Okinawa, c'était un énorme échec.
Ça
[02:48:32] Speaker C: pue la merde.
Ouais mais t'y es allé en janvier, février. En vrai il faut y aller en mars, avril parce que c'est juste
[02:48:41] Speaker A: avant la saison de la pluie, il fait super beau, il fait chaud et tout. La vibe américaine
[02:48:45] Speaker C: et tout, c'était mort. Bon bref, on a fait ça
[02:48:48] Speaker B: mais au final on va rester à Shonan
[02:48:49] Speaker C: jusqu'à fin mars. Fais
[02:48:50] Speaker B: l'île des lapins ou l'île des chats
[02:48:52] Speaker A: ou des trucs comme ça, ta copine elle va kiffer. On ira l'été en mode touriste plutôt, une semaine tranquille. Après tu
[02:48:59] Speaker B: fais un petit retour en Corée. C'est ça,
[02:49:02] Speaker C: c'est ça. C'est cool la Corée
[02:49:03] Speaker B: aussi, ça change. Après il y a des îles
[02:49:05] Speaker C: aussi dans la
[02:49:06] Speaker B: mer intérieure, on le sait, pas au Okinawa mais ça peut être
[02:49:09] Speaker A: cool.
[02:49:10] Speaker B: T'as Taïwan
[02:49:11] Speaker C: aussi qui est pas très loin. Je rajoute à la liste, ouais.
T'as les Etats-Unis qui sont
[02:49:16] Speaker B: pas très loin aussi.
Un
[02:49:18] Speaker A: bon vieux.
Non mais
[02:49:20] Speaker B: tu
[02:49:20] Speaker C: vas sur les îles là, comment ça s'appelle lui? Bohème. Bohème, ouais. Ah non merci.
Non mais voilà.
[02:49:27] Speaker B: Il y a une bonne base américaine avec des fighter jets. Et avec
[02:49:31] Speaker C: que des japonais. C'est rigolo quand même.
Peut-être.
Moi je suis là, je
[02:49:43] Speaker B: t'ai dit, Shonan c'est vraiment le... En gros je me
[02:49:45] Speaker C: sens le mieux.
C'est
[02:49:47] Speaker B: quoi? Toi, tu vas à la gym quand même, t'en connais encore? Oui, à la gym.
[02:49:50] Speaker C: Toujours. C'est là où j'ai rencontré le
[02:49:52] Speaker B: brave, là? Ouais, bah viens à ma gym, un de ces quatre. Quelle t'as, la gym?
[02:49:56] Speaker C: Bah moi, c'est la gym de la préfecture. Elle est
[02:50:00] Speaker B: à 5 minutes de chez moi.
Combien de minutes de chez
[02:50:03] Speaker A: moi, alors? J'en sais rien, t'habites... En train, c'est à
[02:50:07] Speaker B: 10-15 minutes, parce
[02:50:08] Speaker C: que c'est à 3-4
[02:50:10] Speaker B: stations. Je sens que Jérôme, il a des informations plus précises. Non, c'est
[02:50:13] Speaker C: 4 stations de Enoshima.
Le truc, c'est 4
[02:50:18] Speaker B: stations. Enoshima, Fujisawa, ça
[02:50:20] Speaker C: s'arrête.
Et après, on
[02:50:23] Speaker B: a 3
[02:50:23] Speaker A: stations. Non, 2 stations. OK,
[02:50:25] Speaker B: mais comptabilise maintenant.
[02:50:27] Speaker C: En plus de ça. Katase Enoshima, après t'as une station, après t'as Fujisawa. Tu prends même pas l'Uenogen, c'est Katase Enoshima.
Katase Enoshima, c'est la... C'est pas la
[02:50:35] Speaker B: même... C'est la... C'est l'énorme café... C'est la... C'est comment ça? Bref, la réponse, elle
[02:50:41] Speaker A: est plus proche
[02:50:41] Speaker C: du nom. Pour
[02:50:42] Speaker B: se déplacer aussi loin... Une demi-heure,
[02:50:43] Speaker C: quoi. Une demi-heure, ok. Bon, une demi-heure, ça va. Je me déplace. Non, vraiment, à tout
[02:50:46] Speaker B: péter, si t'es à la station de Katase, t'as
[02:50:49] Speaker C: 15 minutes. C'est un oiseau. C'est
[02:50:51] Speaker B: un oiseau. Non, c'était en train.
Avec la... Tu prends pas en compte le temps d'attente
[02:50:55] Speaker C: des
[02:50:55] Speaker B: trains. Ensuite, tu marches, tu te déplaces.
[02:50:57] Speaker A: Ok, d'accord. Bon, si tu marches, tu te déplaces. Mec, il est mieux.
Il bombarde. Il est instantanément en
[02:51:03] Speaker B: train. Je t'ai dit 50 minutes, je
[02:51:04] Speaker A: suis arrivé ici en
[02:51:05] Speaker C: 30. Bravo. C'est comme les gens
[02:51:07] Speaker A: sont au bilan, à chaque fois qu'ils disent
[02:51:08] Speaker C: 10 minutes à pied de la gare, en fait, ils tracent une
[02:51:10] Speaker B: ligne droite. Mais oui, à Val d'Oiseau, tu voles.
Légalement, c'est
[02:51:15] Speaker C: un réseau. À 10 minutes à Val d'Oiseau. Un énorme
[02:51:19] Speaker B: détour, c'est une hirondelle, c'est cool.
Mais si tu es un humain avec deux pattes, c'est 30 minutes. Bref, la salle,
[02:51:25] Speaker C: en vrai,
[02:51:25] Speaker B: c'est une salle de la préfecture. C'est les salles de la mairie, là, j'y connais, ouais. Sauf que là, en fait, elle a été refaite à neuf. Et genre, t'as peut-être trois, quatre vieux
[02:51:33] Speaker A: tout le temps. Trop bien. Et sinon, tout est neuf. T'as plein de
[02:51:37] Speaker B: trucs. C'est super bien fait.
Je
[02:51:39] Speaker A: recommande. Enfin, moi, j'ai mis
[02:51:41] Speaker B: sur 1000, là, depuis la semaine. Là, cette semaine, c'est dans les 500 par semaine. Il faut faire le training
[02:51:45] Speaker A: de je ne sais pas quoi. Non, non. C'est 500 yens et c'est
[02:51:49] Speaker C: tout. T'as pas besoin de t'inscrire. Bah,
[02:51:50] Speaker A: moi, je me suis inscrit, mais ça
[02:51:52] Speaker B: prend 10 minutes. Ils te font une carte et
[02:51:53] Speaker A: puis c'est tout.
Je sais pas, parce
[02:51:54] Speaker B: que moi, le truc municipal,
[02:51:56] Speaker A: il faut prendre rendez-vous. Et souvent, il y a des galères. Et la meuf, elle... Et donc, s'il vous plaît... Mon point de juin, je l'ai fait. Mec, je l'ai fait mon point de juin quand il est venu. La responsable,
[02:52:05] Speaker C: elle te lit... Mais il faut prendre rendez-vous, quoi. Mais t'es là, ouais, mais genre, tu vas m'expliquer des trucs, quoi, peut-être? Non, non, non, non, non, non. Tu peux pas
[02:52:15] Speaker A: m'envoyer le papier? Non, mais... Je sais
[02:52:18] Speaker C: pas. Il y avait un gars, une fois, sur Airbnb, il m'a dit ça. Et je lui ai pas pris son Airbnb, ça m'a saoulé. J'ai dit, attends, mec... Faut aller prendre rendez-vous ou il te lise un papier? Non, mais fallait que le mec soit là pour qu'il te présente les pièces dans la maison. J'ai dit, mec, je comprends
[02:52:30] Speaker B: comment ça fonctionne, l'Airbnb, tu vois, mais c'est un japonais. Je lui ai expliqué, je lui ai
[02:52:34] Speaker C: dit, écoute, moi, j'ai l'habitude avec Airbnb, je n'ai pas besoin du tour, quoi. C'est une maison, je
[02:52:39] Speaker A: sais comment ça marche. Peut-être qu'avant, ils ont confondu les chiottes avec le lit. Peut-être que maintenant, ils préfèrent être prudents. Ça m'a saoulé, ce truc-là. J'ai dit, les gars, laisse-moi te payer. Je veux te donner de l'argent.
À San Francisco, il y a le doorman. La meuf, elle m'avait dit,
[02:52:56] Speaker C: ouais, tu dis que t'es mon pote, je sais pas quoi.
Elle m'a envoyé un lien. C'est une vidéo YouTube où elle a filmé la maison. Elle me dit, le frigo, c'est là. Voilà, la frigo, la free box. c'est Alors que là. d'habitude au Japon ils sont pointards sur Airbnb. Moi j'ai toujours des self check-in, des trucs
[02:53:12] Speaker A: où il y a tous les appareils. Souvent ils sont agréables, ils sont adorables
[02:53:14] Speaker C: même. Je leur envoie ça en
[02:53:15] Speaker B: message, est-ce que je peux venir
[02:53:16] Speaker C: le matin? Ils me disent
[02:53:17] Speaker B: bien sûr, il n'y a pas de soucis. Oui mais souvent c'est des agences qui gèrent ça.
[02:53:20] Speaker C: Là c'est peut-être
[02:53:21] Speaker B: un gag. Là c'est un gag je pense.
Plus en plus c'est
[02:53:24] Speaker A: des agences.
Donc de AirBnB en AirBnB.
[02:53:30] Speaker C: Et voilà, ma première extension est lancée. Si tu veux venir dans ma salle voir... Non mais...
[02:53:35] Speaker A: Pour un rendez-vous. Un rendez-vous avec une vieille. Non mais c'est... Sa
[02:53:39] Speaker B: salle là, je sais, elle vient dans la mienne déjà. Bah la tienne, je la connais trop bien. Elle est dure de faire mieux. Elle est bien. Elle est pas mal. C'est sûrement plus grand
[02:53:47] Speaker C: le truc de l'Uber. Parce qu'en fait, le truc aussi, t'sais,
[02:53:50] Speaker B: t'as... C'est vraiment tout neuf en fait. C'est surtout qu'en fait, tous les appareils sont ultra neufs, c'est vraiment agréable en fait. C'est assez rare pour le noter.
Un vol d'oiseau,
[02:54:01] Speaker C: la nôtre, elle est à tout de suite. Surtout, il y a Ellie qui fait Slim à
[02:54:04] Speaker A: Itaï. En fait, elle me disait, il rentre quand et tout. Bon, maintenant, je
[02:54:09] Speaker C: sais que tu n'es là pas un moment. Mais Seanan, oui, encore un bon mois.
Donc là, dans
[02:54:15] Speaker A: le mois qui vient, on se calme. On a le
[02:54:17] Speaker C: temps.
T'as
[02:54:21] Speaker B: un truc que tu veux vendre un peu, promouvoir?
[02:54:28] Speaker C: Non, si les gens s'intéressent à ça, ils vont me trouver sur YouTube
[02:54:33] Speaker B: s'ils veulent voir des vlogs. Mais je sais pas, on
[02:54:35] Speaker C: cherche quoi? On cherche Slim? Sensée Slim.
[02:54:37] Speaker B: Sensée Slim, c'est plus Nomad Slim, c'est Sensée Slim. Il
[02:54:40] Speaker C: est mort, c'est grave. Il est mort il y
[02:54:41] Speaker B: a bien longtemps. Mais du
[02:54:42] Speaker C: coup, la chaîne YouTube, t'as changé le nom? Non, Sensée Slim, j'ai remplacé le titre. Ah, mais l'URL, ça doit être encore l'ancienne du coup.
Je crois que c'est comme ça. Je l'ai remplacé.
[02:54:53] Speaker B: Tu peux remplacer l'URL maintenant? Ouais, parce que tu remplaces le tag. Maintenant, les URL, c'est slash, arrow, base et le nom de la chaîne. En fait, quand tu remplaces le nom de la chaîne, arrow,
[02:55:01] Speaker C: base, il change.
[02:55:01] Speaker A: Parce qu'à la base, en fait, les chaînes,
[02:55:03] Speaker C: par exemple, Cyprien, à l'époque, c'était Monsieur Dreams et en fait,
[02:55:07] Speaker A: il a toujours marqué Monsieur Dreams.
C'est des petites anecdotes comme ça en fait que
[02:55:11] Speaker C: j'ai entendu.
C'est sur YouTube.
Si vous voulez lui
[02:55:18] Speaker B: envoyer des messages parasociaux... Alors surtout pas.
[02:55:21] Speaker C: Sachez que vos commentaires seront supprimés et potentiellement... Si vous voulez des messages anonymes sur Instagram pour dire que vous l'aimez, utilisez l'application. Que
[02:55:30] Speaker B: je n'ai pas donc vous n'y pourrez
[02:55:31] Speaker C: pas. Tu n'utilises
[02:55:32] Speaker B: pas Instagram, c'est que YouTube. Là, moi, je suis à fond sur YouTube. Non, si, si,
[02:55:35] Speaker C: j'utilise Instagram, mais encore moins, je vais répondre
[02:55:38] Speaker B: aux messages d'Instagram. Encore moins! Tu
[02:55:41] Speaker C: publiais du content
[02:55:42] Speaker B: sur Instagram aussi? Ouais, sur Instagram. Quoi
[02:55:43] Speaker C: que t'es obligé, maintenant, dans l'ère d'aujourd'hui,
[02:55:45] Speaker B: t'as TikTok peut-être aussi pour lancer
[02:55:47] Speaker C: des contenus? Pour mes apps, ouais, mais pas pour moi. Non, mais pas pour toi, mais... Pour mes apps. En tous les cas, t'es obligé de... Pas obligé, mais oui, c'est... Ça fait partie du package, on va dire. Après, c'est comme pour tout, tu vois. Il faut réfléchir par rapport à toi ce que tu as envie de faire et qui tu as envie d'attirer,
[02:56:01] Speaker A: etc.
Donc, il n'y a rien de obligatoire.
[02:56:04] Speaker C: Moi, je te dis, je connais encore
[02:56:04] Speaker B: des mecs aujourd'hui qui brassent avec des blogs, tu vois. Il
[02:56:07] Speaker C: y en a encore qui brassent. Il y a encore des mecs aujourd'hui qui ont... Des mecs sur le Minitel ou... Le Minitel, je ne sais pas, mais... Ça a été coupé il y a deux ans, c'est fini.
Donc franchement, je t'assure, moi en tout cas personnellement, j'ai fait plein de plateformes. Là maintenant, ça fait 6-8 ans que je crée du contenu. J'ai vendu du low ticket jusqu'à du high ticket. J'ai vendu tout type de produits digitaux. Et franchement mec, il n'y a pas de règle. Il y a des grands principes, mais il n'y a aucune règle. Tu peux attaquer n'importe quelle plateforme, à n'importe quel moment, à n'importe quel âge, dans n'importe
[02:56:40] Speaker A: quelle
[02:56:40] Speaker C: niche et tout exploser. Les grands principes, je t'ai dit, sur toutes les plateformes, c'est toujours les mêmes.
C'est numéro un, le volume. Un mec qui vient et qui poste, je t'assure, une fois par jour, t'es mort. Regarde. Si t'es pas capable de faire 3, 5, 10, il y en a qui font 15,
[02:56:55] Speaker A: 20 par jour et ils ont des respects exceptionnels. Donc déjà, c'est le volume, tu vois. Le truc de je poste une fois toutes les semaines... Ouais, ça dépend du format, quoi. Si tu fais
[02:57:02] Speaker B: un petit ultra long effort, un vlog, ouais, tu peux poster une fois par jour. Si tu fais un truc à monter avec un peu de boulot
[02:57:09] Speaker A: derrière... Ouais, et regarde. T'as une vidéo
[02:57:11] Speaker C: de 3 heures, le trompotisme. Ouais, mais tu peux commencer une fois par semaine à être régulier et couper des shorts, des trucs comme ça. Tu peux confler artificiellement le contenu aussi. Moi, je te dis, il faut toujours le voir en scaling.
Le mec qui veut faire un truc ultra léché, ultra monté, si le gars n'a pas d'expérience préalable dans ce domaine, il est mort. Un gars qui aujourd'hui n'a aucune expérience, les chaînes que tu vas voir sur YouTube qui pètent et le mec il a 8 vidéos et chaque vidéo c'est un film au néwoodien, on lui envoie un mail et il va te dire moi en fait pendant 16 ans j'ai bossé en tant que monteur professionnel. Le mec il a toujours un background de ouf. Donc le gars qui veut commencer et qui veut se lancer dans un truc comme ça, je t'assure, mec, s'il ne fait pas de volume, il est foutu. Et sachant que les mecs qui explosent et qui ont déjà ce qu'ils disent dans leur business, ils sont encore à faire du volume énorme. Regarde les Mysterious TP, ils font des 50 vidéos par jour et tout, tu vois.
Donc, pour te dire que voilà, il y a ce principe-là déjà, le volume. Deuxième gros principe, c'est il faut avoir une opinion. Précise.
Plaire à tout le monde, ça ne marche pas. Dire quelque chose qui est déjà dit, ça ne marche pas. Dire quelque chose qui est fade et lisse, ça ne marche pas. C'est pas une invitation à faire du clivant, du ragebait ou du putaclic. Il faut avoir aussi une maturité, une intelligence quand on retient ces informations.
C'est avoir une opinion. C'est être, c'est dire quelque chose qui apporte de la valeur. La valeur, elle peut être éducative, elle peut être inspirationnelle.
Elle peut être aussi divertissante. Le divertissement cède la valeur aussi. Tu vois, un mec jackass, c'est du divertissement. Et ça reste valeur perçue. Pour l'audience de jackass, c'est de la valeur qu'elle reçoit.
Donc, t'as ces trois domaines là. Et si tu combines volume et déjà de la pertinence dans ce que tu dis, tu augmentes drastiquement tes chances de succès. Mais quand tu regardes l'immense majorité des fails, des gens qui n'y arrivent pas, tu vas toujours trouver déjà une de ces choses. Volume, incapable de le tenir sur la durée.
Et deuxième chose, non pertinent. Dans le spectre d'Internet, il est non pertinent. Et
[02:59:09] Speaker A: ça, c'est toujours très difficile à entendre qu'en fait, ce que tu racontes, on s'en tape. Que ça soit dans le délivrable.
Ou que
[02:59:18] Speaker B: ça soit dans le délivrable, ou
[02:59:19] Speaker A: que ça soit dans le fond, on s'en tape. Pertinent, c'est super subjectif, mais tu peux... Des mecs, à la Mister Biz, ils font du truc extrêmement recherché. Des équipes qu'il a aussi.
Alors maintenant, on est plus dans...
[02:59:35] Speaker C: Mais ça a toujours été super, super bouté, et le
[02:59:38] Speaker A: mec a vraiment, dès le début, Ils savent exactement le temps passé pour définir les thumbnails, etc.
Mais après, il y a des gens qui créent leur
[02:59:49] Speaker B: frangin aussi.
Oui, mais peu importe. Il
[02:59:52] Speaker A: y a toujours une recette. Il y a des créateurs qui ont essayé plein de
[02:59:56] Speaker B: trucs différents
[02:59:56] Speaker C: et puis finalement, ils sont tombés sur un truc qui fonctionne pour eux.
Consistance, quantité... Mais quantité, à l'heure actuelle, t'es obligé. Tu sais pas exactement ce qui va marcher demain, c'est ça que je veux dire. Peu importe. C'est-à-dire que si t'es pas prêt à mettre du volume pour tester, tu vas jamais trouver. C'est pour ça que si t'abordes la communication sur Internet avec l'idée de... Il existe un format qui marche et les autres ne fonctionnent pas, tu vas jamais commencer. Il faut l'aborder avec l'idée de la recherche. T'es un scientifique. qui testent. Si tu n'es pas prêt à aller vite à l'échec, tu ne vas jamais capter. Pour trouver un poste qui marche, sacrifie-en 90.
Mais il y a des gens, ils ne postent même pas 100 fois et ils se disent, c'est compliqué, ça ne marche pas. Ils se démoralisent, ils sont fatalistes, ils sont cyniques. Alors que moi, je te dis, pour moi, la plus grosse paire de claques sur Internet, c'est de se dire Il y a des gens qui ont 15 ans qui
[03:00:55] Speaker B: vivent
[03:00:55] Speaker A: de ça, tu vois.
[03:00:56] Speaker B: Ça veut dire
[03:00:56] Speaker C: que c'est pas un truc de
[03:00:57] Speaker A: compétence, c'est pas un truc de
[03:00:58] Speaker C: diplôme.
[03:00:59] Speaker A: Je t'assure mec, au bout
[03:01:00] Speaker C: d'un
[03:01:00] Speaker A: moment c'est un truc de...
[03:01:01] Speaker C: Mais...
[03:01:02] Speaker B: Mais
[03:01:02] Speaker A: l'effort.
[03:01:03] Speaker C: Mais l'effort,
[03:01:04] Speaker A: tu
[03:01:04] Speaker C: vois. Ok.
Merci tout le monde.